Cauchemar sur Metropolis PDF Imprimer Envoyer
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Saison 5, Episode 16

par Lori McElhaney

Version française de


Traduction Chantal Martineau

 

Alors que l’horloge derrière lui sonnait trois heures du matin, le Dr Morphéus contemplait les lumières de la ville. Se dirigeant vers son armoire à pharmacie, il sortit plusieurs flacons de médicaments. Il fit tomber quelques pilules dans le creux de sa main et les avala ensuite avec colère. Se couchant sur son lit, fatigué, il attendit que les drogues fassent effet, bouillant intérieurement sachant qu’il ne parvenait pas à s’endormir, comme toujours.

Tôt le matin, Centre du Sommeil de Métropolis - Bureau du Directeur.

"Chimera," dit la voix, brusquement et avec autorité. "Vous m’aviez promis des résultats, tout ce que j’entends encore, ce sont des promesses. J’ai entendu dire que votre meilleur chercheur ne peut pas s’aider lui-même – il ne s’agit pas exactement d’un investissement intelligent."

"Monsieur Luthor, attendez… Le Dr Morphéus a un assistant qui est brillant, impatient et qui a soif de gloire. Je crois qu’on peut le persuader de poursuivre vos recherches. L’usage des phases de rêves pour modifier le comportement humain ou le contrôle du comportement est possible, je le crois vraiment. Je vais me débarrasser de Morphéus – si vous nous fournissez des fonds pour quelques temps encore."

"Six mois." La ligne siffla quand la communication fut interrompue.

M. Chimera laissa échapper un profond soupir. Il avait un travail très déplaisant à accomplir. Mais les donateurs devenaient de plus en plus difficiles à trouver. Spécialement avec tout l’argent que Lex Luthor pouvait leur verser.

Plus tard dans la matinée, Centre du Sommeil de Métropolis.

Parcourant le couloir du Centre du Sommeil de Métropolis, le Dr Morphéus saluait les employés en passant devant eux. Il était au courant de leurs réactions quand ils le voyaient, son apparence ne pouvait mentir. C’était le comble de l'ironie : le directeur de la recherche sur les désordres du sommeil était lui-même un insomniaque chronique. La rougeur de ses yeux et son regard vitreux étaient, pour ses collègues, les signes évidents d'une autre nuit sans sommeil. Il s’assit à son bureau et regarda les notes de son technicien sur les travaux de la nuit dernière.

'OUI !', pensa-t-il. 'Ça a marché. Maintenant, nous n’aurons plus qu’à ajuster l’équipement, puis…'

L’interphone fit un bruit. "Dr Morphéus," dit la voix de la secrétaire, "Monsieur Chimera voudrait vous voir tout de suite dans son bureau."

"Qu’y a-t-il, Daniel ? Je crois que nous avons fait une percée très importante hier soir, j’ai besoin de plus de temps pour analyser ces résultats…"

"Docteur," l’interrompit formellement M. Chimera, "Je viens tout juste de rencontrer le reste des membres du conseil et j’ai de mauvaises nouvelles à vous annoncer. Ils ont décidé de ne pas renouveler votre contrat avec nous. À la fin de cette journée, je vais devoir vous demander de nous remettre vos dossiers ainsi que les notes de vos recherches et de vous trouver un autre emploi."

"Quoi ?" gronda Morphéus, frappant sur la table. "Pourquoi ?"

"Cet endroit une institution de recherches respectable, mais les personnes qui apportent les fonds pour ces recherches sont les gens qui viennent ici pour se faire traiter. Je suis désolé, mais votre condition physique entre en conflit avec votre travail. Comment pouvons-nous prouver que nos traitements sont efficaces quand l’un de nos directeurs, et non le moindre, a été incapable de se traiter lui-même ?"

"Aucun traitement n’est garanti à 100% et mes nouvelles recherches sont très prometteuses..."

"Pas encore ça, Morphéus – les rayons du sommeil ?" M. Chimera parlait impatiemment. "Nous avons besoin de faits, pas de science-fiction. Et je suis moi aussi au courant que chaque cas est différent et qu’il n’y a aucune garantie. Ce n’est nullement à cause de cela, quoique continuer ce genre de recherches malgré l’avis du Conseil, n’a pas du tout aidé votre cas. C’est à propos de l’argent et des fonds publics de notre établissement. Il y a d’autres endroits, d’autres villes que ces gens pourraient choisir – mais ils viennent ici parce qu’ils croient que nous sommes les meilleurs. Nous ne pouvons leur laisser entrevoir une faiblesse quelconque. Cette décision est irrévocable."

"Est-ce que ça a un lien avec ces projets spéciaux auxquels vous avez essayé de m’intéresser ? Dans quoi vous êtes-vous fourré pour laisser une personne de l’extérieur prendre des décisions sur les recherches à votre place ?"

"Ce ne sont pas vos affaires." La voix de M. Chimera était froide et distante. "Parfois, les fonds pour la recherche viennent avec certains objectifs. C’est vrai dans tous les domaines. Mais, la décision à propos de votre emploi a été faite par le Conseil et moi-même. Au revoir, Dr Morphéus."

Minuit. Laboratoire privé du Dr Morphéus

Plus tard ce soir là, le Dr Morphéus était déterminé à poursuivre son travail malgré sa confrontation précédente avec M. Chimera. Des équipements électroniques étaient disposés dans la pièce. Des boîtes débordant d’outils et de circuits imprimés étaient amoncelées dans un coin. Un petit téléviseur, recevant toutes les nouvelles chaînes d'infos, était posé dans un autre coin. Jetant un œil à la machine se trouvant dans le milieu de la pièce, il ajusta plusieurs commandes. Il parlait tout-haut pendant qu’il travaillait, "Il dit que c’est de la science-fiction. Personne ne veut courir de risques. Attends un peu que je leur montre. Ils vont regretter de m’avoir congédié." Il se dirigea vers une boîte remplie de pièces d’électronique. "Les derniers patients dans le laboratoire de repos ont rapporté avoir fait de longs rêves agréables. Les données montrent que même après que le rayon ait été fermé, le cycle de sommeil de la phase REM se poursuit plus de deux heures. Avec cette nouvelle source, je devrais être capable d’étendre son rayon à la ville entière. Quant la ville aura eu quelques nuits de cauchemars, ils verront bien qu’il ne s’agit pas de science-fiction," expliqua Morphéus, furieusement. "Tout ce dont j’ai besoin, c’est d'une image sur laquelle les gens pourront se concentrer. Les résultats du laboratoire ont montré que le rayon fonctionnait mieux quand le sujet possédait un idéal ou un rêve sur lequel il pouvait rêver. Je n’ai qu’à encoder l’image dans le rayon et..." Alors qu’il continuait à résoudre son problème, un bulletin d'informations de LNN l’interrompit.

"Superman," demanda le journaliste, "Comment trouvez-vous le temps pour aider autant de gens ?"

"Bien, j’essaie d’aider le plus que je peux. Je suppose que c’est une bonne chose que je n’aie pas besoin de beaucoup de sommeil." Superman sourit.

