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Saison 5, Episode 12

par Dom Melaragni, Lori McElhaney, Adrienne Vukovic et Nancy Merkle

Édité par Donna Hafner

(Scène supplémentaire inédite de ''Une pierre de ma planète'' par Bryce Zabel - nous présumons)

Version française de


Traduction Hypérion

 

Le soleil tardif de ce samedi après-midi brillait à travers les fenêtres au bout de la grande salle tapissée de banderoles. Des rangées de personnes dansaient sur la piste au rythme d'un groupe de musique country. Les enfants riaient aux éclats en s'emmêlant les pieds tandis que les danseurs les plus expérimentés ajoutaient des variations de pas compliqués. La musique s'arrêta alors que Lois tourbillonnait et se retrouvait contre la poitrine de Clark.

"Es-tu sûre se devoir autant te dépenser ?" demanda-t-il, caressant son ventre rond.

Lois sourit. "Autant le faire tant que je le peux. D'ici environ un mois, je ressemblerai à une baleine et je serai bien contente si j'arrive à monter les escaliers sans avoir l'impression d'avoir fait dix rounds !"

Clark se mit à rire. "Tu ne pourras jamais ressembler à une baleine," dit-il galamment. "Peut-être à un petit dauphin." Il se frotta le bras alors qu'elle lui donnait une petite claque. "De plus, tu es aussi belle aujourd'hui que tu l'étais la première fois où nous avons dansé ensemble ici."

Lois sourit soudain. "C'est encore la faute de Rachel, alors." Au regard interloqué de Clark, elle poursuivit. "Aujourd'hui c'est sa faute pour avoir un mariage traditionnel du Kansas. Mais la première fois c'était aussi à cause d'elle, rappelle-toi ?"

Les souvenirs de Clark remontèrent quatre ans en arrière.

Une Pierre de ma Planète.

Il se tenait auprès de Lois dans la rangée de danseurs. Il était perdu dans ses pensées en songeant comme Lois était belle dans sa robe bordeaux et combien il aimait se détendre en sa compagnie. Il était surpris de voir comme elle pouvait s'amuser hors du travail en faisant des choses simples et il savait qu'il craquait pour elle encore davantage. Il était étonné de voir comme il était heureux malgré qu'il se retrouve sans pouvoirs et vulnérable pour la première fois de sa vie. Au moment où les musiciens avaient commencé à jouer, Lois s'était soudain tournée vers lui.

"On essaie ?" demanda-t-elle.

"Vous plaisantez ?" Clark ne pouvait croire qu'elle veuille danser avec lui. Il n'y avait pas si longtemps elle se précipitait hors de son atteinte.

"Non, je ne plaisante pas. J'aimerais bien danser. Si vous promettez de n'en souffler mot à personne au Planet."

Clark promit et la conduisit sur la piste. Il se tourna pour vérifier qu'elle connaissait les pas et se mit à rire alors qu'elle tourbillonnait autour de lui.

De nos jours - samedi après-midi.

Regardant sa femme qui souriait, il hocha la tête. "Je me souviens de la danse. Je ne me souviens pas que Rachel était dans le coin."

Lois expliqua, "Tu ne l'as probablement pas vue. Quand on regardait les gens se mettre en ligne, je l'ai vue s'avancer vers toi avec un regard déterminé. Alors je t'ai demandé de danser avant qu'elle ne le fasse."

Clark lui posa la main sur la joue. "Tu étais jalouse, alors ?"

Lois lui fit un clin d'œil. "Un peu, je crois. Je me suis convaincue que si tu dansais avec elle, j'allais me retrouver toute seule au beau milieu d'un groupe d'hommes en salopette bleue discutant de l'avenir du cochon."

"Après m'être remis de ma stupéfaction que tu m'aies demandé de danser, je n'arrivais pas à croire que tu savais le faire," dit Clark en riant.

"Je suppose que je dois remercier cette amie qui m'a convaincue que c'était une très bonne façon de faire des rencontres."

Clark leva le doigt pour l'arrêter. "Je me souviens de la suite," dit-il en riant. "Définis 'rencontres'."

Lois glissa ses mains sur sa poitrine et le prit dans ses bras. "Juste un ami. As-tu le temps de m'écouter te le décrire ? Il est gentil, généreux, passionné et il a le plus formidable……"

Il commençait à faire nuit quand la voiture arriva à la ferme des Kent.

"Rachel a dit que c'était le plus beau jour de sa vie." dit Martha en descendant de la voiture.

