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Saison 5, Episode 20

Écrit par Betsy

Version française de


Traduction Chantal Martineau



"Bien le bonjour à tous." dit Jimmy en se précipitant dans la salle de rédaction du Daily Planet.

Lois regarda Clark en dressant un sourcil. "On dirait qu'il a encore regardé 'Heathers'."

Clark grogna. "Christian Slater qui essaie d’imiter Jack Nicholson est assez difficile à endurer. Nous avons maintenant Jimmy Olsen qui imite Christian Slater qui imite Jack Nicholson."

Jimmy eut l'air blessé. "Bon sang, vous prenez deux journalistes relativement plaisants et vous leur faites suivre quelques cours Lamaze et POUF, leur sens de l’humour disparaît instantanément."

"Jimmy," dit Lois d'un air hautain, "personne ne peut m’accuser d’être une personne amusante et rester en vie pour en parler." Après un bref silence, les trois compères éclatèrent de rire.

"Que diable se passe-t-il ici ? Lane, Kent, je croyais que vous alliez me remettre cet article avant la fin du vingt-deuxième siècle." La voix de Perry, sur un ton de rédacteur-en-chef-à-qui-il-ne-faut-pas-répliquer-quand-je-donne-des-ordres résonna dans la salle de rédaction. Lois et Clark se sentirent un peu coupables et se penchèrent à nouveau sur leurs ordinateurs, Jimmy se glissa dans son débarras pour jeter un œil à ses négatifs et Perry eut un petit sourire à la vue des réactions qu’ils avaient provoquées et retourna dans son bureau.

Pendant que Lois et Clark terminaient leurs articles respectifs, Jimmy s’approcha sans bruit de leurs bureaux. "Hé, vous deux, avez-vous des articles pour lesquels vous avez besoin de photographies ? Ou peut-être auriez-vous besoin que quelqu’un fasse une recherche pour vous aux archives ? Lois, vous semblez être à court de café. Laissez-moi aller vous en chercher une autre tasse. Décaféiné, n'est-ce pas ?"

Comme il babillait, Lois et Clark lui jetèrent un regard curieux, se regardèrent, puis le regardèrent à nouveau. Alors qu’il allait prendre la tasse de café de Lois, elle lui demanda, "Qu’y a-t-il, Jimmy?"

"Bien... je ne voulais pas vous déranger avec ça, mais puisque vous me le demandez... Je déménage. Demain. J’avais pris rendez-vous avec la compagnie de déménagement et ils ont tout annulé à la dernière minute. Je veux dire que, je croyais que 100 dollars c’était du vol, mais je suis coincé. Je sais que vous demandez cela pour demain, ça vous laisse vraiment peu de temps. Mais il va y avoir d’autres gens qui vont venir. Jack va venir aussi... et Mike et Tad. Mon père m'a dit qu’il serait en ville, mais vous savez comment il est. Il y en a d'autres, mais l'aide de chacun est appréciable..."

"Arrête," l’interrompit Clark. "Tu peux compter sur moi, si Lois n’a pas besoin de moi demain à la maison." Il regarda sa femme pour qu’elle approuve ce qu’il venait de dire, mais n'obtint qu'une moue irritée.

"Clark, je peux aider aussi." Alors qu’il fronçait les sourcils, inquiet, elle continua. "Bon, eh bien, bien entendu, je ne peux pas lever les grosses choses, mais je peux nettoyer et je peux diriger la circulation et toutes sortes d’autres choses. Les femmes enceintes ne sont pas tout à fait inutiles, tu sais."

Jimmy sourit avec gratitude. "Vous êtes les meilleurs."

"Hé, il n’y a pas de quoi," dit Lois, lui souriant aussi en retour. "Alors, où déménages-tu et pourquoi ?"

"Bien, je déménage dans une maison récemment rénovée à Kingston." À la mention de ce quartier plein de truands et de criminels, le centre du crime de Métropolis, Clark et Lois échangèrent des regards inquiets. Même si la Fondation Superman essayait d’améliorer le voisinage, Lois et Clark doutaient encore de sa sûreté. Ils avaient eu une mauvaise expérience dans cette partie de la ville, au cours de la reconstitution à laquelle Lois avait participé et ça leur laissait à tous deux quelques appréhensions.

Jimmy poursuivit : "Comme vous pouvez l’imaginer, je peux me permettre beaucoup plus de choses là-bas. C’est au fond de la rue, près de la vieille manufacture de vêtements. Et j’ai droit à une maison complète ! Ma propre chambre noire. Ma buanderie personnelle. Mon propre salon. Bon, d’accord, c’est une petite maison, mais je vais payer un loyer moins cher que pour mon appartement du centre ville."

"Il y a une raison à ça, Jimmy. J'ai changé d'avis, mon boulot sera peut-être de garder le contenu du camion !" Lois sentait son estomac se contracter d’inquiétude à cause du quartier où Jimmy allait vivre.

"Bien, au moins, je n’aurai pas besoin de m’inquiéter pour ma voiture, on ne pourra pas me la voler. Je n'en ai pas ! Et je peux même rentrer ma moto dans le salon." La tentative de Jimmy pour détendre l’atmosphère ne donna rien. Il essayait de rassurer ses amis. "Tout va bien aller, vous verrez."

Clark, qui s’en faisait toujours, grimaça. "Je l’espère bien, Jimmy."

"Qu'est-ce que vous avez tous à faire des têtes pareilles ?" Perry se dirigeait vers eux, se frayant un chemin dans la salle de rédaction, arborant un grand sourire. "Faites une autre tête ! C'est vendredi après-midi, on a réussi à distancer tous les autres journaux de la nation par deux fois cette semaine et je me sens comme un chien de chasse prêt à sauter sur un gibier !"

"Un rendez-vous galant ce soir avec Alice, hein Chef ?" demanda Jimmy, en faisant un clin d'œil à Lois.

"Oui, eh bien, il faut prendre le temps d’en profiter, c’est ce que je dis toujours. Maintenant, pourquoi Kent a-t-il l'air si sombre ?"

"Jimmy s’est trouvé une nouvelle maison... dans le quartier de Kingston."

Perry se tourna vers Jimmy avec un air accusateur. "Kingston ! Ne peux-tu pas rester tranquille au moins une semaine ? Sacrebleu, fiston, même la Fondation Superman ne parait pas capable de venir à bout de ce secteur."

"Chef, c'est pas si mal que ça, pour être honnête. C'est pas un mauvais quartier. Vraiment ! Réservez votre jugement jusqu’à ce que vous voyiez ma maison, je vais pendre la crémaillère le week-end prochain."

Perry jeta à Jimmy son regard le plus strict. "Ne t'imagine pas que le sujet est clos. Il faut que j'y aille, je pense aussi que lorsque Alice entendra parler de ça, elle décidera sans doute, elle aussi, de te dire sa façon de penser."

"Chef, ne vous inquiétez pas. Tout se passera bien. De toute façon, mon père l'a vu avant de retourner travailler, il m’a dit que ça avait l'air bien. C'est un professionnel de la sécurité et s’il n’est pas inquiet, vous ne devriez pas l’être." Jimmy escorta Perry vers l'ascenseur.

Lois se leva de sa chaise et s’étira. En un éclair, Clark était derrière elle pour l'aider. "Quel genre de dîner toi et Junior voulez-vous ce soir, ma chérie ?"

Lois gloussa et se reposa sur Clark. "Que dirais-tu d'une pizza ? J’ai entendu dire que Little Nero a de ces petites choses faites en pâte à pain avec du fromage à l’intérieur." Elle se tourna et fit courir ses mains sur ses épaules et son cou. "Ils font aussi la livraison."

"Hmmm... quand tu le dis de cette manière, comment puis-je résister ?"

Lois rit et se dégagea de son étreinte. "Hé, cowboy, tu ne peux pas !"

Clark sourit aisément et la suivit jusqu’à l'ascenseur de Jimmy et Perry qu'il réussirent à attraper à la toute dernière seconde. Pendant qu’ils descendaient, Clark demanda à Jimmy: "À quelle heure veux-tu qu’on se retrouve demain matin ?"

"Est-ce que 9h30 c'est trop tôt ? Nous serons en train de charger le camion à mon ancien appartement."

"On te retrouve là-bas, alors."

Tandis qu’ils sortaient de l’ascenseur, Lois leva son regard vers Clark. "Au moins, il ne commence pas TROP tôt. Avec un peu de chance, il ne fera pas trop chaud à cette heure-là. Maintenant, quel film veux-tu qu’on regarde avec notre pizza ? Crois-tu que tu pourrais supporter de voir 'L’amour à tout prix' avec moi ? J’aime vraiment cette Sandra Bullock."

Clark sourit. "Mmm. Moi aussi."

Lois lui donna un coup de coude et rit. Ils tournèrent par la porte pivotante et se dirigèrent vers la Jeep.

Un groupe d’hommes et de femmes avaient rendez-vous dans l’arrière-salle d'un bar de Kingston, appelé le Tap Room. La plupart d’entre eux étaient silencieux, s’observant attentivement. Certains se racontaient des blagues croustillantes, tandis que d’autres essayaient de conclure des marchés qui s’avéreraient lucratifs. Encore, aussi tranquille que soit tout ce monde, un silence lourd traversa la pièce quand entra Enrico O'Reilly.

"Mesdames et messieurs, j’utilise ces termes dans le sens le plus général qui soit, je veux tous vous remercier d’être venus ici ce soir. Il y a quelques éléments qui ont retenu notre attention et qui demandent quelques explications." L’homme regarda autour de la pièce. "Maintenant, nous réalisons tous qu’il n’y a pas d’honneur parmi les bandits, alors je ne demanderai pas à des volontaires de porter la responsabilité. Mais certaines choses se sont déroulées ici sans le consentement des autorités supérieures. Des choses importantes. Comme le vol de la voiture blindée le mois dernier ou encore le kidnapping de la fille du Sénateur Santorum"

"Vous êtes ici pour recevoir un avertissement. Tous les gens membres de l’alliance seront sur le qui-vive pendant les prochaines semaines. RIEN ne sera entrepris sans que le besoin IMPERATIF en soit justifié et l’armée personnelle du grand patron s’assurera que tout se déroulera comme prévu. Considérez-vous comme avertis."

Avec cet avertissement, l’homme quitta la pièce, laissant derrière lui un groupe soumis de criminels bien organisés. Même s’ils étaient tous respectés et amenaient la peur dans leurs propres organisations, ils savaient qu’ils avaient mieux à faire que tenter de se mettre au travers du chemin de cet homme. Les rues de Kingston allaient être sûres, du moins temporairement.

Mindy Church était assise sur la terrasse de sa résidence, admirant le tableau qui se dressait devant elle. 'Aussi loin que je puisse voir – tout ça m’appartient. Ça a été très difficile, mais je suis ici et j’y reste.' Elle jeta un dernier coup d’œil autour d’elle avant de retourner à l’intérieur. Il était temps de mettre la touche finale à la filière de production de la nouvelle drogue qu’elle mettait sur pieds à Kingston. Kingston était un des quartiers de la ville qu’elle ne contrôlait pas complètement. Elle avait l’impression que Lex Luthor avait quelque chose à y voir. Mais elle allait gagner. Elle gagnait toujours. C’est surtout parce qu’elle ne respectait les règles de personne. Elle sourit et entra dans la salle de conférence, où quelques-uns de ses associés attendaient ses ordres.

"Jimmy, cet endroit est fabuleux !" Lois était impressionnée. Elle avait vu l’ancien quartier de Clark transformé quand il vivait encore là-bas. Ça semblait être un cas similaire. Il y avait des panneaux de "surveillance du voisinage" en bon état, des jardins publics et des enfants qui jouaient dans la rue. "La marelle... je me demande si je peux encore faire ça ?" Elle jeta un œil à son ventre rebondi et rit de bon cœur. "Non, je ne crois pas."