"Le veinard," dit Dr. Morphéus. Son visage se figea pendant qu’il regardait l’écran du téléviseur. "Tout le monde connaît Superman– il va être la cible parfaite pour ma petite démonstration. Vous trouverez peut-être que votre 'aide' sera moins bienvenue cette semaine que d'habitude, Superman."

Propriété de Lois et Clark, 348 Hypérion Avenue.

Lois s'éveilla tandis que Clark se glissait dans le lit à ses côtés. S’étirant encore tout endormie, elle se cala encore plus dans les bras de Clark alors qu’ils étaient collés l’un contre l’autre dans le lit.

"Tout va bien, Clark ?"

Clark acquiesça et l'approcha encore plus près de lui, sa présence le réconfortant toujours après une longue nuit de patrouille.

"J’ai fait un merveilleux rêve," murmura Lois, pleine de sommeil, se retournant dans ses bras, pour voir ses yeux sombres. Elle s’étira à nouveau et caressa ses cheveux noirs, les enlevant de son front.

"Est-ce que j’étais dans ton rêve ?" demanda Clark, fourrant son nez contre son cou.

Lois sourit, entortillant ses jambes avec les siennes en répondant contre ses lèvres, "Tu es toujours dans mes 'meilleurs' rêves, Clark."

Pendant ce temps, au laboratoire du Dr Morphéus

Morphéus vérifia une dernière fois les ajustements qu’il avait apportés à la machine. Prenant une grande inspiration, il tourna le commutateur. "Fais de beaux rêves, Métropolis, le marchand de sable va passer…"

Retour chez Lois et Clark.

Lois rêvait…

Elle volait… Superman la berçait dans ses bras… la journée était magnifique, claire et ensoleillée, avec une brise tiède. Superman la regardait et souriait, puis tout changea brusquement…

Le ciel s’était assombri et plus loin le tonnerre grondait et elle tombait. Elle appela à l’aide et soudain Superman était là mais juste au moment où il allait la rattraper, il s’arrêta et la regarda tomber…

Lois se réveilla en sursaut et trouva Clark qui l’observait d’un regard inquiet. "Lois, est-ce que ça va ?"

Lois répondit, "J’ai fait un cauchemar, Clark. Je vais bien. Ce n’était qu’un rêve." Elle se retourna pour jeter un oeil à la pendule. "Il est deux heures du matin, rendormons-nous."

Le matin suivant

"Chérie, réveille-toi," dit doucement Clark.

Lois ouvrit un peu les yeux et vit Clark assis sur le côté du lit, lui tendant une tasse de café. 'Décaféiné, bien sûr,' pensa-t-elle, maussade. 'Ce matin, j’aurais vraiment aimé boire un vrai café.'

"Es-tu certaine de vouloir aller travailler ce matin ? Je sais que tu t’es pas mal promenée cette nuit."

"Je vais bien, Clark, donne-moi une minute. Peut-être que si je prétends qu’il y a de la caféine là-dedans..."

"J’ai lu des bouquins, Lois. Beaucoup de femmes -"

"Pas encore ça, Clark," dit Lois, exaspérée. "Je croyais qu’on s’était mis d’accord. Plus de livres !" Elle lut le titre du livre qu’il tenait à la main : 'Vous êtes enceinte et vos rêves vous rendent folle.' "C’était seulement un petit cauchemar -"

"Deux cauchemars, Lois." Il lui prit la main, ses yeux inquiets. "S’il te plait, raconte les moi. Le livre dit que la plupart des femmes enceintes font des rêves bizarres et intenses. Ça peut peut-être t'aider d’en parler. C’est juste une façon de régler..."

"Clark, repose ce livre dans ta 'bibliothèque' et allons-y. Perry veut le remaniement de cet article à la première heure ce matin."

Clark soupira et déposa le livre avec tous les autres livres sur la grossesse qu’il avait achetés. Il regarda avec culpabilité les piles de livres dans l’étagère que Lois appelait sa "bibliothèque." Il se fit alors la promesse qu’elle ne devait jamais voir ceux qu’il avait achetés et qu’il entreposait dans sa cabane dans l’arbre à la ferme. Ou encore les copies d’Internet qu’il avait fait imprimer et qu’il conservait dans un dossier au journal.

Daily Planet

Lois et Clark arrivèrent au Daily Planet, s'installant dans leur routine matinale quotidienne. Jimmy s’arrêta devant le bureau de Lois et soupira. "Mon vieux, quelle nuit – j’ai fait des rêves dingues."

"Quelle genre de rêves, Jimmy ?" lui demanda Lois, portant son attention sur son écran. Elle continuait à taper sur le clavier, ses sourcils montrant son intense concentration.

"Des cauchemars très étranges. Je suis en train de me préparer à prendre cette photo du feu – et je m’avance sur un balcon pour avoir 'la' bonne photo. Superman se montre, alors que je suis en train de prendre la photo. Super, hein ? Alors, je prends la photo et le scoop de Superman. Mais, écoutez bien, il vole vers moi et me pousse par-dessus le balcon ! Alors, ensuite, je me rendors, mais j’en fait un autre. Superman est encore dedans et il laisse mourir les gens. J’essaie d’aider, mais je ne peux pas. Je n’ai jamais dormi autant, mais je ne me suis jamais senti aussi fatigué de toute ma vie."

Lois ferma le fichier sur lequel elle travaillait, tous ses instincts de journaliste étaient en état d’alerte. "C’est étrange, Jimmy. J’ai moi aussi rêvé de Superman la nuit dernière."

"Rêver de Superman, Lois ? Oh, mon vieux, il vaudrait mieux que Clark ne soit pas au courant !" dit Jimmy en plaisantant.

"Jimmy !" Malgré son sentiment d'inquiétude, Lois sourit.

Clark s'approcha du bureau de Lois avec ce regard qu’elle était parvenue à déchiffrer comme étant celui d’un 'problème'. "Hé, Jimmy, quoi de neuf ?"

Il écouta distraitement la réponse de Jimmy alors qu’il murmurait à l’oreille de Lois, "Il faut qu'on parle."

"Jimmy !" beugla Perry de son bureau.

"Il faut que j'y aille. À plus tard, CK." Jimmy se précipita dans le bureau de Perry.

Lois suivit Clark dans la salle de conférence. "Il n'y a pas que Jimmy, Lois. Il est peut-être la quinzième personne à qui j’ai parlé ce matin qui dit avoir fait un mauvais rêve concernant Superman. Est-ce que Superman était aussi dans ton rêve ?"

Lois acquiesça et remarqua la douleur qui apparut dans les yeux de Clark. "Oui, nous volions, puis ensuite je tombais et tu ne me rattrapais pas. Clark, tu sais bien qu’il doit y avoir quelque chose derrière cela – allons parler à Perry et voyons ce que nous pourrons trouver à ce sujet."

"Lois, attends. Je dois --" Clark fit le geste de la main et que lui et Lois utilisaient pour dire qu’il devait s'envoler. "Vas parler à Perry et vois si Jimmy peut trouver quelque chose d'intéressant là-dessus."

Superman survolait la ville, se concentrant sur les cris frénétiques d’une mère. "Aidez-moi, quelqu’un ! Ma fille est encore à l’intérieur !" Superman se posa devant un appartement en flammes. "Je vais la trouver, ne vous en faites pas."