"Oui, heureusement, personne n'a parlé du Musée," dit Jonathan en ricanant.

Lois leva les yeux vers Clark, dressant les sourcils, alors qu'il l'aidait à descendre de la voiture. Clark haussa les épaules. "Le Musée ?"

Martha se retourna. "Ils construisent un petit musée pour commémorer l'invasion de Smallville. Ils ont décidé de faire quelque chose d'officiel après que quelqu'un ait essayé de tourner votre fontaine improvisée en fontaine de vœux !"

"Et pourquoi est-ce un sujet tabou avec Rachel ?" demanda Clark.

Jonathan répondit. "Simplement parce qu'on ne lui a jamais permis d'oublier d'avoir pris des vacances pour la première fois en cinq ans et de n'avoir pas appelé la Garde Nationale. Allez viens, fiston, allons vérifier que tout est bien fermé. Grant et Nicole ramènent la petite Christine à la maison la semaine prochaine, alors il va prendre quelques jours de congé."

Martha les appela alors qu'ils se dirigeaient vers la grange. "Ne soyez pas trop longs. On commence à préparer un encas pour quand vous rentrerez." Se tournant vers Lois, elle la fit entrer dans la maison. Lois accrocha sa veste au portemanteau et suivit Martha dans la cuisine. "Maintenant, pendant que je prépare la soupe, si vous mettiez la table et coupiez le pain ?"

Lois se dirigea vers le tiroir pour prendre les cuillères et les serviettes. Elle s'arrêta en voyant un objet bizarre, qui ressemblait plutôt à un assemblage de cintres, posé sur la table. "Euh, Martha…" commença-t-elle.

Martha se retourna. Et leva les mains vers son visage. "J'ai oublié que j'avais laissé ça là pour que ça refroidisse. Vous n'étiez pas supposée le voir déjà. Tant pis, qu'est-ce que vous en pensez ? demanda-t-elle fièrement.

Lois regarda attentivement l'objet. "J'aime. Qu'est-ce que c'est ?"

Martha la regarda. "C'est un mobile pour la chambre du bébé. Ce genre de formes stimule et entraîne l'esprit de l'enfant.

Lois acquiesça. "Eh bien, il ou elle saura sans nul doute apprécier les talents de sa grand-mère. On ne s'est pas encore occupés de la nursery mais ceci y aura la place d'honneur."

Martha sourit, ravie du compliment de Lois. "Vous feriez aussi bien de le mettre sur cette boîte. Tout ça repartira plus tard avec vous à Métropolis."

Lois posa le mobile sur le haut de la grande boîte en bois. "Qu'est-ce que c'est ? Encore des choses pour la nursery ?"

"Pas nécessairement," répondit Martha. "J'ai fait du rangement, il y a une semaine ou deux. Je m'étais dit que je le ferais quand on vendrait mais étant donné qu'on garde la maison, je n'ai donc plus aucune excuse. Cette boîte renferme quelques uns des objets que Clark a entassés aux fils des ans et a refusé de jeter. Maintenant ils feront partie de votre fouillis et je vais enfin pouvoir entrer dans le grenier."

"Hmm, y a-t-il quelques articles potentiellement embarrassants là-dedans ? Au signe de tête affirmatif de Martha, elle poursuivit, une lueur dans les yeux. "Eh bien, je dois insister pour que nous l'ouvrions ensemble."

Lois mit le couvert et commença à couper le pain. "La soupe sent drôlement bon. Si vous n'aviez pas été là cet après-midi, vous pourriez presque douter que j'y ai mis la main."

Martha sourit. "Jonathan voulait faire son poulet aux épices mais ça allait plus vite de préparer la soupe et c'est plus doux pour votre estomac. Est-ce qu'on vous a raconté la première fois où Clark a essayé le poulet de Jonathan ?"

Jonathan ferma le verrou de la porte de la grange. "On ferait bien de se dépêcher, fiston ou on va manquer le dîner. Je voulais faire du poulet mais ta mère a pensé que ce n'était peut-être pas une bonne idée, étant donné que Lois était là."

Clark fronça les sourcils. "Je sais qu'elle voulait aider à la cuisine mais elle s'est beaucoup améliorée, tu sais."

Jonathan éclata de rire. "Non, ta mère n'était pas très sûre qu'elle passe une bonne nuit après toutes ces épices."

"Je vois. En réalité, depuis qu'elle a entamé son quatrième mois, elle se sent beaucoup mieux. Quoique tous ces piments que tu mets dans ton poulet aux épices l'auraient peut-être rendue malade le matin."