Transportant les deux plantes vertes qu’elle et Clark avaient apportées, Lois jeta un autre coup d’œil aux alentours. La maison était de celles dans laquelle elle aurait aimé vivre. Il y avait une chambre à coucher, une salle de bains et un petit bureau à l’étage (que Jimmy avait désigné comme sa salle de divertissement -- pour son ordinateur et ses poids). Le rez-de-chaussée avait une salle de séjour aérée et une belle cuisine qui donnait sur la cour arrière. Le sous-sol avait les installations pour faire la lessive et une autre pièce, qui avait fait office de cellier à vin, que Jimmy avait déjà reconverti en petite chambre noire.

Elle regarda par la fenêtre de la cuisine, la petite arrière-cour. Elle était entourée d’une clôture très haute à l’allure sévère, sans être toutefois affreuse. Il y avait des pots avec des plantes qui semblaient être des fines herbes. "Il semblerait que les locataires précédents t’aient laissé de belles plantes aussi. Si j’étais Clark, je pourrais même te dire l’utilité de ces herbes."

Jimmy ouvrit un jus de fruits et le tendit à Lois. "C’est du basilic et je veux faire un délicieux pistou. Du moins, c’est ce que j’ai dit à Penny. Et je vais le faire dès que CK m’aura donné des petits trucs pour le préparer."

"Hé, Jimmy, où veux-tu qu’on dépose ce lit ?" cria Jack, de l’autre bout du salon tandis que lui et Tad rentraient le sommier du grand lit par la porte d'entrée.

Lois dressa les sourcils. "Pourquoi lorsque les hommes font un travail physique, ils réfléchissent comme des hommes de Neandertal ? Dans la CHAMBRE À COUCHER pour l’amour de Dieu ! Franchement."

Jack ricana, marmonna quelque chose à propos des femmes enceintes qui doivent être prises avec des pincettes, puis partit rapidement, aussi vite que possible, emportant avec lui le sommier dans les escaliers, hors de la portée de Lois.

Lois le fusilla du regard et hocha la tête. Elle se dirigea vers l’extérieur pour aller chercher quelques unes des lampes qui avaient été mises dans la Jeep par sécurité. Elle se tourna en entendant son nom.

"Lois! Bonjour !"

"Hé, Penny! Je suis contente de te voir !" Lois sourit pour souhaiter la bienvenue à Penny Barnes, la dernière conquête de Jimmy et à qui il semblait s’accrocher. Penny était une jeune femme brillante qui avait décidé de reprendre ses études et envisageait de devenir journaliste. Peut-être était-ce parce qu’elle avait un talent naturel pour le journalisme d’enquête. Elle avait, après tout, jusqu’à un certain point, presque découvert la véritable identité de Superman. Elle prenait de toute façon beaucoup d’habitudes journalistiques, puisqu’elle passait beaucoup de temps avec Jimmy, et comme résultat, avec Lois et Clark aussi.

"Que font les machos ?" demanda Penny en indiquant de la maison de Jimmy.

"Tu sais. Toujours la même chose. Leur niveau de testostérone est très élevé. Je crois que j’ai entendu Clark et Jack discuter de la plomberie. A ce stade-là, j’ai décidé de tout laisser tomber et de prendre un peu l’air."

Penny ricana. Elle et Lois continuèrent de papoter en se dirigea vers la maison. Lois continua : "Alors, Penny, que penses-tu de la nouvelle maison de Jimmy ?"

"Moi ? J’aime bien. Je veux dire que ce n’est pas le meilleur quartier, c’est sûr. Mais les choses deviennent de mieux de mieux. Avec la Fondation Superman qui s’occupe du quartier, certains des résidents essaient de nettoyer l’endroit et de le rendre plus propre." Elle s’arrêta et regarda autour d’elle avant de poursuivre.

"Il y a vraiment de beaux bâtiments ici -- vous devriez voir le vieux manoir victorien plus bas dans la rue. C’est une espèce de musée de l’étrange, avec toutes sortes de trucs bizarres que cet homme riche a accumulés au fil des ans. Jimmy et moi y sommes allés la semaine dernière -- quand nous avons fait la pause entre deux séances de nettoyage de la maison. Il y a *tellement* de choses ici que vous pourriez y passer une semaine complète sans avoir tout vu !" Elles étaient arrivées à la porte et Penny l’ouvrit pour Lois.

Jimmy accourut à la porte avec un grand sourire. Il attrapa Penny et l’étreignit, tout en la balançant à l’intérieur de la maison. "Bienvenue dans mon humble demeure, madame." Il la reposa et prit les lampes des mains de Lois. Penny jeta un œil autour de la maison en fouillis. Jimmy sourit en s’excusant.

"La maison n’est pas ce qu’il y a de plus propre pour le moment. Nous venons tout juste de faire entrer le reste des meubles et le climatiseur est enfin arrivé. Tu peux t’asseoir si tu veux, si tu trouves une chaise, bien sûr!" Il se tourna et cria, "Hé, les gars, si vous voulez quelque chose à boire, venez dans le salon." Il se retourna face à son invitée. "Ils sont bruyants, mais la plupart sont gentils. Je vais aller chercher les boissons dans le réfrigérateur. Vous pouvez vous servir quelque chose à manger avant que les autres ne viennent tout prendre."

Les autres étaient entrés dans la pièce, mais furent ignorés par un Jimmy dans la lune. Ce n’est que lorsque Jack s'éclaircit la gorge que Jimmy les remarqua. "Pour ceux qui ne le savent pas, voici Penny. Et s’il vous plaît, je voudrais la garder comme amie, alors pas de remarques désobligeantes, d’accord ?"

Après quelques huées bien intentionnées, ils s'installèrent tous devant la nourriture et les boissons. Quand la plus grande partie de la nourriture fut engloutie, Lois attira l’attention de Clark. "Hé, mon grand, que dirais-tu si on s'en allait ?"

Ses yeux s’emplirent d’appréciation, la plaisanterie était bien passée. "Tout ce que tu veux, partenaire."

Pendant que Clark conduisait la Jeep à travers les rues étroites du quartier de Jimmy jusqu’aux rues principales de Kingston, Lois remarqua que les bâtiments autour d'elle semblaient avoir été ravagés par la guerre. "As-tu vu cet endroit ? Je ne peux pas croire que nous laissions Jimmy traverser ce quartier tous les jours. On dirait qu’une bombe a explosé ! Et les gens ici ont l'air désespérés… sans défense… ils ont presque le regard mort. Qu’est-ce qui peut causer ça ? Pourquoi ne peuvent-ils pas faire ce qu'ont fait les voisins de Jimmy?

"Lois, il y a des endroits comme ça où la pauvreté et le crime sont si omniprésents que même Superman ne peut rien faire. Chaque dealer que j’aide à arrêter ici est remplacé par deux nouveaux. Et il n y a pas que la drogue. Il y a tant d’armes en circulation dans les rues, je ne pourrais pas arrêter ici la moitié des balles. La plupart d’entre elles sont tirées par des gangs de rue ou des organisations de se genre."

"Peut-être devrions-nous faire un article là-dessus. Je veux dire, il doit bien y avoir quelque chose à faire."

"Crois-moi, j’ai essayé. C'est trop démoralisant. Au moins, dans le centre ville, mes efforts sont récompensés. Ici, ça semble simplement aggraver la situation. Si quelqu’un bénéficiait de mon aide, c’est comme s’il devenait une cible."

"C’est ce que je veux dire. Et s’il y avait quelque chose de plus gros ici ? Qu'on essaie de te tenir hors de portée ? Ce serait le meilleur moyen. Écoute-moi, ça marche ! Puisque ton aide semble nuire aux victimes, tu restes loin de tout ça !"

"Lois, je crois que tu t'emballes. Les seuls facteurs qui sont déterminants ici sont la pauvreté et la dépression. Des super pouvoirs ne peuvent pas résoudre ce genre de choses."

"Peut-être que tu as raison." Alors que Clark conduisait la voiture sur la voie rapide en direction du centre ville, Lois essaya de changer le sujet de la conversation. "Alors, chéri, qu'allons nous faire cet après-midi ?" Leur conversation les accompagna hors de leur voyage dans la partie la plus déprimante de la ville.

"Pourquoi t’as pas piqué la Jeep, hein ? Elle avait l’air d'un vrai petit bijou. On aurait pu en tirer au moins 1.000 dollars."

"Le bruit court qu'il faut se tenir tranquille pour un bout de temps. Quelqu’un a fourré son nez où il fallait pas. Quelqu’un qu'était supposé être là. Alors, à moins que tu veuilles manger les pissenlits par la racine, je te suggère de rester tranquille au moins pour quelques jours."

"Compris. Hé, Rico m’a donné ces trucs-là, tu veux en essayer un ?"

"T’es fou, bon sang ? Je vais rester clean jusqu’à ce que le soleil se couche. J’ai pensé à mon affaire, faudrait que je surveille mes arrières, tu comprends ?"

"Ouais, c’est cool. Rico a dit de le retrouver au Tap Room ce soir. On a des choses à faire."

"'Y'se passe quequ'chose ? À quelle heure ?"

"Dix heures. D’après ce qu’il a dit, ça semblait vraiment important."

"'D’accord, vieux. J'y serai. A plus tard."

"Dis, Lois, on dirait que le polichinelle dans le tiroir est sur le point de sortir, si tu vois ce que je veux dire."

Lois regarda Ralph, en levant les yeux au ciel. Il était perché sur le bord de son bureau, bien à son aise. Où était Superman quand on avait à se défendre contre de pareilles créatures ?

"Ralph, as-tu quelque chose à faire *en rapport avec le travail* dont tu veuilles discuter ou tu es ici uniquement pour m'enquiquiner ?"

"Du calme. Du calme. Bon sang -- ça doit être cette histoire hormones. Même si tu as toujours été celle qui se débattait le plus, pas vrai ? Non, je suis ici pour voir si je peux... alléger ton fardeau un petit peu." Ralph commença à parcourir les feuilles se trouvant sur le bureau de Lois. Elle le regardait faire, trop horrifiée pour faire quoique ce soit. "Tu dois prendre ton congé de maternité d’un jour à l’autre, n'est-ce pas ? Je suppose que tu pourrais me donner ces articles tout de suite. Comme ça, tu n’auras pas à faire travailler ta jolie petite tête pour ça quand tu seras à la maison en train de t’occuper du marmot."

Comme à l'habitude, Ralph ignora le regard assassin de Lois. Elle était sur le point de lui dire sa façon de penser quand elle entendit Clark l’interrompre.

"Je crois qu'en tant que partenaire de Lois, c'est à moi que revient la décision des articles que l’on garde et de ceux que l'on peut donner aux journalistes plus inexpérimentés. Alors, tu pourras t’en inquiéter à ce moment-là, Ralph. Et cesse d’importuner ma femme." Clark retira les feuilles des mains de Ralph et celui-ci descendit très vite du bureau de Lois.

En se relevant, Ralph examina Clark. Quand Clark Kent avait rejoint les rangs du Planet, il avait la réputation de n’être qu’un joli garçon. Mais depuis le temps, la plupart de l’équipe avait réalisé que Clark était constitué de manière bien plus solide que ça. Ralph haussa les épaules, décidant de ne pas tenter plus loin sa chance. "Tu sais où me trouver si tu as besoin de moi." Il s’en alla.

"Ouais, sous le plus proche rocher." répondit Lois à Ralph qui se retirait.

"Maintenant, Lois." Clark souriait, essayant de faire revenir la bonne humeur de Lois. Il avait pensé lui suggérer un brunch pour lui raconter ses dernières super escapades, mais le téléphone sonna et leur matinée suivit lentement son cours, une fois de plus. Clark savait qu'il ne devait pas écouter sa conversation, alors il retourna à son bureau. Il entendit Lois donner une série de réponses monosyllabiques et poser quelques brèves questions avant de raccrocher le combiné. Elle se leva et se dirigea vers le bureau de Clark.

"C’était intéressant. Un autre appel anonyme. Pour revenir à mon histoire, il dit qu’il a des informations pour moi au sujet d’une grande opération de production de PCP qui se passe dans son quartier. La circulation dans son quartier a doublé au cours des derniers mois. Il dit qu’il est fatigué de tout ça. Bref, on a des noms et des endroits à vérifier."