Superman trouva la petite fille recroquevillée dans un coin de sa chambre pleine de fumée. "N’aie pas peur, je vais t’aider." Il commença à l’entourer de sa cape quand elle se mit à crier : "Non, vous êtes méchant !" Et elle essaya de s’échapper. Il fut pris au dépourvu et elle se faufila hors de sa portée et se précipita à l’embrasure de la porte. À ce moment, le plafond s’écroula ; et, bien qu'il arriva à temps des débris la blessèrent. Il l'amena dehors entre les mains du personnel d’urgence qui les attendait et remarquant que le feu était maintenant maîtrisé, il s'en alla encore tremblant d’émotion.

Plus tard cet après-midi là, au Daily Planet

Perry, Lois, Jimmy et Clark étaient assis autour de la table de la salle de conférence et discutaient des possibilités d'aborder cet article.

"D’accord, tout le monde, dites-moi ce que vous avez trouvé jusqu’à maintenant..."

Remarquant les cernes sombres sous les yeux du Chef, Lois n’avait pas besoin de lui demander de quoi il avait rêvé la nuit précédente. Tapotant impatiemment son crayon sur la table, elle répondit, "Pour l’instant, pas grand chose – seulement une masse de gens qui ont tous eu des cauchemars la nuit dernière. J’ai appelé les hôpitaux – la ligne pour la Prévention du Suicide a reçu 10 % d’appels en plus hier soir." Elle fit le tour de ses notes, les observant rapidement. "Le phénomène semble être centré à Métropolis et ses environs ; j’ai vérifié auprès de mes autres sources dans d’autres villes et ils n’ont eu aucun rapport sur de tels incidents."

Perry se tourna vers Clark, "Clark, pouvez-vous entrer en contact avec Superman ? Il semble qu’il soit au cœur de la plupart des cauchemars. Nous devons connaître sa réaction face à la situation."

"Je lui ai parlé ce matin et il m’a dit n’avoir aucune idée de ce qui peut causer cela. Mais il est inquiet, une petite fille a failli mourir ce matin car elle avait peur de lui, elle a essayé de s’enfuir pendant un sauvetage dans un appartement en flammes." Lois chercha et trouva la main de Clark sous la table et la pressa doucement.

"D’accord, nous allons pouvoir imprimer l’article sur le feu dans l’appartement à la une, en complément à celui-ci. Je me rappelle avoir vu un des ces médecins travaillant sur le sommeil récemment à la télé ? Jimmy ?"

"Oui, le Dr Morphéus était à 'Métropolis Today' il y a deux semaines. Le sujet concernait les rêves et des thérapies pour améliorer le sommeil. Il est chercheur au Centre du Sommeil de Métropolis."

Perry prit ses notes. "Lois, Clark, rendez-vous au Centre du Sommeil et voyez si vous pouvez trouver des informations de fond qui pourraient causer ce problème. Jimmy, regarde sur le 'Net’ et vois ce que tu peux trouver sur les rêves et les cauchemars."

Jimmy prit la parole, "Et si on mettait en service une hot line pour que les gens puissent parler de leurs rêves ? Peut-être est-ce que ça pourrait nous donner un indice."

"Bonne idée, Jimmy," dit Perry. "Pourquoi ne la mets-tu pas en place ?" Perry s'interrompit avant de quitter la salle de conférence, "Tu pourrais aussi écrire un article pour avertir le public. Nous allons l’imprimer en première page dans la prochaine édition."

"Eh bien, qu’est-ce que tu attends ?" demanda Perry. "J’m'en occupe, Chef !" Jimmy sortit de la pièce à toute vitesse.

Centre du Sommeil de Métropolis

Lois et Clark attendaient M. Chimera dans son bureau. " Clark, je ne peux pas croire que cette femme m’ait arrêté dans la rue." Se tortillant impatiemment sur sa chaise, elle poursuivit. "On dirait que lorsqu'une femme est enceinte, les gens se croient obligés de lui toucher le ventre et lui donner des conseils. Je ne faisais que m’étirer, Clark, et elle me dit que si je m’étire davantage, le bébé peut s'emmêler dans le cordon ombilical. Je n'arrive pas à imaginer que des gens puissent encore croire à ces histoires à dormir debout, encore moins en parler." Sa voix s'éleva d’un ton avec irritation.

Clark sourit. "Les remarques de la personne qui a dit que tu allais avoir un garçon parce que tu étais si belle ne t’ont pas dérangée, elle disait que les filles volaient la beauté de leur mère."

"Clark, tu sais ce que je veux dire, même Maman m’envoie des coupures de journaux par la poste."

Clark se contenta de sourire. Il se leva et jeta un oeil aux récompenses et diplômes qui étaient alignés sur les murs du bureau. "Est-ce que Jimmy a obtenu des informations sur cet endroit ?"

"Tu vois, cette institution est un des premiers centres du sommeil du pays. Les gens viennent ici de partout pour se faire traiter. M. Chimera est le directeur du centre. Peut-être pourra-t-il nous donner des informations utiles sur ces rêves."

La porte s’ouvrit et M. Chimera entra. "Lois Lane et Clark Kent, c’est un plaisir de vous rencontrer. S’il vous plaît, asseyez-vous, en quoi puis-je vous aider ?"

"Merci de nous recevoir, M. Chimera," répondit Clark, en lui serrant la main. Nous voulions vous parler à propos d’une enquête que nous sommes en train de faire. Êtes-vous au courant qu’une grande partie des habitants de Métropolis a été victime de cauchemars la nuit dernière ?"

"On nous a rapporté cela, oui. Mais je ne savais pas que ça avait pris de telles proportions. Il est probable que l’expérience que vous me rapportez ne soit pas aussi étendue que vous le croyez. La plupart des gens ne se rappellent pas vraiment de leurs rêves, ils pourraient s’influencer les uns les autres."

"Eh bien, ce qui rend ces rêves étranges," l’interrompit Lois, "c'est que Superman est le centre des rêves de toutes les personnes à qui nous avons parlé. Et dans ces rêves, il ne représente pas la force du bien, mais le messager de la mort ou du démon."

"C’est très étrange, mais j’ai peur de ne pouvoir vous aider. Je ne suis qu’un administrateur dans cet établissement, pas un médecin. Peut-être qu’un de nos chercheurs pourrait vous aider et vous donner un aperçu de nos recherches. Je vais demander à ma secrétaire de vous envoyer l'un d’eux."

"Merci, M. Chimera," répondit Lois. "Il y avait un Dr Morphéus --"

"Dr Morphéus n’est plus employé chez nous," répondit gentiment M. Chimera. "Mais nous avons plusieurs autres chercheurs respectables ici, mademoiselle Lane. Si vous voulez bien attendre ici, je vais m’assurer que l’un d’eux vous accompagne."

À l’extérieur du Centre du Sommeil de Métropolis

Clark parcourait les notes que Lois avait prises. "Nous avons pas mal de choses intéressantes ici. Je ne savais pas que la santé de tant de gens pouvait être menacée par des désordres du sommeil. Mais rien ici ne nous rapproche de ce qui s’est passé hier soir."