"Tu te souviens comme Maman était inquiète la première fois que tu as essayé ! Tu avais à peu près trois ans, tu as grimpé sur la chaise de la cuisine pour atteindre la table. Ta maman avait peur que ton estomac ne s'en remette jamais !"

Clark grogna. "Je me souviens seulement d'avoir été obligé de boire des litres d'Alka Seltzer. Et tout ça pour rien, étant donné que mon estomac aurait pu engloutir une boite de piments et se porter très bien."

Jonathan dit en riant. "C'est vrai, mais à l'époque on ne le savait pas. Attends d'être parent et la panique de ta mère te paraîtra très claire."

Clark acquiesça. "Je suppose. Je suis si excité de devenir père. Je ne peux pas croire que tout ce que j'ai espéré dans la vie est vraiment en train d'arriver. Comment ai-je pu avoir une telle chance ?"

Jonathan tapota l'épaule de Clark. "Je me suis posé la même question pendant des années. N'interroge pas la chance. Maintenant, vas vérifier la porte du champ et je vais m'occuper du potager. Je te retrouve à la maison."

Lois riait.'' Combien de boîtes d'Alka Seltzer lui avez-vous fait avaler ?"

Martha ricana. "Deux, je crois. Puis Jonathan m'a convaincue que si on ne se levait pas à cause de son estomac, on serait debout parce qu'il allait mouiller son lit"

"Ce qui explique pourquoi Clark fait la grimace chaque fois qu'il voit l'Alka Seltzer dans l'armoire de toilette." dit-elle avant de s'esclaffer. "Je suppose qu'on se fait beaucoup de soucis quand ils sont petits." Lois passa sa main sur son ventre rond.

Martha s'approcha et posa sa main sur celle de la jeune femme. "Lois, on s'inquiète toujours quand ils grandissent et quittent le nid. Mais ça en vaut la peine car la joie que vos enfants vous apportent est indescriptible. Je m'inquiétais et Clark était quasiment indestructible. J'ai été terrifiée la première fois que Clark s'est trouvé en contact avec de la kryptonite. J'ai entendu crier Jonathan dans la grange et je suis sortie. Rien ne pouvait me préparer à le voir étendu là. Il était si pâle et immobile que je croyais vraiment que cette pierre empoisonnée l'avait tué."

Lois caressa la main de Martha. "Vous direz ce que vous voulez, mais vous l'avez bien caché, même si j'avais remarqué que Clark était malade. Je souhaiterais vous avoir aidé davantage."

Martha sourit. "Vous avez fait tout ce que vous avez pu. Et passer la journée avec Clark à la foire l'a certainement aidé à se sentir mieux. C'était juste perturbant de le voir si vulnérable et de ne pas savoir comment l'aider."

Lois ricana. "Je me souviens quand il s'est coupé avec un bout de papier quand nous déjeunions. Je n'avais jamais vu quelqu'un aussi étonné à la vue du sang."

La porte du fond s'ouvrit et Clark entra dans la cuisine. Il glissa ses bras autour de la taille de sa femme, posant les mains sur son ventre. "Alors, quelles bêtises êtes vous en train de préparer, toutes les deux ?"

"Bêtises ! Je te fais savoir que ta mère et moi avons trimé pour préparer cette soupe toute la matinée. Dis encore un mot et tu auras de la chance d'avoir un morceau de pain sec pour le dîner !" lui annonça Lois à demi indignée.

"Je m'excuse du fond du cœur," offrit Clark l'air dramatique. "Alors de quoi parliez-vous, Mesdames ?"

"De toi," répondit Martha. "La première fois que j'ai vu Lois, après qu'elle sache la vérité, je lui ai dit que j'attendais avec impatiente de pouvoir parler de toi avec une autre femme. Et depuis je suis ravie de le faire."

Clark rougit et frémit. "Parfois, j'ai horreur de penser à ce que vous pouvez vous raconter. Je ne veux pas poser davantage de questions des fois que ce soit quelque chose de particulièrement embarrassant !"

Lois pencha la tête en arrière pour l'embrasser doucement. "Pour abréger ton supplice, la dernière chose dont nous avons parlé était de mon premier voyage à Smallville et plus particulièrement de la tête que tu faisais quand tu t'es coupé avec ce bout de papier."