"On dirait que c'est notre premier véritable indice de la semaine, partenaire."

"Partageons la liste." Lois ne lésinait pas sur les affaires. "Je commence une recherche sur ces noms, tu vérifies les endroits où on pourra trouver des trucs intéressants, si tu es d’accord, bien sûr. Vérifie si tu peux *voir* quelque trace que ce soit dans ce coin là. Si on trouve quelque chose, on pourra peut-être aller voir l’Inspecteur Henderson et obtenir des informations."

Clark jeta un œil à la liste de bâtiments qu’il devait vérifier. "Lois, certains de ces bâtiments sont tout près de l’endroit où vit Jimmy."

Lois eut l'air sinistre. "Oui, je sais. Espérons que ce soit un indice qui ne mène nulle part."

"Est-ce que j’ai entendu mon nom ?" Lois et Clark levèrent les yeux et découvrirent Jimmy, Penny à ses côtés. "Avez-vous besoin de quelque chose ? Je dois m’absenter du bureau, mais j'irai vous le chercher dès mon retour."

"Non, Jimmy. On se débrouille très bien. Où vas-tu ?" demanda Lois.

"Penny et moi devons aller à l’Hôtel de Ville pour vérifier quelque chose sur le Musée Milhaus -- l’endroit dont on vous a parlé l’autre jour – alors je suppose qu'on peut jeter un œil à d'autres trucs en même temps."

"Tu veux parler de ce musée qui se trouve à quelques pâtés de maisons de chez toi ? Pourquoi avez-vous un intérêt soudain si marqué pour ce musée ?" demanda Clark.

"C’est vraiment un belle partie du patrimoine du quartier et le bruit court qu’il doit fermer ses portes. Penny a écrit un article sur le musée qui est passé dans le journal local de Kingston la semaine dernière. Vous savez, un truc pour mettre en relief les points forts du quartier. Cependant, elle n’a rien dit à propos de son éventuelle fermeture. Et le fait d’avoir écrit ça n’a fait que relancer les rumeurs de plus belle."

"Maintenant, Jimmy a une idée, il veut écrire le même genre de choses pour le Planet," ajouta Penny. "Nous sommes allés là-bas pour prendre plus de photos du bâtiment et de ses expositions. Le gérant régulier de l’établissement à été congédié et le nouveau responsable a refusé de nous laisser entrer avec un appareil photo. Ils ont aussi changé les heures d’ouverture, ce qui les rend très étranges et imprévisibles. C’est comme s’ils voulaient trouver une excuse pour fermer."

"Pourquoi n’écris-tu pas un article dans le journal local au sujet des rumeurs ? Démentis-les avec tous les faits que tu pourras trouver," demanda Lois, avec curiosité.

"Je n’ai pas de preuves tangibles. Je veux simplement attirer l’attention sur le musée – pour que plus de gens le visitent. Alors, ils ne pourront plus le fermer sans que personne ne le remarque."

Ils discutèrent de l’histoire du musée encore un peu, puis Jimmy et Penny partirent de leur côté.

Alors que Jimmy entrait dans le hall principal du Planet, tard le lendemain matin, il rencontra Lois qui se dirigeait vers l'ascenseur.

"Jimmy, qu’as-tu trouvé à propos de ton musée ?"

Jimmy était surpris et flatté de l’intérêt que Lois portait à son article. Il commença à tout lui expliquer tandis que l'ascenseur les amenaient aux étages supérieurs, il lui tint ensuite les portes ouvertes. "Eh bien, toutes les autres choses que nous avons trouvées ont été classées et bien répertoriées. Des permis, des certificats, de la paperasse – tout y est. Alors nous avons pu infirmer deux des rumeurs les plus persistantes : les problèmes financiers et les permis de construire non conformes. Si ce musée ferme, il y aura un gros article derrière, c’est certain. Nous avons aussi essayé de retrouver le propriétaire, mais je crois que nous nous sommes heurtés à un mur de ce côté-là."

"Bien, si tu as dans l'idée qu’il se passe quelque chose de louche, vas-y. C’est toujours ça qui m’a conduite à mes meilleures articles. Bien sûr, ça peut parfois mener à des semaines de temps perdu, mais espérons que ça ne sera pas le cas cette fois."

"Alors, sur quoi travaillez-vous ?"

"Hmm, un informateur m’a appelé pour me donner des tuyaux sur une nouvelle opération de drogue. Clark s'occupe de chercher des lieux possibles et je vérifie des noms."

"Une nouvelle opération ?"

"Nous n'en sommes pas certains. C’est dans une partie terrible de la ville, alors je suppose qu’il serait presque impossible pour une personne de l’extérieur de dire si c’est nouveau ou simplement *amélioré*." Lois parlait sans réfléchir et aussitôt que les mots sortirent de sa bouche, elle les regretta. Elle envisageait maintenant l’inévitable question.

"Quelle partie de la ville ?"

"Euh, tu vois c’est dans, hum, Kingston."

"Lois, Kingston n’est pas *si* mauvais. Vous avez vu mon quartier."

"Oui, je dois admettre que le quartier où tu vis est agréable. Mais Jimmy, la plus grande partie de ce secteur est dangereuse. Je sais que vivre là-bas te permet d'avoir plus d'espace, mais crois-tu que le risque en vaille le coup ?"

"J’ai pesé le pour et le contre, Lois. Je suis un adulte et je *peux* prendre mes propres décisions, vous comprenez," répondit Jimmy, essayant de garder la frustration hors de sa voix. Les portes de l'ascenseur s’ouvrirent et il se prépara à sortir. Lois l’attrapa par le bras.

"Je suis désolée, Jimmy. Je sais ce que tu ressens. C’est simplement que nous sommes inquiets à ton sujet -- Clark et moi. Tu es un de nos meilleurs amis et nous ne voudrions pas qu’il t’arrive quelque chose."

Jimmy sourit. "J’apprécie votre inquiétude, Lois. Vraiment, merci. Mais je vais bien m’en tirer." Il se tourna et s’en alla, laissant Lois l’observer. Elle commença à marcher vers son bureau.

"Je l’espère," soupira-t-elle. Elle fixa la salle pendant une minute avant de s’installer à son bureau. Son dos la tirailla un peu quand le bébé lui donna un grand coup. "Tu n'aimes pas qu’il habite à Kingston toi non plus, n'est-ce pas, Junior ?" Elle eut droit à quelques coups de plus en guise de réponse et elle tapota son ventre, souriant.

Clark entra dans la pièce et découvrit Lois dans cette position. 'Ma famille,' pensa-t-il et il sourit. Il se dirigea vers son bureau. Elle leva les yeux vers lui alors qu’il s’approchait en lui souriant.

"Quoi de neuf ?" lui demanda-t-elle.

"Eh bien, Superman a trouvé des traces certaines d’activité dans un vieil entrepôt. Alors, je veux d'abord chercher à qui il appartient et qui le loue." Clark fit démarrer son ordinateur tout en parlant.

"J’ai fait une recherche sur les antécédents de certains de ces revendeurs," Lois prit un imprimé et se dirigea vers Clark pour lui montrer. "Le nombre d’arrestations, aussi bien que la quantité de drogue retrouvée au moment de chaque arrestation, ont augmentés significativement au cours des trois derniers mois. Mais ça ne prouve rien." Elle soupira et leva un sourcil.

"Et si nous voulons arrêter ce qui se passe, nous allons devoir coincer les patrons de ces gangs. Pas seulement exposer les faits ou encore faire ressortir des statistiques terrifiantes. Alors..." Clark laissa vagabonder ses pensées.

"Revenons à la piste sur le papier." Lois sourit à Clark. Les indices sur papier n’avaient jamais été sa partie favorite de la recherche pour un article, mais ça lui donnait maintenant la chance de s’asseoir et de s’occuper d’elle-même tout en faisant son travail au mieux de ses possibilités.

"Je crois que l’un de nous devrait aller voir Henderson et lui dire ce que nous avons trouvé. Il pourrait peut-être nous éclairer sur la situation. Ça te dérange si j’y vais ?" demanda Clark.

"Ça me va. Je vais me mettre au travail et chercher qui peut bien occuper le bâtiment."

Mindy Church entra dans sa salle de conférence en faisant la moue. Elle les avait entendus se plaindre du leadership féminin, grognant quelque chose sur le manque de véritables projets. Il semblait y avoir de l’ennui dans les rangs et ils avaient besoin de se faire secouer.

"Messieurs, je ne suis pas contente." Elle s’assit dans son fauteuil au bout de la table et regarda ses associés chacun à leur tour. "Les choses à Kingston ne prennent pas forme et Lex Luthor est encore en liberté là-bas. Je veux savoir ce qui se passe."

"Luthor fait partie du passé, tout le monde le sait." Paul Anderson prit la parole. Il était le seul dans la pièce qui défiait ouvertement l’autorité de Mindy. Les autres attendaient de voir comment il allait se faire traiter avant de réagir.

"Croyez-vous vraiment ce que vous dites, Mr Anderson ? Probablement que cette théorie vous est venue pendant la période où vous deviez nous couvrir à Kingston ?" Elle l’observa d'un regard pénétrant et le regarda se tortiller. Il était évident qu’il ne savait pas de quoi elle parlait.

"Pardon ?" demanda-t-il.

"Mr Reynolds m’a informé que certains journalistes ont mené une enquête auprès de gens impliqués de près dans votre partie de l’opération, Anderson."

"Des fouines. Des rumeurs courent qu’un de leurs amis a emménagé dans le quartier. Ils sont probablement simplement en train de nettoyer un peu pour leur petit copain."

"Vous le pensez vraiment, Anderson? Zut. Ce que je peux être idiote. J’ai oublié, le mot 'penser' ne peut pas s’appliquer à vous, n’est-ce pas, Anderson ?" Mindy contempla Anderson pendant un moment et la tension dans la pièce monta en flèche. Elle lui jeta un petit sourire froid et poursuivit. "Maintenant, messieurs, parlons des autres affaires... "

"Lois !" Elle sursauta, surprise par l'appel de Jimmy. "Vous ne devinerez jamais ! Penny vient tout juste d’appeler – le Musée Milhaus a posé un panneau sur sa porte disant qu’il fermait définitivement -- dans trois jours !"

"Quoi ? Pourquoi ? Ont-ils donné une raison valable ?"

"D'après elle, le panneau ne donne aucune raison. Et nous n’avons pas encore pu découvrir qui est derrière tous ces noms bidons qui sont supposés être propriétaires de l’endroit. Nous avons trouvé que beaucoup des investisseurs ont changé au cours des deux dernières années, alors nous allons commencer à enquêter sur eux."

"Tu vas écrire un article dans le journal à propos de cette fermeture ?"

"Mieux encore, on va faire une manifestation en face du musée et mettre *ça* dans le journal. Ça fera un bien meilleur article de cette manière. On a déjà demandé à des porte-parole de venir nous soutenir. Penny est en train de passer le mot à l’école et nous on va à Kingston ce soir."

"Tu ne vas *pas* aller te promener à Kingston ce soir, James Bartholomew Olsen. Peut-être cet après-midi ou demain matin, mais pas ce soir."

"Vous devriez faire attention, Lois. Votre instinct maternel se voit comme le nez au milieu de la figure." Jimmy sourit et courut rapidement hors de la portée des projectiles qu’elle aurait pu lui lancer. "De toute façon, nous n’y allons pas seuls. Jack et la colocataire de Penny, Jane, viennent aussi. Jack doit faire imprimer les tracts aujourd’hui."

Lois suivit Jimmy un instant du regard jusqu’à ce qu’il dirige vers les ascenseurs, puis elle se rassit et soupira. Elle savait que Jimmy était un grand garçon, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être protectrice envers lui. Et ce n’était pas simplement son "instinct maternel" qui prenait le dessus... elle avait toujours été protectrice envers Jimmy. Il était comme son petit frère et elle s’inquiétait pour lui. Mais elle ne pouvait pas lui dire comment mener sa vie et elle savait que Clark allait garder ce soir un œil sur lui.