Lois bailla et se massa la nuque avec fatigue. "Ce M. Chimera nous cache quelque chose. As-tu vu son visage quand j’ai mentionné le nom du Dr Morphéus ? Je crois qu’il y a plus dans cet endroit que du lait chaud à boire et des moutons à compter."

"Tu dois aller à la maison et te reposer, je vais pouvoir tout organiser avec Jimmy et Perry cet après-midi. Je te promets que je vais revenir et que je viens te chercher si j’apprends quelque chose de nouveau."

"Je vais bien, Clark, continuons de fouiller. Nous devons essayer de contacter ce Dr Morphéus. S’il ne travaille plus ici, peut-être pourra-t-il nous parler plus longuement de cet endroit."

Daily Planet

Lois et Clark entrèrent dans la salle de rédaction bourdonnante d'activité, jusqu'à leur bureaux.

Lois salua Jimmy de la main pour attirer son attention. "Jimmy, je ne crois pas que M. Chimera ait été complètement honnête avec nous. Peut-être que cette chose est une expérience dont ils ont perdu le contrôle. Je veux savoir qui subventionne leurs recherches. Penses-tu que tu pourrais me trouver une liste des donateurs importants de cette dernière année ?"

"Bien sûr, Lois," dit Jimmy en baillant, puis il se retourna et s'en alla.

"Attends, Jimmy," Clark l'empêcha de partir. "Es-tu toujours intéressé à faire quelques enquêtes ? On aurait vraiment besoin que tu nous aides pour cet article. Étant donné que Lois et moi sommes connus à la clinique, nous pourrions avoir besoin de toi pour aller là-bas t'inscrire comme un patient potentiel pour fouiner un peu. Qu’en penses-tu ?"

"Vous plaisantez ? Vous pouvez compter sur moi ! Je vais me mettre tout de suite sur cette recherche !" Jimmy traversa la salle de rédaction, s’arrêtant pour faire un petit 'Oui !' de la main.

Lois sourit à Clark. "Eh bien, ÇA l’a réveillé."

Perry s’arrêta devant le bureau de Lois, tenant un dossier. "Avez-vous trouvé quelque chose au centre du sommeil ?"

Clark hocha de la tête. "Nous possédons des informations, mais pas encore d’indices assez concrets, Perry."

"D’accord, mettez les articles sur les cauchemars et le feu dans l’appartement sur mon bureau. Peut-être que cette idée de hot line de Jimmy nous apportera quelque chose."

Clark se tourna vers Lois. "Partageons-nous le travail. Je prends l’histoire de l’appartement en feu et puis j’irai demander au Dr Klein s’il a des idées sur le sujet."

"D’accord, Clark. Quand j'aurai fini l'article sur les cauchemars, j'irai voir si je peux avoir un entretien avec le Dr Morphéus. Si je peux obtenir cette interview avec lui, je pourrai l’insérer dans la dernière édition. J'espère seulement qu’il ne s'agit pas un autre groupe anti-Superman faisant des recherches."

"D’accord, Lois, mais n’essaie pas de prendre des risques sans moi," l'avertit Clark.

"Moi, prendre des risques ?" dit Lois, de son meilleur ton 'qui, moi ?'. "De toutes façons, personne ne peut rien faire sans que tu le saches. Je n’envie pas notre enfant, elle ne pourra pas déjouer ta surveillance pour aller rencontrer des garçons."

"Elle ?" demanda Clark.

"À moins que tu ne m’annonces le contraire, 'Monsieur Je-ne-vais-pas-jeter-un-coup-d'oeil-'."

"Lois, le médecin n'a rien pu nous dire à l'échographie, alors, fions-nous à cela. C’est comme à Noël, l’attente fait partie du plaisir."

"Je n’arrive pas à croire que tu sois si détendu – attends une minute, tu n’as pas jeté un coup d’œil sans me le dire, n'est-ce pas ?"

"Non." Clark tendit le bras, lui replaçant une mèche de cheveux derrière l'oreille. "Dépêchons de finir ça pour renter à la maison. Tu as besoin de dormir après la nuit dernière."

"Boy Scout," murmura Lois, en soupirant. "Et juste pour ta gouverne – j’ai remarqué que tu as changé le sujet de la conversation. Cette discussion n’est pas terminée, Clark."

Plus tard cet après-midi là – Toujours au Daily Planet

Clark fit rouler sa chaise vers le bureau de Lois. "Perry a approuvé les articles. As-tu pu joindre le Dr Morphéus?"

"Pas vraiment," dit Lois, avec frustration. "Le numéro de téléphone du Dr. Morphéus a été coupé. J’ai une adresse, nous pourrions aller y faire un tour en rentrant à la maison."

"Bonne idée, allons-y. Le Dr. Klein ne m’a été d’aucune aide. Il ne sait pas si des hallucinogènes ont pu être utilisés pour que tout le monde voit la même illusion." Ils étaient presque arrivés aux ascenseurs quand Jimmy les arrêta.

"Lois, C.K. - attendez – je crois que j’ai un truc intéressant à propos du centre du sommeil. Un des donateurs importants de cette année est Lex Luthor."

"Excellent travail, Jimmy. Cette fois, nous allons trouver quelque chose qui va réellement l’incriminer." La voix de Lois était pleine de détermination.

Immeuble du Dr. Morphéus

Lois gara la voiture dans le parking réservé aux locataires. "J'aurais pensé qu'un médecin vivait dans un meilleur environnement," dit Lois, jetant un œil au bâtiment délabré. Ils montèrent à l’appartement du médecin et frappèrent à la porte. Regardant rapidement autour d'eaux, Lois soupira, "Clark, jette un œil à l’intérieur."

Baissant un peu ses lunettes, Clark concentra son attention sur l’appartement. "Il est vide," dit-il.

"Tiens-toi devant moi, Clark, que personne ne puisse me voir. Les serrures de ce bâtiment doivent être très faciles à forcer."

"Lois ! Nous ne pouvons pas..."

"Je l’ai !" murmura Lois, avec excitation. "Allez, Clark, on jette juste un petit coup d'œil et on s'en va."

"Nous ne savons même pas si cet homme est impliqué dans quoi que ce soit, Lois," dit Clark, en la suivant à l’intérieur.

"Clark, pourquoi aurait-il disparu s’il n’était pas impliqué ? On va faire attention, il ne saura jamais que nous sommes venus."

Mis à part le strict nécessaire, l’appartement était dépourvu de toute personnalité. Il n’y avait pas de photographies sur les murs, ni de livres sur les étagères. "Lois, viens voir ça," l’appela Clark, de la salle de bains. Il tenait une bouteille de médicaments. "L'armoire à pharmacie est pleine à craquer de ces choses. Je reconnais quelques-uns des noms de ces médicaments grâce à l'interview de ce matin. Ils aident les gens qui souffrent d’insomnie à la combattre. On dirait que le Dr Morphéus en a lui aussi besoin."

"Ça ne nous donne pas plus d’indices sur ce qui s’est passé hier soir, Clark. A la première heure demain, nous allons travailler sur l’implication de Lex. Je sais qu’il est relié à tout cela d’une manière ou d’une autre."

Plus tard ce soir-là

Superman était dehors en train de faire sa ronde quand qu’il entendit crier  Lois. "Non !!!"