Clark se mit à rire. "Je n'aurais jamais cru que je pouvais saigner et avoir mal. En tout cas, je n'ai pas oublié le conseil que tu m'as donné. Je l'ai appliqué depuis de nombreuses fois." Il fit un clin d'œil à Lois.

Martha regarda Lois qui rougissait un peu et hocha la tête, se retournant pour servir la soupe.

Un peu plus tard Martha et Jonathan étaient dans la cuisine. Sortant le dernier bol de soupe de l'eau savonneuse, Martha montra la fenêtre. Jonathan suivit son regard vers Lois et Clark qui se tenaient par le bras et marchaient vers la mare sous le clair de lune.

"Je parlais tout à l'heure avec Lois de la première fois où elle est venue ici quand Clark a été empoisonné par la kryptonite. Regarde la maintenant. Elle se sent ici tout à fait chez elle.

Jonathan ricana en revenant quatre ans en arrière. "Je dois dire que je me demandais si elle avait jamais mis les pieds au Kansas avant ça et si elle y reviendrait. Elle était si déterminée à tout détester"

"J'ai toujours en mémoire cette image qui me revient quand Lois pensait que tu étais un travesti. Mon tablier vert qui t'arrivait aux genoux et des bottes de fermier."

"Étrange…" songea Jonathan, "J'ai toujours pensé que le rouge m'allait mieux." Il attira Martha à lui et l'embrassa chaleureusement, sans prendre garde à ses mains savonneuses qui lui donnaient une petite tape.

Martha s'écarta. "Tu sais, même après qu'elle ait découvert la vérité, elle s'est toujours comportée ici comme une invitée, ne sachant pas comment réagir, jusqu'à ce jour où Clark l'a amenée ici pour la mettre hors de danger."

Jonathan acquiesça. "Elle a eu l'air de se détendre quand on regardait Clark sauver les gens pendant ce tremblement de terre en Chine. Comme si elle réalisait soudain qu'elle était la bienvenue même quand Clark n'était pas là et que ça voulait dire qu'elle faisait partie de la famille."

Martha sourit. "J'ai su dès le premier instant où Clark a prononcé le nom de 'Lois Lane' que cette femme était faite pour lui. Et quand j'ai vu comme elle était soulagée que Trask ne l'ait pas tué, j'ai su qu'elle finirait par réaliser que Clark était l'homme qu'elle désirait."

"Uh huh ? Malgré qu'elle ait refusé l'offre de partager la chambre avec Clark ?"

Martha eut un lueur malicieuse dans les yeux. "Eh bien, je devais essayer !"

Lois regardait la vielle ferme et souriait en voyant la silhouette du vieux couple riant à la fenêtre. Caressant le bras de Clark, elle leva les yeux vers lui. "Pense un peu, dans trente ans, ce sera nous. J'espère que nous serons aussi heureux qu'ils le sont maintenant."

Clark se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. "Nous le serons. Nous tenant là, pensant aux choses innocentes que faisaient nos enfants quand ils étaient petits et pouvant ainsi les embarrasser devant leurs épouses."

"Mais, j'adore entendre des histoires sur toi. Elles sont mignonnes, pas embarrassantes. Et c'est bon d'avoir une idée de ce que pourra faire un enfant de toi."

Clark se mit à rire. "Je suis plus inquiet qu'ils héritent du sens de l'aventure de leur mère." Il aida Lois à s'asseoir sur une vieille souche près de la mare. Debout derrière elle, il commença à lui masser doucement les épaules.

Lois ronronna de plaisir. Après avoir jeté un coup d'œil autour d'elle, elle rejeta la tête en arrière et le regarda. "Tu sais, c'est juste à cet endroit que j'ai réalisé que je tenais à toi." Ses pensées retournèrent au premier jour où elle avait vu cette mare.

Une Pierre de ma Planète.

Lois sortit de la voiture, soulagée que Clark ait gagné son combat contre l'homme qui se trouvait dans l'eau. Elle cria son nom et il se retourna vers elle en remettant ses lunettes. Elle ne l'avait jamais vu aussi déterminé auparavant. Peut-être n'était-il pas d'un naturel si doux qu'il en avait l'air. Soudain, comme au ralenti, elle vit Trask sortir une arme de sa ceinture. "Non !" hurla-t-elle. Elle prit tout à coup conscience qu'elle s'était habituée à la présence de Clark, qu'elle s'était amusée avec lui ces derniers jours et qu'elle ne voulait pas perdre cette nouvelle amitié.