Avec un mouvement de tête, Lois recommença à étudier les documents devant elle et décrocha automatiquement le téléphone quand il sonna. "Lois Lane."

"Salut, chérie. Je voulais seulement te dire que ça va me prendre un peu plus de temps que je ne l’avais prévu."

"As-tu pu parler à Henderson ?"

"Oui, si l’on peut dire ça. Il ne dévoile pas grand-chose et hésite sur une saisie de drogue qui pourrait se faire ou non. Qu’est-ce qui se passe là-bas ?"

"Eh bien, j’en ai par-dessus la tête de la paperasse et Jimmy a décidé de mettre sa vie en jeu en paradant avec ses amis dans les rues de Kingston ce soir."

"Quoi !?!"

"Je te raconterai ça quand tu arriveras."

Il y avait une grande salle de conférence, la 'Salle de Guerre' comme l'appelaient la plupart des membres, située au dernier étage d’un vieil hôtel qui paraissait abandonné, dans le quartier de Kingston. En réalité, l’hôtel était loin d’être à l’abandon. C’était une partie des nouveaux quartiers généraux de Lex Luthor qui, malgré son retour récent dans la criminalité et la vigilance accrue du système de surveillance policier de Métropolis, était devenu le patron de la plupart des grands criminels de Kingston. Il était parvenu à tirer profit d’un accord mutuel entre lui-même et Enrico O'Reilly et ce dernier était son bras droit dans cette partie de la ville. O'Reilly avait appris que Lex était un homme que l’on devait respecter et qu'il fallait se fier à son jugement expérimenté dans la plupart des cas.

"En conclusion, Mr Luthor, tout se déroule selon le plan. Intergang semble trop occupé à couvrir ses propres traces pour empiéter sur notre territoire pour le moment."

"Bien, bien. Comme je l’ai toujours dit, nous ne nous contentons pas de l’égalité, nous devons les surpasser. Je veux pouvoir laisser l’empreinte permanente de mon pied dans le postérieur de l’organisation d’Intergang. De préférence, dans celui de Madame Mindy Church." Il sourit en contemplant son cigare. "Maintenant," poursuivit Lex, "passons aux autres affaires." Il se tourna vers Asabi. "Comment se déroule l’acquisition du musée ?"

"Eh bien, monsieur, les nouvelles de ce côté ne sont pas très bonnes. Quelques résidents ont décidé que le musée était une noble cause à défendre. Une de ces personnes est en fait un jeune homme qui travaille au Daily Planet."

Luthor prit dans ses mains l’article qu’Asabi avait déposé en face de lui. "Olsen. Alors, je me déteste presque d’avoir à dire cela, puisque le Planet nous fait une très grande faveur dans l’incrimination d’Intergang, mais je crois qu’Olsen est un problème. Débarrassez-vous de lui. Avant qu’il ne cause d’autres dégâts."

Luthor se leva et se dirigea vers la fenêtre, observant le sol sous ses pieds. "Arrangez-vous pour que la mort d’Olsen retombe sur Intergang. Embauchez un de leurs assassins et faites passer le tout pour un vol. Nous allons faire comme si c’était le groupe Church qui fermait le musée.

"Je veux aussi qu’un plan de remplacement soit dressé au cas où l’idée du musée devrait être abandonnée. Je ne veux pas perdre ce bâtiment, mais je suis tout de même prêt à attendre quelques mois pour que cette histoire de fermeture s'éteigne d’elle-même. Il nous faut donner des informations au Planet quant à la fermeture et je veux que ces informations accusent Mindy Church."

"Essayons-nous toujours de voler la pierre rouge à Madame Church, monsieur ?" demanda Enrico.

"Non, Enrico. J’ai trouvé quelque chose d’encore mieux que la pierre rouge. Continuez de travailler sur la vente du musée. C’est ça la priorité maintenant, vu ?"

"Oui, monsieur."

Luthor se retira. "Alors, mettez-vous au travail. Enrico, retenez vos hommes pour quelques semaines encore. Ne faites que le minimum. Je vous revois dans deux semaines, sauf s’il y a des problèmes majeurs."

"Deux semaines. Oui, monsieur."

Au Planet, Clark était de retour et occupé à compiler les informations que Lois lui avait données. Assise à ses côtés, Lois lui massait le dos et admirait sa vitesse. Elle avait découvert une liste de compagnies et entreprises bidons – certaines d’entre elles étaient propriétaires de l’entrepôt sur lequel Clark avait des soupçons et les autres semblaient être des couvertures pour ces mêmes propriétaires.

"Lois, et cette compagnie ? Elle semble être un élément clé. La plupart de ses gros actionnaires sont aussi actionnaires d'au moins une des autres compagnies."

"Vraiment ?" Lois baissa les yeux vers le tableau que Clark avait dessiné. "Mais quel est le lien ?"

"Ce n’est pas si évident. Mais je crois que nous-nous rapprochons. Je vais commencer ce soir à enquêter sur le passé de ces gens."

"Non, tu ne peux pas faire ça ce soir. Je vais rester et examiner ça de plus près. Tu dois suivre Jimmy, Jack et Penny pour t’assurer qu’ils vont bien."

Clark réfléchit au plan. "D’accord. Tu es sûre de vouloir rentrer seule à la maison ? Tu ne veux pas que je revienne te chercher ?"

Lois sourit. Clark essayait de ne pas la surprotéger. Toutefois, maintenant qu’elle avait un petit être qui grandissait en elle, dépendant d'elle pour son avenir, elle commençait à devenir elle aussi très protectrice. "Je vais me débrouiller. Mais si j’ai besoin d’aide, j'appelle Superman, d’accord ?"

Clark sourit largement. "Marché conclu," dit-il. Il l’embrassa et quitta la salle de rédaction. Lois fit des recherches à l’ordinateur pendant environ une heure et décida de rentrer à la maison et de travailler là-bas.

"Alors, Mikey, quelles sont les nouvelles ?" Mindy Church se cala dans son fauteuil et, ne tenant pas compte de sa jupe extrêmement courte, posa ses pieds sur son bureau. Elle baissa la tête et observa, à travers de ses longs cils, Mike Reynolds, l’homme a qui elle faisait le plus confiance—et sans aucun doute le plus intelligent de ses -- assistants.

"Eh bien, Madame Church, voici la situation. Il y a au moins trois organisations rien que dans Kingston qui veulent neutraliser nos efforts pour gagner du territoire dans ce quartier. Il est presque impossible de déterminer lequel de ces groupes, s’il y en a bien un, est derrière ces tentatives de nous démolir. La situation s’aggrave. Henderson connaît aussi l’endroit exact de l’entrepôt."

"Mais, Mikey, vous ne m’avez toujours pas dit qui avait parlé à ces deux saletés de journalistes."

"Comme je vous l’ai dit, Madame Church, c’est impossible de le dire. Notre informateur à la police dit que Lane et Kent ne dévoilent rien sur l’identité de leur source et Henderson ne veut pas en savoir davantage, puisque les preuves qu’il possède ne dépendent pas de cette information."

"Eh bien, je crois qu’il est temps de sortir de la cuisine, Mr Reynolds. Ça devient de plus en plus chaud. Pensez-vous que votre ami du département de la police pourrait penser à des incriminations qui pourraient laisser croire que Mr Anderson est derrière cette opération ? Il semble toujours chercher ce genre de pouvoir, de toute manière."

"Bien sûr, Madame Church."

"Super. J’aime bien donner une leçon aux hommes de temps à autre." Mindy se leva lentement et gracieusement, sans quitter des yeux Mike Reynolds. Il retint son regard fixement, ne se soumettant pas.

Elle passa lentement près de lui.

"Que faites-vous ce soir, Mike?"

Reynolds combattit le besoin urgent de racler sa gorge. Il répondit d’une voix un brin râpeuse : "J’avais prévue de commencer le travail sur Anderson, Madame Church. Mais, je suis, comme toujours, à votre disposition."

Elle chercha un instant son regard et se pencha vers lui. Alors que ses lèvres s’approchaient des siennes, elle leva la main et lui tapota la joue.

"Vous feriez bien de commencer à travailler tout de suite, Mike. Je vais essayer de suivre cette règle qui dit de ne pas mélanger les affaires et le plaisir, tout au moins pour le moment." Elle lui sourit et s’éloigna.

Reynolds regarda avec un mélange de sentiments Mindy se retourner et sortir de la pièce avec grâce. Il laissa échapper l’air qu’il retenait. La vie dans le groupe Church n’avait jamais été aussi excitante avec les autres Church. Il sourit et repartit pour donner quelques coups de téléphone.

Lois fredonnait l’air du CD qu’elle écoutait. Elle sourit et jeta un rapide coup d’œil aux lasagnes qu’elle avait préparées un peu plus tôt, remerciant en son for intérieur sa belle-mère de lui avoir fourni des petits paquets de provisions. C’était presque prêt. Elle attendait que Clark arrive pour pouvoir mettre à griller le pain aillé dans le four. 'Tout ce travail domestique. Qui aurait pu croire un jour que je ferais ça ? Eh bien, n'importe quoi pour éviter de faire des recherches dans les paperasses...' Lois soupira et revint aux papiers qu’elle avait sur la table.

Juste au moment où elle allait abandonner pour la soirée, elle remarqua un nom dans les statuts de la petite entreprise clé. C’était un nom qu’elle avait déjà vu. Elle se leva rapidement et brancha son portable. Après s’être connectée sur le serveur principal du Planet, elle accéda à ses propres fichiers et fit une recherche. C’etait bien ce qu’elle croyait. Gemco était une division de Famfare. Et elle se demandait qui pouvait posséder Famfare. Lois regarda impatiemment l’origine de son information sur Famfare, simplement pour vérifier ses sources. Et c'était là, en caractères gras : William Church.

"AH !"

"Est-ce que j'arrive à temps ?"

Lois leva les yeux et vit Clark passer la porte d’entrée. Elle se leva et lui souhaita la bienvenue avec une étreinte exubérante. "On le tient !"

"Que tient-on exactement ?"

"Bill Church. Intergang. On a fait le lien. Ils sont propriétaires du vieil entrepôt !"

"Vraiment ?! C’est fantastique !" Il la fit tourner sur elle-même et la serra tout contre lui.

"Je te sortirais bien pour un dîner de victoire, mais on dirait que tu as déjà pris soin de ça. Qu’est-ce que c’est, cette bonne odeur ? Des lasagnes ?"

Lois tapota le ventre de Clark. "Oui. Les lasagnes de ta mère. Et du pain à l’ail."

Tandis qu’il disposait les serviettes de table et allumait les bougies, Clark commença à parler de la croisade de Jimmy et Penny. "Et la plupart des gens du quartier étaient heureux que quelqu’un organise une manifestation. C’est pour demain après-midi."

"Y a-t-il eu des urgences ce soir ?" Lois commença à servir pendant que Clark remplissait les verres.

"Non. Pas une seule. En fait, j’ai fait une petite patrouille de tout le quartier et tout le coin était tranquille. Comme le calme avant la tempête."

"Ou l’œil d’un ouragan."

Lois s’assit bien droite sur sa chaise et se massa le dos. La journée avait été longue et très fatigante. Il voyait que la chaleur l’affectait aussi. Alors qu’il examinait son visage pâle, Clark remarqua les muscles autour de sa bouche se tendre avec douleur.

"Chérie ?" lui demanda-t-il avec une pointe d’inquiétude.

"Oh, ce n’est rien. J’ai eu des contractions. J’ai appelé le médecin et il m’a dit que c’était commun d’en avoir une fois de temps à autre. Je crois en avoir trop fait ces derniers jours." Elle fit un mouvement pour se lever, mais se rassit aussitôt. Clark se précipita à ses côtés. "Lois ? Que puis-je faire ?"

"Rien, j’ai besoin de plus de repos." Elle ferma brièvement ses yeux, les rouvrit et recommença à parler du travail. "Je crois que nous devons travailler pour en savoir davantage sur ce qui se passe à Kingston. Je vais appeler Bobby." Bobby Le Morfal, un de leurs meilleurs informateurs, était habituellement très au courant de ce qui concernait Intergang.