Se dépêchant de renter à la maison, il fut soulagé de constater qu’elle vociférait dans son sommeil. "Non, encore !" pensa-t-il, s'approchant pour la réconforter.

"Lois, réveille-toi, chérie."

Elle cligna des yeux, ses yeux se concentrant sur la silhouette devant elle, le souffle court. Elle le repoussa et il recula. "Chérie, c’est moi, Clark, tout va bien, tu as fait un autre cauchemar."

Elle se détendit et s’affaissa dans ses bras. "Oh, Clark, je m’excuse, ça semblait si réel. Je... Reste avec moi, s’il te plaît, Clark."

Clark reposa Lois sur les oreillers et enleva son Costume. Métropolis pouvait survivre une nuit sans lui. Il se glissa sous les couvertures et prit Lois dans ses bras. Il se sentait impuissant face à cette nouvelle menace qui assombrissait leur bonheur. "Je dois les garder en sécurité," pensa-t-il, caressant inconsciemment le ventre rond de Lois.

Le matin suivant

Lois entra dans la cuisine et Clark sursauta d'un air coupable. "Je te rappelle dans une minute, Maman."

"Qu’est-ce que tu mijotes, Clark ?", demanda Lois prudemment.

"Je… je parlais à ma mère, Lois. Pourquoi, penses-tu que je prépare quelque chose ?" répondit Clark, sur la défensive.

"Clark, tu ressembles à un enfant qui essaie de cacher un biscuit derrière son dos. Que se passe-t-il ?"

"Je crois que tu devrais aller chez Papa et Maman jusqu’à ce que la situation se calme. Tu as besoin de repos. Les bébés rêvent aussi. Et si ça affectait le bébé ? Je ne peux rien faire pour te protéger, tu le sais."

"Alors, tu viens tout juste de décider, sans même me demander mon avis, de m’envoyer chez tes parents ? Tu devrais vraiment revoir ta conception du partenariat, mon vieux !" Lois se promenait de long en large dans la cuisine, levant les bras au ciel. "Tu ne crois tout de même pas que j'ignore que dois faire attention ? Ne pourrions-nous pas discuter de ce qui se passe avant que tu ne te précipites pour tout diriger ?"

"Discuter de quoi, Lois ? Dis-moi, combien d’heures de sommeil tu as eu la nuit dernière ? Combien de fois tu t’es réveillée en sueur, le cœur battant la chamade ? Je ne peux pas supporter de rester là et te voir souffrir sans essayer de trouver une solution !"

Voyant son regard presque désespéré, Lois essaya de se calmer. Prenant une grande inspiration, elle dit d’une voix un peu plus normale, "Voyons ce que nous pouvons trouver aujourd’hui, Clark. Si ça continue, je reconsidèrerais l'idée d'aller à la ferme, d’accord ?"

"Je suis désolé, Lois." Il s'avança pour la prendre dans ses bras. "Parfois, je ne peux pas m’empêcher de faire ces choses-là. Toute ma vie, j’ai rêvé de ce genre d’existence : avoir une vie normale, une femme, un enfant. Jamais je n’aurais cru pouvoir les avoir. À chaque fois que je commence à me calmer et à l’apprécier, quelque chose arrive et menace de tout détruire. Lois, si quelque chose t’arrivait ou à notre enfant..."

Lois se serra très fort contre Clark. "Je vais bien, Clark. Quand ce bébé sera né, nous penserons probablement que la nuit dernière était une nuit de tout repos. Mettons-nous au travail, nous allons résoudre ça."

Daily Planet

Ils arrivèrent à leurs bureau après avoir traversé une salle de rédaction plutôt tranquille. Les commérages et l’activité habituelle manquaient à l’appel. L’endroit le plus bourdonnant semblait être celui de la machine à café où des journalistes aux regards vitreux tentaient de se réveiller pour une journée de travail.

Clark décrocha son téléphone. "Je vais encore vérifier à STAR Labs, Lois. Pourquoi ne vas-tu pas voir si Jimmy a trouvé d’autres éléments en rapport avec Lex ?"

Lois s’assit à son bureau. Elle sirota son café et alluma l'écran de son ordinateur. Prenant un crayon, elle griffonna pensivement des petits dessins sur son bloc-notes. Prenant une décision, elle vérifia son agenda et composa un numéro sur le clavier du téléphone. Essayant de cacher la nervosité de sa voix, elle parla à la réceptionniste. "J’aimerais parler à Lex Luthor, s’il vous plaît. Lois Lane, Daily Planet."

Presque instantanément, Clark était à ses côtés. "Qu'est-ce que tu fais ?"

"Une enquête, Clark – c’est ce que les journalistes enquêteurs font, tu te rappelles ? J’avais pensé que nous pourrions obtenir une interview, fouiner un peu. Nous ne pouvons pas rester assis ici à attendre que l’histoire vienne à nous."

Elle se redressa entendant une voix suave au téléphone, "Ici Luthor."

"Lex, Clark et moi enquêtons sur la récente éruption de cauchemars à Métropolis. Nous avons remarqué une chose, vous êtes l'un des grands bienfaiteurs du Centre du Sommeil de Métropolis."

"Ils font du bon travail là-bas, Lois. Après ma captivité, j’avais souvent de la difficulté à trouver le sommeil ; certaines de leurs techniques m’ont aidé. Je ne vois pas ce qu’ils peuvent avoir à faire dans tout ça. Ils *aident* les gens à dormir, pas le contraire." Lex s'interrompit, entendant un soupir lourd et impatient. "Et je suis fatigué d’entendre toutes vos insinuations qui font de moi une menace pour Métropolis, Lois. Si vous avez terminé, je suis très occupé."

Lex raccrocha le visage songeur. Immédiatement, il regretta de s’être emporté devant Lois. "Ces dernières nuits sans sommeil m’ont affecté aussi," pensa-t-il. Il prit le téléphone et composa un numéro. "M. Chimera, s’il vous plaît." Il écouta l'ennuyeuse musique d’attente pendant qu’il patientait.

"Chimera, l’avez-vous trouvé ? Lane et Kent fourrent leur nez par ici. Faites attention, mais trouvez-le. Ensemble, nous allons pouvoir sauver Métropolis de ce dingue. La publicité pour le Centre fera partie des bénéfices, bien sûr. Avez-vous trouvé ses notes à la clinique ? Faites-le moi savoir. " Lex se massa les tempes avec fatigue en raccrochant.

"Ceci pourrait être la clé de la chute de Superman," murmura-t-il. "S’il réussit à modifier la machine pour affecter toute une ville, cela peut alors être utilisé pour contrôler les pensées." Se versant un verre de liqueur, il leva son verre et porta un toast.

Reprenant à nouveau le téléphone, il composa un numéro. "Général Moreland, s’il vous plaît. De la part de Lex Luthor. Général, je voulais discuter avec vous du problème concernant Superman... Oui, je sais que vous le considérez encore comme une menace... Oui, bien sûr, je comprends… Pensez-vous que ces cauchemars soient un reste des problèmes causés par Lord Nor ?... Ils étaient tous partis, n’est-ce pas ?… L’armée a sauvé le monde ce jour-là, je comprends... Je suis certain que vous gardez un oeil sur Superman, oui ?… Je crois que c’est une sage décision... Bonne journée, général. Je suis très heureux de voir que vous gardez un œil sur une situation potentiellement dangereuse."