Elle vit Clark se retourner face à la balle qui allait le tuer mais un autre coup de feu retentit. Elle vit Rachel, le revolver braqué. Malgré tous les sentiments hostiles qu'elle avait eus plus tôt envers cette femme, elle lui en serait toujours reconnaissante. Plus heureuse encore qu'elle n'aurait pu l'imaginer, elle se précipita dans les bras de Clark et le serra très fort. Il la regarda et elle tressaillit devant l'émotion qu'elle voyait dans ses yeux. Ils se regardèrent un instant, elle pensait qu'il allait l'embrasser. Et à cet instant, elle n'était pas certaine de vouloir l'arrêter. Puis l'instant passa, il dissimula ses sentiments et elle commença à douter de ce qu'elle avait vu. Leurs têtes restèrent appuyées l'une contre l'autre.

De nos jours - samedi dans la soirée.

"Oh vraiment ?"

Elle lui fit un signe de tête affirmatif. "Trask était sur le point de te tuer et j'ai réalisé que nous n'étions pas que des partenaires mais des amis. Et je ne voulais pas perdre ça."

Clark sourit. "Ça s'est passé comme dans un brouillard. J'ai entendu un coup de feu et soudain tu étais dans mes bras. Tout ce que je voulais vraiment c'était t'embrasser."

"Tu aurais probablement dû le faire. On aurait gagné pas mal de temps. Je n'arrive pas à croire comme j'étais aveugle, alors." dit Lois avec regret.

"Maman a toujours dit qu'elle savait qu'on finirait nos jours ensemble." Clark se tourna et s'accroupit à côté d'elle, sa main caressant ses cheveux.

Sortant de sa mélancolie, Lois se mit à rire. "Est-ce que c'est pour ça qu'elle a proposé qu'on partage la chambre ?"

Clark hocha la tête. "Je ne peux pas à croire qu'elle ait dit ça. J'étais mortifié. Quoique, ce n'est pas aussi dingue que la première fois où j'ai passé quelques instants avec tes parents !"

Lois agita son doigt devant lui. "J'avais proposé qu'on s'échappe ! Sérieusement, c'est de te voir avec tes parents qui m'a fait rester, ce Noël et je suis heureuse de l'avoir fait. Après que tu sois tombé si malade, si Papa n'avait pas été là, je ne sais pas ce qu'on aurait fait. Il n'a peut-être pas toujours été présent, mais quand j'ai vraiment eu besoin de lui, il était là."

Clark s'assit sur la souche à côté de Lois et passa son bras autour de ses épaules. "Espérons que nous pourrons toujours dire la même chose à propos de nos enfants… qu'on a toujours été là quand ils avaient besoin de nous."

Lois se tourna vers lui. " Tu te souviens comme nous étions inquiets de savoir si nous serions de bons parents ? J'ai dû te convaincre que c'était la qualité des moments que tu passerais avec eux qui ferait de toi un bon père."

Clark la serra contre lui. "Je suis toujours nerveux mais d'une manière heureuse maintenant. Tu te souviens de la première fois où tu as parlé de devenir mère ?"

Les pensées de Lois revinrent en arrière sur cette île où elle était arrivée à accepter Clark et ses pouvoirs. "Oui. J'étais terrifiée à l'idée de fonder une famille mais tu avais raison en me disant que tout allait bien se passer. J'ai épousé un garçon vraiment formidable." Elle se pencha et l'embrassa intensément. "Tu sais, on est si heureux maintenant qu'on dirait que tous ces obstacles et ces problèmes sont arrivés à un autre couple."

Clark sourit. "Si seulement c'était vrai ! Pas très longtemps après que je sois arrivé à Métropolis, j'ai dit à mon père que je voulais un endroit où m'installer, que je voulais rencontrer quelqu'un, fonder une famille. Tu as exhaussé tous mes rêves."

Lois prit son visage entre ses mains et approcha ses lèvres des siennes. "Comme je te l'ai déjà dit, tu es l'homme que je n'aurais jamais espéré rencontrer."

Clark se mit soudain à rire tout contre ses lèvres et se recula. "Tu sais, si j'avais su que nous vivrions cet instant il y a trois ans, je n'aurais pas passé la moitié de la nuit à prendre mon courage à deux mains pour te demander de sortir avec moi."

Lois éclata de rire. "Trois ans !" Elle se leva et essaya de relever Clark. "Allez viens ! Il faut qu'on y aille… on a un anniversaire à fêter ce week-end."