Clark commença à faire la vaisselle. Quand il revint dans le salon, il trouva Lois parler avec animation au téléphone, tous ses signes de fatigue avaient disparus, tandis qu'elle attaquait l’histoire sous un autre angle.

"Bobby, tu as un cousin qui vit à Kingston, n’est-ce pas ? Tout ce que je te demande c’est de lui soutirer des informations... Oui, oui, je sais que c’est un quartier dangereux. Écoute-moi, tu me donnes ce que je veux ou tu me mets sur la bonne voie et je te paie un repas de sushi complet au Palais de la Geisha... Oui. Avec le traitement royal. Tu parles. Mais je veux l’information en premier. Tu n'auras que du chinois pour essayer... Bobby, quand est-ce que je t’ai déjà posé un lapin... D’accord, d’accord, tu auras tout ça par écrit. À la même heure au même endroit ? D’ac."

Lois termina sa conversation avec un sourire satisfait. Elle avait un bon pressentiment à ce sujet. Bobby avait dit que son cousin Marvin avait accès à certaines informations à Kingston, alors il pouvait peut-être trouver quelque chose pour elle. Tout ce qui pouvait la mettre sur la bonne voie était bon à prendre.

"Vous avez demandé à me voir d'urgence, Enrico. S’il vous plait, faites vite," dit Lex Luthor, à l’homme responsable de sa petite armée privée de voyous.

"Oui, monsieur. J’ai des informations pour vous. J’ai entendu aujourd’hui un de mes hommes parler à son cousin des quartiers chics. Le gars posait toutes sortes de questions. Bon, mon gars, Marvin, n’est pas trop malin. Il n'a rien de vraiment important à dire à son cousin Bobby. Mais Bobby me semble assez malin, même s’il se goinfre comme un porc. Peut-être que c'est un espion d’Intergang. Je pensais que vous deviez être au courant qu’on pourrait bien être espionnés."

Luthor tapa pensivement ses doigts contre ses lèvres. Le nom Bobby... un gros mangeur. C’était peut-être bien cette canaille qui se faisait acheter par n’importe qui avec de la bonne nourriture. Il semblait que certains journalistes allaient faire une autre faveur à Lex Luthor. Il sourit. "Oui. Très bien. Maintenant, voici ce que je veux que vous fassiez. Marvin sait qu’il a reçu des ordres de rester silencieux. Dites-lui la vérité – que nous voulons savoir tout ce que fait Intergang à Kingston."

"Oui, monsieur. Autre chose ?"

"À dire à Marvin ? Non. Mais je veux que vous alliez faire une ronde à la vieille usine de munitions."

"Celle qui est juste à côté du musée ?"

"Oui, celle-là. Vous pourriez mentionner que vous avez vu quelque chose se passer là-bas. Peut-être que vous aviez des armes à déplacer."

Enrico paraissait troublé, mais il savait qu’il valait mieux ne pas poser de questions. Il avait pris assez de temps à Luthor, il ne voulait pas pousser sa chance plus loin. "Oui, monsieur. Je suppose que vous voulez une patrouille seulement, pas de munitions ni rien de tout ça."

"Vous comprenez très bien. Oh, je vais avoir besoin du service de vos hommes à nouveau dans quelques semaines. Il semble que nous ayons de nouveaux hommes d’affaires dans le quartier qui ne connaissent pas encore les règles."

"Ils sont à votre service, comme toujours, monsieur." Et sur ce, O'Reilly quitta le bureau par le même chemin qu’il avait emprunté pour y arriver -- par un panneau caché. Lex Luthor ne voulait pas prendre le risque de se faire voir avec un homme comme Enrico O'Reilly, mais il avait cependant besoin des informations que Rico détenait.

Luthor le regarda partir, se leva et se dirigea vers sa suite privée. Il était temps de sauver les meubles. Le risque était trop grand. Il donna un coup de téléphone de sa ligne sécurisée. "Ici Alpha Wolf. Le ciel nous tombe sur la tête. Occupez-vous du Petit Poulet. Je répète. Le ciel nous tombe sur la tête. Terminé."

Luthor retourna au dernier étage de sa suite et entra dans sa chambre à coucher. "Je suis désolé, mon amour. Les affaires peuvent arriver aux heures les plus étranges. Mais il ne devrait plus y avoir d’interruptions pour ce soir."

"Lex, ce n’est pas quelque chose dont il faut que je m'inquiète, n’est-ce pas ?" Les yeux de Beth suppliaient Lex. Elle voulait tant qu’il soit honnête avec elle.

Lex soupira intérieurement. Parfois, il se sentait presque coupable de la décevoir. Mais les affaires restaient les affaires et si elle l’aimait vraiment, il était certain qu’elle pouvait le comprendre. Au point où il en était, ce qu’elle ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal.

"Non, chérie, ce n’était qu’un tout petit travail. Ils voulaient mon accord pour avancer, c’est tout. Tu n'as pas à t’inquiéter." Il l’encercla de ses bras et embrassa tendrement son front. Elle ferma les yeux et soupira, le croyant une fois de plus.

"Lois, Lois. La grossesse te va à merveille. Je ne t’avais jamais vue si radieuse."

"Ferme-la, Bobby. Tu as envie de maigrir ?"

"Où est ma Geisha ?"

Lois tendit un bon pour un repas complet au Palais de la Geisha -- avec *toutes* les spécialités – à Bobby. Alors qu’il s’avançait pour l’attraper, elle le retira rapidement de son emprise et sourit malicieusement. "Non-non. L’information en premier, mon vorace ami."

"D’accord, d’accord. Mais attends un peu d’entendre tout ça. Marvin dit qu’il y a quelques semaines, son patron, un type du nom d'Enrico, a passé le mot que lui et le reste de son gang ne devaient pas accepter de contrats jusqu’à nouvel ordre. Il a demandé pourquoi à Enrico et Enrico lui a dit qu'il n'y avait rien de grave. Juste qu'une grosse organisation du crime du centre ville, Intergang, essayait de conquérir Kingston. Si tous les hommes se tenaient tranquilles, ils allaient pouvoir en savoir davantage sur les activités d’Intergang."

"Es-tu certain qu’il a parlé d’Intergang?"

Bobby Le Morfal eut l'air choqué. "Lois, comment pourrais-je confondre un nom comme celui-là ? Maintenant, ne m’interromps plus ou je ne te raconterai la partie la plus intéressante de l’histoire. Hier soir, Marvin et sa bande ont dû aller faire une reconnaissance pour voir ce qui se passait à l’ancienne usine de munitions. On aurait dit qu’il y avait quelqu’un qui déplaçait pas mal d’armes là-dedans -- des caisses et des caisses. Et aucun des déménageurs ne faisait partie de la bande d’Enrico. En fait, Marvin n’avait jamais vu aucun d’entre eux."

"Bobby, c’est comme de la musique à mes oreilles." Lois débordait de joie en lui tendant le billet pour le repas. "Profite bien de ta Geisha." Elle le quitta avec un sourire et un plan à l'esprit.

Lois sortit de l’ascenseur avec plus de ressort dans son pas qu’elle n’en avait eu depuis des semaines. Clark la vit arriver avec un sourire soulagé. "Lois, tu ressembles au chat qui a finalement attrapé le canari. Bonnes nouvelles de Bobby ?"

"Mmmm... bien, je dois vérifier les infos qu’il m’a données, mais il semblerait qu’Intergang puisse être plus impliqué à Kingston que nous l’avons pensé. Il faut qu'on aille sur le terrain et inspecter un des bâtiments." Elle se dirigea vers son bureau et rassembla quelques babioles, attendant que Clark ait ramassé ses propres affaires.

"As-tu besoin de t’arrêter pour manger ?" demanda Clark à Lois, avec inquiétude.

"J’ai pris une salade et des pâtes après mon rendez-vous de ce matin. C’était *un peu tôt* pour déjeuner. Bien sûr, je pourrais manger à nouveau..."

Ils entrèrent dans l’ascenseur et Lois commença à lui expliquer tout ce que Bobby lui avait dit et qu’elle n'avait trouvé qu'un seul site correspondant à la manufacture décrite, se trouvant derrière le musée Milhaus. "Tu ne vois pas, Clark? Ils ne peuvent pas se permettre d’avoir des gens qui se baladent autour de l’entrepôt à la longueur de la journée. S'il y a des gens là-dedans, ça pourrait compromettre la sécurité de leur site. Alors ils doivent fermer le musée. Ça se tient. Et ça veut dire que Jimmy pourrait avoir plus de problèmes qu’il ne le croit."

"Alors je suppose que nous allons aller faire un tour à la manufacture pour voir ce qu’on peut y trouver," dit Clark avec un soupir de résignation en fermant la portière de la Jeep. Il n’allait pas se mettre à énumérer les dangers possibles et les violations de la loi. Sa résignation se métamorphosa en une plaisante surprise tandis qu’il écoutait sa proposition.

"Crois-tu que relever des empreintes digitales de la porte, ce que Superman pourrait faire pour nous, et ensuite les apporter à notre ami l’Inspecteur pour identification, pourrait marcher ? Et en cherchant les empreintes, Supes pourrait accidentellement jeter un œil à travers les murs et peut-être voir des armes de contrebande ?"

"Supes ?" Clark était fou de joie à l’idée que Lois puisse être si prévoyante et décida de jouer le jeu. Il se tut ensuite en raison du surnom qu’elle lui avait donné.

"Supes. Tu sais, un surnom. J’aime bien. Ça a une belle consonance."

"Lois, ne crois-tu pas que trois noms soient déjà suffisants ?"

"Oh, tu te sers à peine de Kal El et de toute manière, je suis bonne pour trouver des surnoms. Tu te rappelles comment Superman a fait fureur ? Mais si tu n’aimes pas Supes... alors... je vais tâcher de t’en trouver un autre."

Une fois arrivés à Kingston, ils aperçurent le musée Milhaus, puis ils se rendirent lentement dans la ruelle derrière le musée et trouvèrent le bâtiment suspect. Ils jetèrent un coup d’œil autour d’eux pour voir s’ils étaient observés.

"Mince, on dirait que c'est là. Vois-tu quelque chose, Clark?"

Clark baissa ses lunettes scrupuleusement et scanna rapidement le bâtiment. "Il y a des signes que quelque chose -- comme plusieurs caisses – ont été entreposées ici et déménagées récemment. Il y a des traces de ce qui pourrait être de la poudre à fusil et autres explosifs sur le plancher. Et beaucoup d’empreintes digitales de bonne qualité. Je suppose qu’ils ont cru qu’il ne restait pas suffisamment de matériel pour laisser un garde, alors nous devrions avoir assez de temps devant nous pour rassembler des preuves."

"Clark, il n’y a aucune possibilité que... disons, que je puisse m’intoxiquer au plomb, n’est-ce pas ?"

Clark sourit juste un peu. "Non, je ne vois pas de zones bloquées. Laisse-moi m’occuper des empreintes." Il courut jusqu’à la voiture et attrapa un des sacs que gardait Lois "des trucs bien utiles pour un journaliste d'investigation". Il prit des sacs pour les pièces à conviction et le matériel pour relever des empreintes digitales. En sifflant il partit en petite foulée jusqu’à l’entrepôt et pensa que tout ce dont aurait besoin la police pour fouiller cet endroit serait un mandat de perquisition.

Lois portait certains des sacs tandis qu’ils retournaient à la voiture. "Allons porter ça à Henderson. Peut-être que si nous lui donnons ces trucs-là, il nous donnera les informations que nous voulons sur le trafic de drogue."

Clark jeta un œil à sa montre, essayant d’avertir Lois que le temps passait et lui faisant signe qu’elle avait eu une journée éreintante. Il leva les yeux et vit sa grimace.

"D’accord, Papa. Je vais rentrer à la maison et essayer de me reposer. Mais j’ai d’autres articles sur lesquels je dois travailler. Tu sais, ces trucs qu’on écrit quand qu’on s’amuse à suivre des pistes ?"