Daily Planet

Clark poussa son calepin à l’autre bout de la table avec frustration. "STAR Labs semble penser que quelque chose provoque une réaction chimique dans le cerveau, mais ils ne sont pas près d’obtenir des réponses au pourquoi et au comment. Il y a encore beaucoup de choses que nous ne connaissons pas sur le cerveau et les rêves. Mais si cela continue, ça pourrait devenir dangereux. Quand les gens n’ont pas assez de sommeil de la phase REM, ils deviennent plus irritables, ils perdent l’habilité de faire des tâches complexes, leur coordination en souffre. Cette ville pourrait être dans un sale pétrin."

"Nous devons trouver ce Dr Morphéus, je sais qu’il est impliqué d’une manière ou d’une autre," répondit Lois. "Jimmy a réussi à trouver une liste de patients de certaines de ses études sur le sommeil. Nous pourrions passer chez certains d’entre eux et voir s’il y a un lien."

"Pendant ce temps, si tu allais à la maison pour essayer de faire un petit somme, Lois. Je vais faire les interviews et voir ce que nous pourrons en tirer."

"C - l - a - r - k," dit Lois, d’un air d'avertissement. "Écoute-moi, je crois pouvoir faire un compromis. Tu pourras m’emmener chez tes parents ce soir pour dormir. MAIS, tu devras ensuite revenir et me ramener demain matin. De cette façon, je vais pouvoir dormir – mais nous devons travailler là-dessus ENSEMBLE. Pas de discussion -"

Les yeux de Clark s’illuminèrent de soulagement. Il n’avait pas cherché à avoir une autre discussion comme celle de ce matin. "Pas de discussion, Lois. J'appelle Maman pour lui dire que nous venons."

Ferme des Kent, ce soir-là.

Clark et Jonathan étaient en train de fermer les portes de la grange pour la nuit. "Tu n’as pas beaucoup parlé ce soir, fiston."

Clark soupira et leva les yeux les yeux au ciel, sans le vouloir. "C’est si difficile, Papa," dit-il, sa voix craquant un petit peu. "C’était un peu embarrassant, cette manière dont les gens regardaient Superman. Mais maintenant, c’est..."

Jonathan attendit que Clark rassemble ses pensées. "Tu pourrais toi aussi rester ici cette nuit, Clark. Avoir une bonne nuit de sommeil, au lieu de passer la moitié de la nuit debout."

"Tu ne sais comme c’est tentant, Papa. Il y a quelques nuits, Lois a fait un cauchemar. Pendant une fraction de seconde, quand elle s'est réveillée... elle avait la même peur que les autres dans les yeux." Clark prit une grande inspiration et laissa sortir l’air lentement de ses poumons. "Mais, je ne ferais que m’en échapper momentanément et tu m’as appris que s’enfuir face aux problèmes ne règle jamais rien. Je peux peut-être faire quelque chose pour arrêter ça."

"Lois et toi allez trouver un moyen de combattre cela, Clark. Les gens de Métropolis ne veulent pas se ressentir ça envers toi. Une fois tout ça terminé, je suis certain que tout rentrera dans l'ordre."

"Je ne sais pas, Papa. Les cauchemars affectent les gens très profondément. Je t’ai déjà parlé de ce groupe anti-Superman et je…" Il s'interrompit, baissant sa voix. "Ne répète pas cela à Lois, Papa, mais je crois que l’armée me surveille encore. J’ai remarqué que plusieurs personnes étaient présentes lors des secours ; je me rappelle d’eux, ils faisaient partie de la garde militaire quand Nor était ici."

"Tu ne crois pas qu’ils soient dans le coup, n’est-ce pas ?" demanda Jonathan.

"Non. Mais après avoir appris le développement de leurs armes, je suis certain qu’ils aimeraient savoir comment cela se produit," dit Clark, amèrement. "Il vaudrait mieux que je retourne à Métropolis."

Jonathan posa la main sur l’épaule de Clark. "Je te verrai demain matin, mon garçon. Rappelle-toi que ta mère et moi sommes toujours ici pour toi."

Retournant à la maison, Clark vit Lois qui l’attendait sous le porche. "Je ferais mieux de rentrer à Métropolis, Lois." Il tourbillonna pour revêtir son Costume. Elle s'approcha de lui et l'attira vers elle pour un long baiser. "Je t’aime." Clark recula, lui caressa la joue et disparut dans le ciel.

Lois demeura sous le porche, regardant le ciel après que Clark soit parti.

"Merci de faire cela pour lui, Lois." Martha Kent se tenait dans l’embrasure de la porte. "Il veut que vous soyez tous les deux en sécurité, mais je sais comme c'est difficile pour vous de quitter la ville."

"Il en a assez sur les épaules pour le moment. La tension commence à être très forte entre Superman et les autres. Il ne sait pas comment gérer la rancœur que les gens éprouvent à son égard. Plusieurs groupes ont annulé les apparitions publiques devant être faites par Superman. Il ne souffre peut-être pas de ces cauchemars comme tous les autres, mais il est blessé, lui aussi. J’aimerais tant savoir comment arrêter tout cela."

"Vous allez trouver une façon de le faire, Lois. Rentrons à l’intérieur, j’ai quelques biscuits aux pépites de chocolat que j’ai caché à Jonathan qui vous attendent."

5 jours plus tard

Les jours passaient et la routine restait sensiblement la même. La nuit arrivait et, avec elle, les cauchemars. Les lits n’étaient plus les endroits que l’on regardait comme étant frais et calmes, mais plus comme des lieux de terreur et d’anxiété. Les tempéraments étaient inégaux, la patience était de courte durée, les bébés pleuraient. Métropolis était devenue un lieu de peur et d’inquiétude. Les guerres de gangs étaient omniprésentes, les accidents de la route et de travail prenaient une ampleur jamais vue, à cause de l’épuisement qui minait la coordination des gens. Et au cœur de tout cela, il y avait Superman – renvoyé alors qu’il allait de scène en scène pour secourir les gens – qui focalisait les cauchemars.

Clark revenait de son dernier sauvetage, les obscénités lancées par l’homme sonnant encore à ses oreilles. Prenant de la vitesse, il se jeta dans le ciel. Mais il ne pouvait pas semer par la distance la douleur que chaque sauvetage lui apportait.

Arrivé à la maison, il se mit à chercher Lois. Il était temps de la reconduire à la ferme, ses parents les attendant pour le dîner.

Lois était en train de regarder la chaîne LNN qui montrait des images de son dernier sauvetage, des larmes coulaient sur ses joues. Même le présentateur avait une pointe d’hostilité dans la voix quand il rapportait les nouvelles sur Superman. Fermant la télévision, elle lui tendit les bras. "Viens là," lui dit-elle. Il s'effondra dans ses bras, les épaules tremblantes, avec des sanglots qu’il ne pouvait plus retenir.

Laboratoire du Dr Morphéus

Avec fatigue, le Dr Morphéus tira un téléphone cellulaire de son sac. Composant un numéro qui lui était familier, il attendit que le combiné à l’autre bout soit décroché.