Clark déposa doucement son paquet sur la terrasse. Lois emmitouflée des pieds à la tête pour se protéger du froid, se débattait en vain pour se débarrasser de tous ses vêtements. Clark, serrant les dents pour se retenir de rire, aida Lois à se sortir de son chaud cocon.

"Je me sens ridicule." marmonna Lois en enlevant moufles, écharpe et manteau. "Heureusement que tu as emmené d'abord cette boîte pendant que j'enfilais tout ça."

Clark attrapa les vêtements qu'elle jetait vers lui. Au moment où elle passait son sweat-shirt par-dessus la tête, Clark fut soudain saisit par un souvenir…

Lex Luthor : Le Retour.

Lois et leur 'presque-première-sortie' - Il avait été tellement tenté de jeter un super coup d'œil, juste un instant. Juste pour voir l'inaccessible qui était devenu une promesse d'espoir - la toucher des yeux, une vision pour compléter les rêves de son cœur.

De nos jours - samedi soir.

"Clark ?" Le sweat-shirt atterrit sur sa tête.

Ses pensées revinrent au présent et il souriait. La réalité, spécialement maintenant était bien mieux que ce qu'il avait imaginé. "Eh bien, c'est toujours de plus en plus intéressant de te voir te déshabiller." Il sourit malicieusement.

Maintenant vêtue d'un jean et d'un petit haut léger, Lois l'attira vers elle et l'embrassa légèrement. "Rentrons, on a quelque chose à fêter - rappelle-toi ?"

"Je vais poser tous les restes que Maman nous a donnés. Tu veux que je te fasse réchauffer quelque chose ?"

"Non, pas maintenant, Clark." Elle frissonna et se retourna pour fermer la porte de la terrasse. "Quoique que je ne ferais pas d'objection que tu me réchauffes !"

"Je n'en ferais pas non plus." Il lui montra le canapé. "J'ai allumé la cheminée quand j'ai amené la boîte alors il doit faire plus chaud à l'intérieur." Lois regarda la pièce légèrement éclairée tandis que Clark se rendait à la cuisine, portant le sac qui contenait les restes. Avant que Lois ne revienne de la porte de la terrasse, il était de retour avec une bouteille de jus de raisin bouché. Il vit son regard et sourit avant de super souffler sur la bouteille, la rafraîchissant à la bonne température. Comme il s'avançait vers elle, une rafale de vent renversa une chaise sur la terrasse.

Clark tendit la bouteille à Lois. "Je reviens tout de suite."

Tandis qu'elle regardait la bouteille dans ses mains et Clark dehors sur la terrasse, l'esprit de Lois vagabonda vers une autre bouteille et un autre moment où elle l'avait observé et s'était émerveillée.

Lex Luthor : Le Retour.

Elle se sentait tellement mal mais elle sentait encore la main de Clark sur son ventre quand il avait essayé de calmer son estomac, la force de ses bras quand il l'avait galamment portée jusqu'à la chambre. Les sensations qu'elle avait ressenties quand elle l'avait observé se déshabillant lui revinrent. Elle essaya de les rejeter mais n'y parvint pas et elle ne pouvait pas s'en défaire… alors.

De nos jours - samedi soir.

Au moment où Clark passait la porte, elle le rejoignit à mi-chemin, s'abandonnant au désir qu'elle avait repoussé alors.

"Oh, toi." Clark sourit et lui retourna son baiser. "C'était pourquoi ?"

"Pour rien, allons ouvrir cette bouteille et commencer notre petite fête. Je ne peux pas croire que tu m'aies distraite avec ces petites bulles quand tu as refroidi le champagne cette première fois. Aussi il m'arrive souvent de me souvenir de quelque chose qui nous est arrivé et qui m'a laissée perplexe et maintenant, ça paraît si évident…"

Après avoir allumé le lecteur CD, Clark prit deux verres qu'il avait posé sur la table un peu plus tôt. Faisant sauter le bouchon, il versa le liquide pétillant dans les flûtes et en donna une à Lois. Levant son verre devant elle, il proposa un toast, "A notre presque-première-sortie - le commencement de tout ce que j'ai toujours voulu - plus que je n'aurais jamais espéré…"

L'attirant à lui, il l'embrassa doucement. "A ma femme." Il s'embrassa la main et la posa sur le ventre de Lois. "A notre enfant."

L'air de 'Y Only Have Eyes For You' sortait des haut-parleurs tandis qu'ils se tenaient serrés l'un contre l'autre et se balançaient au rythme de la musique. Lois sourit soudain contre son épaule. Baissant les yeux sur elle, il dressa les sourcils d'un air interrogateur.