Clark sourit. "Essaie simplement de ne pas trop travailler, d’accord, chérie ?" Il l'embrassa tendrement sur la joue, l’aida à s’installer sur son siège et ferma la portière pour elle. Lois regarda Clark devenir de plus en plus petit dans son rétroviseur arrière. Quand il fut hors de sa vue, elle laissa tomber ses gardes. Elle soupira bruyamment et se massa le dos. 'J’ai simplement besoin d’un peu de repos, c’est tout.'

Lois conduisit lentement jusqu’à la maison. Tout son corps semblait vouloir tomber en morceaux tandis qu’elle montait les escaliers. Elle savait qu’elle devait manger quelque chose, mais elle ne voulait pas se préparer elle-même à manger. Elle se versa un verre de lait et prit une pomme de la coupe de fruits qui se trouvait sur le plan de travail. Jetant un œil à la pendule de la cuisine, elle sourit. 'Juste à temps pour voir ce que les amateurs appellent les *nouvelles du jour*.'

Malgré tous ses efforts pour se détendre, Lois se sentait de plus en plus mal à l'aise. Quand Clark rentra à la maison ce soir-là, assez tard car Superman avait été l’objet d’une forte demande cet après-midi, il était inquiet de l’état de son épouse, elle paraissait épuisée.

"Lois ? Chérie ? Qu’est-ce qui ne va pas ?" Il se précipita près d’elle.

De la sueur se formait sur son front. "Rien. Je ne crois pas. C’est que... OUCH... ça me fait mal, Clark. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !" Elle commença à faire les exercices de respiration qu’ils avaient appris pendant les cours Lamaze.

Clark chassa la panique de sa voix. "Lois, je vais appeler ton médecin et je vais lui demander de nous retrouver à l’hôpital Mt. Sinai. Nous y serons dans 10 minutes si je conduis. Tiens bon."

Quelques secondes plus tard, Clark amenait Lois à la Jeep. Ils se dirigèrent vers l’hôpital, oubliant leurs téléphones cellulaires et leurs téléphones portables. Leur connexion avec le monde extérieur n’était pas une priorité. Superman lui-même fit la sourde oreille aux appels de la ville ce soir-là – sa femme était beaucoup plus importante à ses yeux.

Au moment où Lois et Clark filaient à l’hôpital, Penny et Jimmy étaient embringués dans une situation qui aurait pu prendre une tournure tragique.

"Penny, je ne voulais pas que tu viennes ici avec moi. C’est un quartier dangereux de la ville."

"Oui et ne pas avoir de chromosome Y fait automatiquement de moi une victime, c’est ça ?"

"Non, mais il est 9 heures et demi. Il n’y a pas la moindre gentille personne qui se promène dans les rues à cette heure-ci."

"Ça me fait penser au genre d’informateur que tu as, Jimmy."

"Je t’ai tout expliqué. C'est la première fois que ce type m'appelait quand tu étais chez moi ce soir. Il a dit qu’il avait des informations à me donner au sujet du musée, mais qu’il avait peur de faire les premiers pas. Il doit se sentir plus à l’aise dans sa propre maison. Alors, je ne te l’aurais jamais dit si j’avais su que tu voudrais venir avec moi."

Ils s’arrêtèrent alors qu’ils débouchaient dans un petit parc de ce coin mal entretenu. Penny regarda Jimmy droit dans les yeux. "As-tu déjà pensé que je voulais peut-être faire ça pour t’accompagner et garder un œil sur toi ?" Penny se pencha et prit la main de Jimmy. "De toute manière, nous sommes partenaires dans cette histoire. Ça n’aurait pas été juste que tu gardes ces informations sans m'en parler. Et les journalistes ne devraient pas laisser le danger empiéter sur leur article."

Jimmy sourit légèrement. "Tu as trop parlé avec Lois."

Penny sourit elle aussi et décida de changer de sujet. "Tu sais, Jimmy. C’est vraiment une superbe soirée. Retournons chez toi, prenons ta radio portative et une bouteille de vin et allons bavarder sur le toit."

Jimmy allait répondre à cette question quand il entendit quelqu’un s’approcher derrière lui. Il se retourna rapidement

"C’est dommage," la voix de l’homme était menaçante, " mais je crois que vous n'irez faire la fête nulle part ce soir." L’homme fit un geste étrange avec son bras. Jimmy fut stupéfait de se retrouver face au baril d’un pistolet. "J’ai une suggestion pour vous deux, les tourtereaux. Pourquoi ne me donnez-vous pas votre portefeuille ? Tes boucles d’oreilles aussi, mon ange."

Penny et Jimmy savaient qu’ils ne devaient pas s’obstiner. Penny enleva ses boucles d’oreille et Jimmy lui tendit son portefeuille. Penny donna les boucles serties de diamants à leur assaillant.

"À genoux. Tout de suite ! Et mettez vos mains derrière la tête."

Tous deux se mirent à genoux en regardant l’homme marcher derrière eux. Le temps semblait ralentir pour finalement se figer. Jimmy ne s’était jamais senti à ce point sans défense. Il ne savait que faire, alors il se contenta de suivre les ordres.

"Ça t’apprendra à te mêler des affaires des Church."

Le coup vint sans prévenir. Jimmy cria en entendant la première balle sortir de la chambre du pistolet, puis sentit le monde disparaître alors que sa tête heurtait le pavé.

"Alors, ce n’était qu’une fausse alerte, Lois. Vous devez vous reposer. Même la paperasse accumule le stress dans votre organisme, si vous faites ça 18 heures par jour. Je vais vous prescrire un repos de deux heures par jour. Dès qu’il y a un *soupçon* de problèmes, je veux que vous mettiez en application vos exercices de relaxation." Le Dr. McGrath écrit quelque chose sur l'ordonnance, salua Clark et quitta la pièce.

Ils avaient passé la nuit à l’hôpital. Après que le médecin ait eu le premier stade sous contrôle, elle voulait garder Lois en observation pour la nuit. Clark, bien sûr, n’allait pas quitter sa femme des yeux, même pas une minute.

Alors qu’ils passaient la porte de leur maison, ce n’était plus le matin. Clark fut surpris en regardant l’horloge de voir la petite aiguille sur le chiffre douze. "Lois, la manifestation est dans une demi-heure."

Lois le regarda, du canapé. "Hmm ? Quoi ? Oh, bon sang. D’accord. Nous devons y aller ! Attends, je ne peux pas y aller ! " Elle était encore toute agitée quand le téléphone sonna. Elle décrocha le combiné.

"Allô."

"Lois ? C’est Alice White."

"Alice, comment allez-vous ?"

"Pas si bien que ça. Est-ce que Clark est avec vous ? J’essaie de vous joindre depuis des heures !"

"Oui, bien nous n’étions pas ici et nous n’avons pas encore eu la chance de vérifier nos messages. Qu’est-ce qu’il y a ?"

"Perry est à l’hôpital de Métropolis."

"Quoi ?! Il va bien ?" Lois sentit la peur naître au fond de son ventre. 'S’il vous plaît, faites qu'il ne soit rien arrivé à Perry!' pria-t-elle.

"Perry va bien. C’est Jimmy Olsen. Lui et sa petite amie Penny ont été attaqués la nuit dernière. Jimmy est aux soins intensifs et dans un état critique."

Lois ferma les yeux et écouta les explications d’Alice. "Oh, mon Dieu," des larmes emplissaient les yeux de Lois et elle essayait très fort de garder la tête froide. "D’accord. Merci de nous avoir appelés. Nous y allons tout de suite." Lois raccrocha rapidement et se tourna vers Clark. "Clark," commença-t-elle.

"J’ai entendu. Allons à l’hôpital – prends soin d’apporter ton oreiller pour te maintenir, dans ces chaises de salles d’attente. " Clark essayait de ne pas penser au pire. "Je vais appeler au Planet et leur demander d’envoyer un journaliste et un photographe à la manifestation. Jimmy ne voudrait pas que toute cette histoire de manifestation pour sauver le musée tombe à l'eau." Il organisa tout pendant que Lois rassemblait les affaires dont ils avaient besoin pour la longue attente à laquelle ils allaient devoir faire face dans la salle d’attente de l’hôpital.

"Perry !"

Lois aperçut Perry White assis dans la salle d’attente de l’aile de chirurgie de l’hôpital. Il leva ses yeux en la voyant et elle vit des larmes dans ses yeux. "Lois, Clark, je suis si content de vous voir."

Ils s'étreignirent brièvement et s’assirent.

"Chef ? Avez-vous pu entrer en contact avec le père ou la mère de Jimmy ?" demanda Clark.

"Alice essaie. La colocataire de Penny a trouvé ses parents."

Lois regarda Perry. "Savez-vous ce qui s'est passé ?"

"Non. Tout ce qu’on a réussi à savoir c'est que lui et Penny ont été attaqués la nuit dernière dans un quartier très dur de Kingston."

"Est-ce que Penny est là aussi ?"

"Oui, mais elle est dans le coma. Elle a eu une blessure sévère à la tête et ça tient du miracle qu’elle soit encore vivante. La personne qui les a braqués a pris leurs portefeuille, leurs bijoux et leurs manteaux. Apparemment, ça ne l’a pas satisfait, alors il a tiré sur Jimmy." Il s’arrêta de parler, comme s’il ne pouvait pas continuer. La colère l’avait étouffé et ses poings s’entrechoquaient de frustration et de colère.

Lois sentit des larmes rouler sur son visage. Clark était étrangement silencieux, la colère et la culpabilité le rongeaient intérieurement.

Perry poursuivit. "Un témoin a vu le vol et a mis fin aux coups de feu. C’est l'unique raison pour laquelle ces deux gosses sont encore en vie. Un joggeur passait tout près, alors que le voleur allait tirer sur les gosses. Il a été surpris, apparemment, et il n’a pas terminé le travail. Il a touché Jimmy dans le dos. Il s’est enfui, en frappant Penny derrière la tête avec son pistolet et pendant ce temps-là, il a tiré en direction du joggeur pour l’empêcher de le suivre. Le joggeur s’est arrêté pour aider Jimmy et Penny et il a téléphoné à la police d’une cabine téléphonique.

"Personne ne savait même qui ils étaient jusqu’à ce matin, quand leurs photos ont été diffusées pour les identifier. Personne n'avait déclaré qu'ils avaient disparu. Les petites têtes du 32ème district n'ont même pas essayé de se mettre en contact avec moi, jusqu’à il y a environ une heure. Alice s'est empressée de lui dire que nous étions déjà au courant du vol --je n’ai pas de merci à leur dire -- et que nous essayions de contacter le plus proche parent de Jimmy.

"Bien sûr, nous ne pouvons pas remonter jusqu'au témoin. Il doit déjà être au fond de Hobbs Bay à l’heure qu’il est. Il n’y a rien à faire que d’attendre le médecin."

Quelques heures plus tard, le chirurgien en chef entra dans la salle d’attente et s’approcha de Perry avec un regard sérieux. "Mr White, avez-vous réussi à joindre quelqu’un de la famille de Mr Olsen ?"

"Oui, docteur. Son père, Jack Olsen, est en route. Mais il ne vient pas de cet état, alors ça prendra encore quelques heures avant qu’il n'arrive."

"Eh bien, puisqu’il n’est pas encore ici, je vais parler du cas de James avec vous. Les heures qui viennent vont être critiques. Il a perdu beaucoup de sang. Il y avait beaucoup de lésions internes. Nous ne sommes pas encore certains de savoir si nous devrons encore l’opérer ou non. Il est dans un état stable, mais nous allons devoir le surveiller étroitement au cours des prochaines heures."

Perry regarda le médecin droit dans les yeux. "Ce garçon est un battant. Si quelqu’un peut survivre à ça, ce sera lui. "

Lois eut un triste sourire soulagé. "Oui, Chef. Il sait que s’il ne se rétablit pas rapidement, vous allez vite lui botter les fesses."

"Dans combien de temps pourrons-nous le voir, docteur?" demanda Perry avec inquiétude.