M. Chimera prit le téléphone avec un "Oui ?" pointu.

"Comment allez-vous, Daniel ?" demanda le Dr Morphéus. "Comment se sent-on quand on essaye de vivre avec de moins en moins de sommeil ? N'avez-vous l'impression d'avoir les yeux plein de sable ? Est-ce que même les plus petites tâches ne vous paraissent difficiles à accomplir ?"

"Jacob ?"

"C’est Jacob maintenant, n'est-ce pas ? Où était votre amitié la semaine dernière quand vous m'avez viré ?"

"Êtes-vous responsable de tout ce bazar ? Avez-vous vraiment fait fonctionner cette invention ? Venez me voir et je suis certain que nous pourrons arranger quelque chose."

"Non, Daniel, vous ne voulez qu’exploiter cet engin pour ce projet spécial sur lequel vous travaillez. Vous n’avez pas encore compris, à ce que je vois. Je suppose que vous ne comprendrez jamais. Je vais fermer la machine, tout est terminé." Il raccrocha violemment le téléphone.

Une autre sirène criait au loin et le Dr Morphéus se dirigea à la fenêtre. Il entendit des voix qui discutaient violemment plus bas dans la rue et ses épaules retombèrent. "Qu’est-ce que j’ai fait ?" S’appuyant contre le cadre de la fenêtre, il semblait se recroqueviller sur lui-même. Il marcha jusqu’à la machine dans le centre de la pièce et tendit les mains en tremblant puis il la ferma. Plus rien n'avait d'importance. Même s’il pouvait modifier la machine à son plan original, il avait réalisé au cours de la dernière semaine l’affreux potentiel de son invention. Il avait décidé de porter des œillères auparavant, il ne voulait qu'avoir un semblant de vie normale. Et il avait cru pouvoir tout garder sous contrôle, même quand ses fonds de recherche et sa carrière lui avaient été enlevés. Il ne croyait plus pouvoir faire confiance à personne, pas même Daniel, pas pour exploiter cette invention.

Daily Planet

Perry dit, "Commençons la réunion, tout le monde – où est Clark ?"

Clark se précipita dans de la salle de conférence, en ajustant sa cravate. "Désolé, Chef – mon, hum.. rendez-vous a été retardé. "

Lois prit la parole, "Quand Jimmy a posé sa candidature pour devenir patient potentiel, il a trouvé des listes de patients pour nous. Nous avons interrogé certains des patients du Dr Morphéus qui ont participé à son dernier traitement sur le sommeil. Ils ont tous reçu un traitement expérimental qui tente d’allonger le cycle du sommeil REM. On leur a dit de se concentrer sur une image qu’ils trouvaient paisible : un enfant, une plage. Il avait une sorte d’instrument, il leur a dit que cela allait allonger le cycle de leur sommeil REM. Ces chercheurs essayaient de trouver une manière non chimique de traiter la dépression. Des études ont démontré que les gens qui ont des cycles de REM plus longs ont plus de chances de se réveiller avec une attitude plus positive et motivée."

"Toutes ces personnes ont dit que ces rêves leur semblaient plus clairs et plus réels," poursuivit Clark. "Je ne sais pas comment il a pu le faire, mais je crois qu’il a dû trafiquer cet instrument pour modifier les rêves des gens. Mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi. Il n’y a eu aucune demande de quoi que ce soit. Superman a dit qu’il n’avait pas rencontré ce Morphéus, alors la raison pour laquelle Superman figure dans les rêves de tous ces gens est encore un mystère."

"À moins que… " dit tout haut Lois.

"À moins que quoi ?" demanda Jimmy.

"Bien, les patients ont dit qu’il s’agissait de leur troisième essai. À moins qu’il ne leur ait donné une image sur laquelle se concentrer quand ils s’endormaient, ils ne se sentaient pas aussi reposés. Superman est connu de tous à Métropolis. S’il pouvait transmettre une image suggestive avec cette machine..."

"Bien, si cela s’avérait exact, alors c’est pire que ce que nous le l'imaginions," dit Clark. "S’il peut faire cela, alors cette chose pourrait vraiment être utilisée pour contrôler ce que les gens pensent. Qui pourrait vous arrêter, si vous vous attaquez aux gens dans leur sommeil ? Nous devons trouver cet homme. Si quelqu’un de vraiment démoniaque réussit à mettre la main sur cette machine, les problèmes que nous avons maintenant nous sembleront bien petits comparés à ce qui nous attend."

"Oui !" s’exclama Jimmy, au bout de la table. "Ça fonctionne !"

"De quoi s’agit-il, Jimmy ?"

"Je crois avoir trouvé quelque chose," dit Jimmy. Il tourna son ordinateur portable face à Lois et Clark. "Depuis que tout cela a commencé, le Daily Planet a ouvert une ligne pour que les gens racontent leurs rêves, vous vous souvenez ? J’ai mis au point un programme qui recherche les similitudes dans les appels. Eh bien, une des questions posées aux gens quand ils appellent est de savoir à quel endroit de Métropolis ils se trouvent. Cette carte montre les points d'où les gens appellent à Métropolis."

Lois l’interrompit, "C’est toute la ville, Jimmy."

"Attendez, Lois. Maintenant, voici le nombre de cauchemars qu'ils ont eu chaque nuit. Le noir indique cinq cauchemars ou plus, descendant jusqu’à un, représenté par le blanc. Vous voyez la forme que ça a ? La fréquence des cauchemars diminue en cercles concentriques autour de cette région plus foncée. Ce doit être par-là qu'est la machine."

"Excellent travail, Jimmy," s’exclama Clark

"Perry ?" À l’acquiescement de Perry, Lois dit avec excitation, "Nous allons nous mettre là-dessus, Chef. Allons-y, Clark." Elle était à l’extérieur en un temps record, Clark la suivant de près.

"Bon travail, fiston." Perry donna une tape amicale sur l’épaule de Jimmy. "D’accord, tout le monde, soyez prêts pour un scoop en première page !"

Une rue de Métropolis

Lois arrêta la voiture et Clark ouvrit la portière. "Attends, Lois." Il pencha la tête sur le côté, à l'écoute. "Ça va mal." Il soupira. "Je dois aller jeter un oeil. Reste ici." Après un léger coup d'œil aux alentours, il tourbillonna pour revêtir son costume et disparut dans le ciel.

Lois attendait impatiemment, observant le ciel pour voir si Clark revenait. Finalement, elle sortit de la voiture et examina les entrepôts qui les entouraient. Pensant en son for intérieur, 'Il faut qu'il soit très haut, sinon il y aurait probablement des interférences avec le rayon. Il faut qu'il trouve des câbles à haute tension pour avoir suffisamment de puissance pour diffuser son rayon à toute la ville…' Elle regarda par-dessus les bâtiments et en remarqua un qui se démarquait des autres. "Je vais aller jeter un coup d’œil."

Marchant autour du bâtiment, elle remarqua une porte légèrement entrouverte. Elle regarda à l’intérieur. Tout paraissait désert, les seuls bruits que l’on entendait étaient ceux de la rue. Entrant dans le bâtiment, elle se fraya un chemin entre les boîtes couvertes de poussière et du matériel déposé là, puis elle remarqua qu’un endroit de l’immeuble était différent. Cet espace avait été dérangé assez récemment, il y avait des traces dans la poussière montrant que quelque chose avait été traîné dans le couloir.