"Je pensais justement à cette nuit. On avait finalement tout préparé, on avait le champagne, la musique et tout semblait parfait. J'ai même pensé danser avec toi comme ça. Tu finissais de nettoyer le champagne que j'avais renversé quand j'allais prendre mon courage à deux mains pour te le demander, c'est alors que le livreur de ce chinois de malheur est arrivé."

Clark sourit à son tour. "Vraiment ? Moi aussi je voulais danser avec toi… mais souviens-toi, ça, ce n'est pas danser." Clark lui prit le verre des mains et le posa avec le sien sur la table. La prenant à nouveau dans ses bras, il la serra contre lui et lentement ils s'élevèrent. Lois soupira, se souvenant de la première fois où il était venu en tant que Superman et qu'ils avaient dansé ainsi. Elle glissa ses mains autour de son cou et posa la tête contre son épaule tandis que ses pensées vagabondaient encore plus loin. Une musique encore plus douce s'élevait quand elle leva à nouveau les yeux vers lui et elle vit qu'il la regardait les yeux pleins de tendresse.

Il se pencha pour l'embrasser doucement. "Tu as l'air si paisible et si heureuse. Un sou pour tes pensées ?"

Lois lui rendit son baiser. "Je me souvenais des autres moments dans tes bras, en l'air. J'avais besoin de quelqu'un pour me tenir cette nuit là. Je n'arrivais pas à croire à quel point j'étais jalouse que ma danse avec Clark ait été interrompue. Je me sentais rejetée et Superman est apparu pour m'aider. Superman était toujours là quand j'avais besoin de lui."

"Et il est toujours ravi de t'aider," dit Clark en souriant.

"Et puis, il a eu la première fois où tu m'as attrapée en plein vol quand Trask m'a jetée de l'avion. L'idée m'a traversé l'esprit que je plongeais vers la mort et que peut-être cette fois j'étais allée trop loin. Mais j'ai hurlé, juste au cas où, par miracle, tu aurais pu m'entendre et tu es venu." Ses yeux s'écarquillèrent en réalisant soudain et elle se recula pour le regarder. "Clark ! Tu étais dans cet avion mais tu as sauté pour me sauver. "Et s'ils avaient découvert ton secret ? Tu risquais que ta vie soit anéantie !"

Clark la serra contre lui. "Je n'y ai pas pensé une minute. Si je n'avais pas sauté, tu serais morte. Rester dans l'avion n'était pas la solution." Il essaya de détendre à nouveau l'atmosphère, "De plus, la tête me tournait encore du baiser que tu m'avais donné, alors, même si tu m'avais averti de ne pas craquer pour toi, je me suis jeté par cette porte ouverte !"

Lois lui sourit. "Je suis contente que tu aies persévéré." Leur baiser fut interrompu par les gargouillement de l'estomac de Lois. "Peut-être que je dois reconsidérer ton offre de faire réchauffer les restes."

Clark lui caressa le ventre doucement et les reposa sur le sol. L'installant sur le canapé, il était à mi-chemin de la cuisine quand quelque chose lui traversa l'esprit. "Lois," appela-t-il "au moins cette fois, tu ne peux pas mettre tes problèmes d'estomac sur le dos de la Pagode de Ralph !" Le coussin vint frapper les portes battantes de la cuisine.

Lois s'éveilla tandis que le vent projetait les gouttes de pluie contre les volets de la chambre. A en juger par la lumière extérieure, il était encore assez tôt pour justifier de ne pas se lever, aussi elle se pelotonna contre Clark. Alors que ses bras se resserraient instinctivement autour d'elle, elle sourit contre la peau chaude de son épaule. Le rythme des battements de cœur de Clark masquait celui de la pluie et elle se détendit dans ses bras. Elle adorait avoir l'opportunité de rester allongée près de lui, écoutant le bruit de sa respiration. Le plus souvent, il la réveillait avec une tasse de café et un baiser. Peut-être pourrait-elle se lever et préparer le petit déjeuner, ce matin. Mais elle se régalait de sentir les bras de Clark autour d'elle et il se passa encore pas mal de temps avant qu'elle ne fasse un mouvement pour se glisser du lit.

Elle allait balancer ses jambes sur le bord du lit quand deux bras puissants l'attrapèrent par la taille et la tirèrent en arrière. "Où est-ce que tu files ?" lui demanda Clark l'air contrit. "Ce n'est pas une urgence vers la salle de bain, n'est-ce pas ?"