"Demain... s’il est stable et si son état s’améliore, j'autoriserai un visiteur. Je dois y aller, mais les infirmières de l’unité des soins intensifs sont les plus gentilles, alors elles seront plus que contentes de répondre aux questions que vous vous posez." Sur ce, le médecin prit congé pour se pencher sur un autre cas.

Lois se tourna vers Perry. "Écoutez-moi, Chef, pourquoi ne rentrez-vous pas chez vous ? Clark et moi allons garder un œil sur ce qui se passe ici. Nous avons des recherches à faire et nous voulons aussi savoir comment la manifestation s’est déroulée aujourd’hui. Nous allons être occupés, mais nous pourrons quand même voir s'il se passe quelque chose. Je suis certaine que rien ne se produira, mais juste au cas où. Vous savez."

Perry sourit faiblement et se massa la nuque. "Oui, mes enfants, Je le sais. Nous allons monter la garde chacun à notre tour. Je vais rejoindre Alice, mais je reviendrai vous voir plus tard."

Clark raccrocha son téléphone cellulaire et se massa la nuque. Il leva les yeux et vit Lois qui se reposait sur une chaise, une main sur son ventre, regardant pensivement par la fenêtre.

Lois se rendit compte que Clark l’observait, attendant. Il semblait avoir besoin qu'elle le prenne dans ses bras. En fait, elle savait qu’elle en avait besoin aussi. Alors elle se leva et l'entoura de ses bras, autant que sa condition le lui permettait.

Lois se recula un peu de Clark pour le regarder dans les yeux. "Comment ça va ?"

Il commença à lui masser légèrement le dos et répondit avec enthousiasme. "Jack a dit que ça s’est très bien passé. Je crois que le musée a encore une chance, merci à Jimmy et Penny."

Lois commença à penser au musée, à la manifestation et à ce vol épouvantable. "Je n’arrive pas à croire que ce sont des coïncidences. Après tout, Jimmy est un gamin intelligent. Il n’aurait pas emmené Penny avec lui dans un quartier qu'il ne savait pas sûr. Je ne peux pas le croire." Lois posa sa tête sur la poitrine de Clark tandis qu’ils réfléchissaient tous deux à la situation.

Lois regarda son mari. Ses yeux étaient tristes et il avait un regard coupable qui le trahissait. "Clark Kent. Regarde-moi."

Clark hésita, prit une grande inspiration et regarda Lois dans les yeux. "Je sais ce que tu vas dire, Lois. Superman n’est pas responsable de ce qui est arrivé. D’après les témoins, il n’aurait pas eu suffisamment de temps pour arriver là-bas avant que les coups ne soient tirés, s’il avait entendu quelque chose. Je te le dis, même si j’avais pu l’entendre, je me trouvais à l'endroit où je devais être. Avec toi. Je me sens vraiment mal de ce qui s'est passé et de n'avoir été d'aucun secours. Mais je ne me sens pas coupable, pas à cause de ça, en tout cas. Je me sens coupable à cause de quelque chose d’autre."

"Que nous n’aurions pas dû le laisser emménager dans ce quartier ? Nous connaissions le risque nous aurions dû l’avertir plus sérieusement ? Peut-être. Mais nous ne pouvons pas toujours nous remettre en question, Clark. Jimmy est un adulte et il a pris cette décision tout seul. Ne crois-tu pas que nous ne ferons constamment face à ce genre de problèmes avec cet enfant ? Si Junior, ici présent, a une seule once de ma personnalité, il aura toujours des problèmes. Nous allons faire de notre mieux pour le ou la protéger, mais nous ne pourrons pas vivre sa vie. Peu importe son sexe."

"Oui, oui. Ma tête le sait. Mais mon cœur non. J’ai si peur, Lois. Peur pour Jimmy, peur pour nous et maintenant, peur pour la nouvelle vie que nous avons créée. Je ne crois pas m’être *réellement* penché sur toutes les responsabilités que ça implique."

"Clark, c’est comme ça pour tous les nouveaux parents. As-tu au moins lu un des livres que tu as achetés sur l'éducation ? Cet enfant est à nous, mais il a aussi une vie qui lui est propre. Nous allons faire de notre mieux pour l’élever dans un environnement sûr et équilibré. Nous n’avons qu’à espérer que nous avons donné un bon départ notre enfant en prenant de sages décisions."

Clark sourit tristement à Lois et elle mit sa main sur son ventre rebondi. "C’est si incroyable. Une partie de toi et une partie de moi, ensemble pour toujours. J’aimerais tellement la protéger, pour toujours."

"Tu peux *le* protéger. Tu peux aimer notre enfant autant que tu m’aimes. Ce sera le plus beau cadeau et la plus belle protection que tu pourras jamais lui donner. Combien de fois est-ce que cet amour nous a sauvé, toi et moi ?" Lois posa sa main par-dessus la sienne.

Clark se pencha et posa sa tête contre le ventre de Lois, écoutant les signes de vie. Il sourit en entendant gargouiller l’estomac de Lois. "On dirait que Junior a encore faim. Heureusement pour vous deux, mon sac contient vos barres de granola favorites. Ooh, ooh, regardez-moi ça. Et une bonne orange juteuse aussi."

"Bien, ce n’est pas du pastrami chaud, mais ça fera l'affaire, je suppose." Elle mangea l’orange et la barre et fit descendre le tout avec un carton de lait que Clark avait acheté à la cafétéria de l’hôpital. Un moment plus tard, ils commencèrent à travailler sur leur plan de bataille.

Lois s’assit à son bureau le jour suivant, suivant les ordres du médecin, elle limitait son emploi du temps. Clark était au téléphone avec quelqu’un, en tapant furieusement. Sans le bénéfice de la super oreille, Lois devait attendre la fin de sa communication pour savoir à qui il parlait. Elle était en train de vérifier son courrier quand Clark s’approcha d’elle

"C’était l’Inspecteur Henderson. Il nous a donné l’identité des personnes à qui appartiennent les empreintes digitales -- des associés d’Intergang. La plupart sont des criminels de petite envergure. Mais nous avons assez d’informations, avec le témoignage de Superman, pour obtenir un mandat pour fouiller cette usine de munitions. Comme récompense pour l’info qu’on leur a donné, on a droit à l'exclusivité." Clark marcha vers l’imprimante, où la copie de son article venait juste de sortir. "Voilà, c’est un premier jet de article pour l'édition de ce soir."

" 'La police fait une arrestation lors d'une opération de drogue' ? Paul Anderson ? Je n’avais pas entendu parlé de lui comme d'un gros bonnet avant ça." Lois lut la page, se mordillant la lèvre pendant que ses yeux parcouraient le texte. "Penses-tu que tout est légitime ? Ou penses-tu qu’Intergang l’a piégé ?"

"C’est étrange que tu dises ça. Henderson croit aussi que c’est un piège. Même si ce n’est pas le cas, Intergang semble avoir eu dernièrement des difficultés avec ses associés. J’étais en train de fouiller dans les articles de nécrologie, tu sais, juste pour me mettre au courant des nouvelles et je suis tombé sur ça." Clark tendit à Lois une feuille de papier soulignant l'overdose de drogue d’un mâle de type Caucasien.

"James Calan? Le tueur à gages qui travaille pour Intergang?" demanda Lois avec surprise.

"Le seul et unique. La chose est que cet homme était très prévoyant et blanc comme neige. On a jamais prouvé qu'il était coupable de QUOI QUE CE SOIT. Pas d'antécédents concernant la drogue," Clark lut le dossier qu'il tenait, le nom des associés présumés d'Intergang . "Calan avait la réputation de faire correctement ce qu’il entreprenait. C’est paradoxal parce qu’il n’aurait jamais pris de drogues. Il se surestimait trop. Si on fie à l'informateur, en tout cas. Ça n’a pas de sens, n'est-ce pas ?"

"Non, ça n’a aucun sens. Si Calan a fait ça et que c'est un meurtre, ils seraient morts. C'était un vrai pro. Peut-être qu’il n’a rien à voir avoir ça après tout. Mais c’est remarquable comme coïncidence..." Lois réfléchissait tout haut.

Tous deux essayaient de résoudre ce casse-tête quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et Perry en sortit.

Traversant la salle de rédaction, le pas décidé et une lueur dans les yeux, Perry cria : "Lane, Kent. Dans mon bureau. Tout de suite."

En fermant la porte du bureau de Perry, Clark étudia discrètement Perry. Perry était assis à son bureau, feuilletant impatiemment les articles qui lui avaient été soumis pour l'édition du soir, acceptant quelques articles, mais en rejetant davantage. Alors que Lois et Clark se tenaient face à lui de l'autre côté du bureau, Perry leva les yeux vers eux.

"L’état de Jimmy s’est stabilisé. Le médecin ne me dit plus rien, maintenant que les parents de Jimmy sont ici, mais l'air soulagé de Jack Olsen, qui venait de parler avec le docteur, m’a satisfait. Penny aussi semble aller mieux. Je viens tout juste de parler à sa mère et elle m’a dit que Penny était sortie du coma et qu’elle dormait normalement maintenant." Perry retourna à son écran d’ordinateur. "Ahh, voici l'article sur le vol."

Perry jeta un oeil à l’article tandis que Lois et Clark attendaient. "Ça dit que la police n’a trouvé aucune preuve pour accuser quelqu'un d'autre chose que de vol à main armée et d'agression."

"Est-ce que quelqu’un a un indice qui pourrait nous permettre de savoir pourquoi Jimmy et Penny étaient dehors à cette heure de la nuit ?" demanda Lois. "Superman nous a dit qu’il les avait suivis dans Kingston alors qu'ils passaient l'information sur la manifestation et qu'il les avait ensuite vus rentrer chez eux. Pourquoi auraient-ils eu besoin de ressortir ?"

"Nous devons vraiment leur parler. Et jusqu’à ce que l’un d’eux se réveille et que leurs parents et les médecins nous laissent leur poser des questions, ce ne sera pas possible. Je veux savoir ce qui se passe avec cette histoire de musée," répondit Perry.

Lois le mit au courant. "Nous avons une piste qui indique qu’Intergang pourrait bien exploiter le coin -- en utilisant une vieille usine de munitions à côté du musée. Nous allons vérifier les antécédents de ce bâtiment et entrer en contact avec l’Inspecteur Henderson. Il doit fouiller le bâtiment aujourd’hui."

"Que se passe-t-il avec l’article sur le trafic de drogue, Kent?"

"C’est réglé."

"Je ne vois pas votre copie à mon bureau."

"J’ai promis à Henderson que je ne le publierai pas sans son approbation."

Perry hocha la tête. En dépit du vieil adage 'les gentils finissent les derniers', il savait que Clark ne tirerait jamais profit d’un avantage qu’il possédait. On ne pourrait jamais extirper le Kansas des tripes de Kent. Et peut-être que c’était une bonne chose. Son travail n’en avait pas encore souffert jusqu’ici. Perry hocha la tête et murmura quelque chose qu’il espérait être des mots de désapprobation.

"Allez, vous deux. Vous devriez enquêter là-dessus."

Lois se tourna vers Clark alors qu’ils traversèrent la salle de rédaction.

"Apportons ces trucs sur Calan à Henderson. Il n’a probablement pas pensé à Jimmy Calan et à ses liens avec Intergang. S’il a été embauché pour s’occuper de Jimmy et Penny, on l'a peut-être tué pour le faire taire. Surtout si Intergang a de graves problèmes."

L’après-midi suivant, Lois travaillait à son bureau de meilleure humeur que depuis des jours. Jimmy et Penny allaient mieux les tous deux, même si les visites étaient encore interdites.

Lois venait tout juste d’accéder aux documents de Jimmy et elle cherchait la raison pour laquelle ils auraient pu être attaqués. Elle trouva la réponse dans un courrier étrangement codé. Son contenu la surprit. Elle était en train réviser mentalement son article sur le musée en en relisant ses notes.

"Bonnes nouvelles, chérie ?" lui demanda Clark quand il fut à portée de voix.