Ouvrant une porte, elle découvrit une pièce remplie d’équipement électronique. Une grosse machine prenait place au centre de la pièce munie de câbles à haute tension qui sortaient de tous les côtés. La pièce était apparemment vide et elle s’approcha de la machine avec précaution.

"Il n’y a pas grand chose à voir, n’est-ce pas ?" dit doucement un homme qui se tenait dans l’embrasure de la porte menant à une autre pièce.

Lois recula de quelques pas, surprise.

"Ne vous en faites pas," l’homme pesait ses mots. "Je ne vais pas vous faire de mal. Je suis le Dr Morphéus et voici ma création. Mon salut et ma… perte."

Jetant un rapide coup d’œil par la fenêtre, elle prit une grande inspiration et dit, "Je suis Lois Lane, du Daily Planet. Dites-moi pourquoi vous avez fait cela." Elle s’avança de quelques pas vers le Dr Morphéus.

Il leva la main pour l’arrêter. "Je voulais seulement que les gens comprennent... fassent preuve de compassion… qu’ils ressentent ce que vivent les gens comme moi... Vous avez un rhume… On sympathise... Vous avez de la fièvre, les gens vous disent de faire attention... mais vous ne pouvez pas dormir ? Les gens vous disent de prendre un café et de retourner travailler... Cette machine allait être mon remède. Mais c’est trop tard pour cela maintenant. Maintenant qu’ils ont vu ce dont j’étais capable."

Lois l’interrompit avec excitation : "Qui sont-ils ? Dites-le moi et nous pourrons les arrêter."

Il avait apparemment de la difficulté à se concentrer, Morphéus parlait de façon confuse. "La section des projets spéciaux... pourquoi ne pas prendre l’argent ? … une façon d'aboutir... disait Daniel..." Se poussant du cadre de la porte, il avança d’un pas déterminé vers la machine. "Il n’y a qu’une manière de les arrêter. J’ai brûlé mes notes et je dois maintenant détruire la machine. Et ce qu’il y a ici..." dit-il, en se frappant la tête," … aura bientôt disparu."

Lois se rua vers lui alors qu’il trébuchait et tombait par terre. Il attrapa sa main. "Promettez-moi que vous aller la détruire, mademoiselle Lane... s’il vous plaît." Sa tête roula sur le côté, alors qu’il sombrait dans l’inconscience.

À ce moment, un "whoosh" se fit entendre et Superman arriva par la fenêtre. "Lois," commença-t-il.

"Clark, je crois qu’il a pris une overdose de pilules. Nous devons le conduire à l’hôpital." Alors que Superman prenait le docteur pour l’emmener avec lui, Lois posa la main sur son bras. "Je lui ai promis que j’allais détruire la machine." Quand Clark hésita, elle dit doucement, "Il savait qu’il y avait des gens qui voulaient utiliser sa machine à des fins immorales. Il était prêt à mourir pour cela." Clark acquiesça et concentra sa vision à infra rouge sur la machine et la fit fondre.

"Peut-être qu’il gardait un journal ou quelque chose comme ça," suggéra Clark. "Je reviens tout de suite." Plaçant Morphéus dans ses bras, il s'envola en direction de l’hôpital.

Revenant quelques minutes plus tard, Clark atterrit dans une ruelle derrière le bâtiment. Ne voyant personne dans les environs, il tourbillonna pour retirer son costume et rejoignit Lois dans le laboratoire de Morphéus.

"As-tu trouvé quelque chose d'intéressant ?" Il essaya de cacher son irritation mais il n'y parvint pas.

"Je ne crois pas, mais la plupart de ces notes n’ont aucun sens pour moi. Peut-être que STAR Labs pourrait nous en dire plus. Il a dit qu’il avait brûlé les notes sur son invention. Comment va le Dr Morphéus ?"

"Ils s'occupaient de lui quand je suis parti, nous pourrons appeler l’hôpital plus tard." Il ne pouvait plus se retenir. "Lois, pourquoi ne m’as-tu pas attendu ? Traîner autour d’un bâtiment abandonné et affronter toute seule un homme probablement fou, est-ce que c’est comme cela que tu définis le partenariat ? Faire 'attention' ? Qu’aurais-tu fait si les choses avaient mal tourné, si je n'avais pas pu arriver à temps ? Ce n’est pas parce que les choses se sont bien passées cette fois que c'est normal."

"Peut-être que j’aurais dû t’attendre, Clark," répondit Lois, pour se défendre. "En fait, je t’ai attendu pendant un moment. Je *fais* plus attention à cause du bébé. Mais je suis comme ça. Je ne peux pas me contenter d’être reléguée au second plan. C’est de cette personne dont tu es tombé amoureux, tu te rappelles, Clark ?"

Pendant que Lois lui parlait, Clark sentit sa colère s’évanouir. "Quand je suis revenu à la voiture et que j’ai vu que tu étais partie, j’étais si inquiet, Lois..."

"Nous allons travailler là-dessus, Clark. Tous les deux, ensemble. " Elle lui tendit la main. "Partenaire ?"

Clark s'avança pour prendre sa main. "Pour toujours."

Daily Planet

MÉTROPOLIS DORT ENFIN était écrit en grosses lettres à la Une de l’édition de l’après-midi du Daily Planet. "C’est du bon travail, tout le monde," proclama Perry. "Maintenant, sortez tous d’ici pour que nous puissions faire la même chose demain."

Clark ferma l’écran de son ordinateur, puis enfila son pardessus, se préparant à partir après une très longue journée. "Attends, Clark," dit Lois. "Je veux seulement vérifier l’état du Dr Morphéus à l’hôpital avant que nous partions. Tu sais, il n’était pas vraiment méchant, il ne voulait que de la compassion et de l’écoute." Elle parla au téléphone. "Les admissions, s’il vous plaît."

Son regard était troublé quand elle raccrocha le téléphone. "Ils disent qu’il est dans un coma profond et qu’ils n’ont pas beaucoup d’espoir qu’il puisse se rétablir. Ils vont le surveiller pendant un moment, mais s’il ne montre pas de signes d’amélioration, il sera amené à la Maison de Repos Happy Hollow, le Centre du Sommeil va s’occuper de tout."

"J’ai tout de même l’impression que Lex est impliqué dans cette histoire." Lois replaça sa chaise et se leva pour partir. "Et nous n’avons pas de preuves – encore une fois."

Clark posa un bras réconfortant autour de Lois et lui dit : "Rentrons à la maison. Le moment est venu de faire de beaux rêves."

Bureau de l’administrateur de la Maison de Repos Happy Hollow

Des voix parvenaient du bureau jusque dans le couloir... "Oui, monsieur – nous ferons de notre mieux. Si les informations sont là, nous les obtiendrons…"

FIN



Les personnages de cet épisodes sont la propriété de DC Comics, December 3rd Production et Warner Brothers. Aucune violation des droits n'est délibérée de la part des auteurs du "Season 5 groupe", toutefois, les idées exprimées dans cet épisode sont la propriété des auteurs de la 5ème saison( copyrighted © 1997).