"Tu ne va pas le croire. Regarde cet e-mail que Jimmy a reçu le soir de l'agression, d’une certaine Rosemary Silverton. Elle se trouve être un des membres de la direction du musée. Du moins elle l'a été, pendant des années. Apparemment, la personne qui a fait les changements là-bas l’a sous-estimée, en croyant qu’elle était trop vieille pour faire attention aux détails.

"Il semble que Madame Silverton a remarqué que beaucoup de choses étranges se passaient avec le conseil d'adminisration du musée, alors elle a gardé les yeux ouverts. Et tu ne croiras pas ce qu’elle a trouvé. Tiens – regarde ça. Une copie scannée d’une note, ordonnant la fermeture immédiate du musée et sa vente bon marché à un certain Church."

"Bill Church ?!" demanda Clark, incrédule.

"Non. Mindy. Madame Mindy Church. Derrière toute l’histoire du musée. Je *savais* que c’était une couverture," Lois sourit, puis commença à spéculer. "Mindy Church voulait écarter Jimmy de l’histoire du musée. Elle a alors envoyé Calan pour lui régler son compte. Puisque Calan n’a pas réussi à finir le boulot, elle l’a achevé afin qu’il ne puisse être identifié. Ça se tient. Cette note prouve que Mindy Church est le lien au musée. Maintenant, nous n’avons plus qu’à établir le lien entre Calan et toute l’affaire et nous aurons Mindy Church connectée à Intergang."

Quelques jours plus tard, à la suite d'un article fracassant, Perry félicita son couple de journalistes vedette. "Lane et Kent l'ont encore fait." Perry sourit en regardant les quatre gros titres devant lui : "Réseau de drogue relié au Groupe Church." "Prolifération du Crime Organisé ? Possible Trafic Illégal de Munitions à Kingston relié à Intergang." "Le Musée de la Démence --Les Church Impliqués dans une Agression à Kingston." "Le Groupe Church Démantelé – les associés admettent leur relation avec Intergang et acceptent de témoigner."

"Quatre gros titres en quelques jours. Je ne crois pas aux éloges, mais vous avez bien travaillé, les enfants. Mettre Jimmy comme co-auteur et Penny comme assistante à la rédaction était un beau geste."

"Eh bien, Chef, ce sont les recherches de Jimmy qui nous ont donné les preuves dont nous avions besoin pour cette histoire. C’est vraiment son article, de toute manière," dit Clark.

"Les événements se sont bien déroulés," admit Lois. "Calan a été si arrogant qu’il ne s’est même pas donné la peine de faire disparaître l’arme qu’il a utilisée. Il a laissé une quantité de preuves incriminant Intergang."

"Maintenant, avec ce type 'Mike Reynolds' qui est prêt à témoigner, Mindy Church et Intergang sont réellement neutralisés. Et en plus, le musée pourrait bien être sauvé après tout," ajouta Clark.

"En parlant du musée, Chef, Clark et moi nous sommes demandés si nous pouvions en parler à Jimmy... "

Perry sourit. "N’en dites pas plus, Lois. Vous et Clark pouvez prendre le reste de la journée -- la semaine, même. Je vous verrai tous les deux lundi."

"Jimmy !" Lois accueillit chaleureusement le jeune homme qui paraissait si pâle sur les draps de son lit d’hôpital. Il y avait encore des tubes qui couraient tout le long de son corps. Mais voir qu’il avait les yeux ouverts et qu’il était conscient était une assez bonne nouvelle pour le moment.

"Lois, Clark. Ça fait plaisir de vous voir. Même si vous m'avez volé mon article." Ils rirent tous à sa faible tentative pour faire de l’humour. C'était un rire de soulagement : il avait vu la vie sous son jour le plus triste et il en revenait presque entièrement pour en parler. "Maintenant, je suis prêt pour un compte-rendu détaillé. Même si j’ai manqué une grande partie des trucs les plus excitants, j’ai fait la plus grande partie du travail."

Lois, Clark et Jack s’installèrent autour du lit de Jimmy. Lois et Clark lui racontèrent toute l’histoire. Ils répondirent à toutes les questions de Jimmy, qui paraissaient sans fin. Puis lui posèrent, eux aussi, les leurs.

"Pourquoi étais-tu dehors Jimmy?"

"Je venais tout juste de recevoir l’appel d’un informateur. Je suppose que c’était simplement Calan pour me piéger. À ce moment-là, j’ai pensé qu’il faisait partie d’un 'culte' quelconque. Il nous avait parlé d’un truc sur les "church". Maintenant je comprends, c’est Church avec un grand 'C'. Penny a été très malchanceuse, elle s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment." Ses yeux s’assombrirent à la pensée qu’ils s’en étaient tirés d'un cheveu. Elle ne s’était réveillée que depuis le matin.

"Jimmy, tu ne peux pas te blâmer de ce qui est arrivé. Elle est adulte. Si elle est un tant soit peu comme Lois, elle y serait allée avec ou sans ta permission. Elle était avec toi sur cette histoire et sur la manifestation également. Alors, ils s'en seraient probablement pris aussi à elle, de toute façon."

Deux semaines plus tard, Jimmy jeta un dernier oeil autour de lui. Le buffet était dressé et la plupart des meilleurs amis de Penny, de même que les siens, étaient rassemblés. La fête commencerait dès qu'il irait la chercher. Cette fête était une "surprise, bienvenue à la maison, nous sommes heureux que tu sois de retour et tout-ce-qu’on-peut-trouver-comme-motif-pour-fêter-ça".

Si elle se doutait de quelque chose, Penny ne dit pas un mot. Des larmes emplirent ses yeux à la grande "Surprise !" et à la vue de tous les visages radieux qui se trouvaient dans la pièce. Elle se sentait si bien, de se retrouver avec tous ces gens.

C’était si bon d’être en vie.

Personne ne resta très longtemps, puisque Penny et Jimmy récupéraient encore et avaient tendance à se fatiguer très vite. Mais la fête était pleine de chaleur et d’amitié.

La conversation tourna finalement sur le musée Milhaus et sa survie chancelante. Tout était redevenu normal et les membres du conseil avait été changés, tout ça sous la supervision d’un des descendants du propriétaire initial. Cependant, les choses ne semblaient pas encore très bien se dérouler. Même si les fichiers du musée montraient un mécénat plus important, il n’y avait pas beaucoup de rentrées d’argent pour compenser les expositions. Penny avait dit qu’elle n’avait pas peur d’aller au fond des choses malgré ce qu’elle venait de vivre.

Jimmy passa son bras autour d’elle et la reprit. "*Nous* allons aller au fond des choses, Penny. Ensemble." Il la prit dans ses bras et posa sa tête contre la sienne.

Finalement, Lois attira Clark à elle. "Je suis fatiguée, Clark et je crois que Jimmy et Penny le sont aussi. Et si on rentrait à la maison ?"

Ils restèrent assis dans un moment dans le parking en attendant que l’air climatisé diffuse la chaleur dans la voiture. Lois alluma la radio sur une station d'infos. "Nous venons tout juste d’apprendre que Paul Anderson, un suspect très important dans la récente affaire sur le trafic de drogue à Kingston, a été trouvé mort sans sa cellule ce soir, il s'agirait apparemment d’un suicide. Le procès de Mr Anderson devait commencer le vingt-cinq juillet. Anderson avait plaidé non-coupable à toutes les accusations. La police de Métropolis n’a fait aucun commentaire, mais nous supposons que le dossier sera considéré comme clos..."

Clark soupira profondément.

"Quoi ? Tu ne crois toujours pas qu’il soit coupable ?"

"Je ne sais pas, Lois. Ça me paraît trop évident. Ça sonne faux, cette histoire d’homme qui se pend."

"Est-ce que le type d’Intergang qui a témoigné... Mike Reynolds... a parlé d'Anderson ?"

"Il a dit que si Anderson était derrière ce trafic de drogues, que ça c'est fait sans l’approbation d’Intergang. Mais il a aussi dit qu’Anderson était un franc tireur. Il se plaignait souvent que ce soit une femme qui dirige l'organisation. Encore une fois, Reynolds a disparu de la surface de la terre après avoir témoigné au procès de Mindy Church la semaine dernière. Peut-être qu’il essaie de cacher quelque chose."

"Peut-être est-il juste assez intelligent pour rester hors de la portée de Mindy Church."

"Oh, il a donné assez d’éléments de preuves pour laisser Mindy et ses autres associés d’Intergang derrière les barreaux pour un bon moment. Il a aussi fourni au Fisc des renseignements sur différentes sources de revenus cachés d’Intergang, alors le vrai pouvoir de Mindy, l’argent, est presque totalement envolé. Sois rassurée, il a emporté tout ce qu’il a pu."

"Bien, bien, bien, voyez qui a disparu et qui s’est fait un nouveau visage. Je dois avouer, ça vous va bien. Cet artiste en maquillage vous a beaucoup appris." Luthor leva son verre de scotch et salua son homme de confiance. La salle de guerre était silencieuse, la grande rencontre printanière pour mettre en place les événements majeurs de la nouvelle année fiscale venait tout juste de se terminer. Il fêtait ça.

"Oui, monsieur. J’ai cru que ce serait plus prudent. Je pense faire de ceci un changement permanent. Nous avons peut-être mis Mindy derrière les barreaux, mais Intergang est encore puissant. Pas beaucoup, me direz-vous, mais quand même un peu."

"Asseyez-vous, prenez un scotch. Pensez-vous qu’elle vous suspecte ?"

"Non. Et ça m’importerait peu qu'elle ait des soupçons. Elle ne me trouvera pas. Mais malgré tous ses défauts, c'était une femme brillante et très belle. Dommage. "

"Vous avez fait du bon travail avec Calan. Le monde tournera mieux sans cet homme. J’ai aimé la touche personnelle que vous y avez mis, avec l’arsenal. Ça a couvert l’histoire du musée."

"Merci, monsieur. J’ai pensé que vous apprécieriez. Bien sûr, j’ai conservé des armes pour nous. Avez-vous reçu ce message ?"

"Oui, oui, je l’ai eu. Cependant, c’est dommage pour le musée. Nous avons enlevé les armes de la manufacture et la couverture est fichue pour un bout de temps. Le météorite sur lequel est construit le musée est une toute autre histoire. Je le veux encore. Et je ne peux pas creuser des trous dans les fondations du bâtiment s’il est encore ouvert au public. Même si ce n’est pas de la Kryptonite pure, ça pourrait m’être d’une certaine utilité. Êtes-vous certain que c'est vrai ?"

"Pas certain, monsieur, non. D'après ce que je sais et en me basant sur les explications que le scientifique m’a données, il est certain que cette roche, si ce n’est pas de la Kryptonite pure, en est très proche. Un petit morceau a été testé sur Superman il y a quelques semaines. Ça a semblé marcher, même si, bien sûr, il ne savait pas ce qui lui faisait perdre de l’altitude."

Luthor se mit alors à rire en remplissant à nouveau les deux verres. "Notre bon Milhaus doit se retourner dans sa tombe -- en pensant que ce morceau de roche sur lequel il a construit son musée, son 'œuvre d'art venant des étoiles' pourrait bien devenir l’arme la plus puissante de notre époque ? Ça vous excite et vous fait bouillir de l’intérieur, n'est-ce pas?

"Eh bien, portons un toast." Les deux hommes levèrent leur verre. "À la nouvelle année fiscale et à la prospérité qu’elle nous apportera. Aux bons associés et aux assassinats des mauvais. Par-dessus tout, à vous, Mike Reynolds, d’être le meilleur arnaqueur de notre époque."

"Merci, monsieur." Ils burent en silence pendant une minute avant de réviser leurs plans d’action pour l’année à venir. Les temps tourmentés pour Kingston ne faisaient que commencer.

FIN


Les personnages de cet épisodes sont la propriété de DC Comics, December 3rd Production et Warner Brothers. Aucune violation des droits n'est délibérée de la part des auteurs du "Season 5 groupe", toutefois, les idées exprimées dans cet épisode sont la propriété des auteurs de la 5ème saison( copyrighted © 1997).