Lois sourit, ébouriffant ses cheveux emmêlés. "Non, dieu merci, cette étape de la grossesse semble passée. Je m'apprêtais à te surprendre avec un petit déjeuner au lit. Tes pouvoirs ne me laissent pas souvent te surprendre. La super oreille m'a trahit cette fois ?"

Clark hocha la tête. "Je ne dormais pas. J'écoutais encore le cœur du bébé et je me réjouissais de te sentir à côté de moi. Je me souviens de la première fois où tu t'es endormie dans mes bras quand Kyle Griffin était après toi. Je sentais que j'avais fait de réel progrès pour que tu te sentes suffisamment en sécurité avec moi pour t'endormir."

Lois approuva. "Je me sentais en sécurité dans tes bras bien avant que je sache que tu étais Superman. J'avais juste l'impression que rien ne pouvait m'arriver, que tu montais la garde pour moi."

Clark sourit. "Je suis resté assis presque toute la nuit à te regarder dormir. J'ai appris la façon dont tes paupières se fermaient, les petits bruits que tu fais pendant ton sommeil et j'espérais qu'un jour je pourrais te regarder chaque nuit."

Lois l'embrassa, attendrie par l'émotion de sa voix et se redressa pour essayer une deuxième fois de sortir du lit. Clark, cette fois, la laissa se lever, la regardant enfiler sa robe de chambre. "J'allais suggérer une promenade le long des quais, étant donné que c'est là où nous étions à cette heure ci il y a trois ans, mais vu le temps, ce sera pour une autre fois. Qu'est-ce que tu veux faire, plutôt ? Il existe d'autres endroits que cette ville où il ne pleut pas. Paris ? LA ? Chicago ?"

Lois hocha la tête négativement. "Non, je veux t'avoir pour moi toute seule pour la journée, à moins qu'il n'y ait quelques supers corvées à faire. Maintenant que je me sens à nouveau un peu plus vivante, je crois qu'il est temps de ranger et d'organiser la nursery. On a entassé tellement de boîtes là-dedans quand on a emménagé que je pense qu'il serait temps de s'en occuper."

"Tu veux décorer ?" demanda Clark, étonné.

"Je crois que si nous arrivons à tout débarrasser ce week-end, on aura déjà bien avancé. C'était supposé former les liens entre les jeunes mariés mais on était bien trop occupés. Il y a tellement de trucs là-dedans, que j'arrive à peine à me souvenir de la forme de la pièce pour savoir comment la décorer !"

Clark ouvrit la porte de la petite chambre d'amis et siffla. "Mon vieux, j'avais oublié qu'il y avait tant de choses là-dedans." Il jeta un œil dans la pièce - le berceau que Martha avait envoyé de Smallville était dans un coin, entouré de boîtes et d'autres meubles.

"Alors commençons. Le moment venu, tu devras aller voir si le bébé pleure la nuit quoique je suppose que ça veux dire que tu auras fait ta part de travail en te levant !" dit Lois en plaisantant. "Pourquoi n'attrapes-tu pas cette boîte que Martha nous a donné hier soir que nous commencions par-là ?"

Lois était en train de s'installer par terre sur un coussin posé contre le mur quand Clark revint avec la boîte. La déposant par terre, il remarqua qu'une autre boîte, un peu plus loin dans la pièce, était déjà ouverte. La regardant plus attentivement, il vit à l'intérieur, une statuette de bois qu'il avait ramenée de Bornéo il y avait des années "Lois ? Celle-ci est déjà ouverte."

Regardant l'endroit qu'il lui indiquait, elle acquiesça. "Oui, une nuit, juste avant qu'on ne parte en Écosse, je crois, je voulais commencer à ranger pendant que tu étais dehors. J'ai commencé à ouvrir cette boîte. J'ai sorti la statuette puis j'ai trouvé quelques uns de tes vieux journaux de voyage et j'ai été distraite."

Tournant la statuette dans ses mains, Clark se mit à rire. "Je suppose que ce vieux shaman avait raison. Ça marche."

"Clark ?"

"Je tiens ça d'un vieux shaman de Bornéo quand j'avais à peu près vingt ans. Je suis resté avec la tribu Ybathu dans la jungle quand il y a eu le feu dans la grande maison où dormait tout le village. J'ai éteint le feu et un bon nombre de gens pensaient que l'un de leur dieux protecteur avait envoyé le vent pour les sauver. Le vieux shaman de la tribu savait que j'avais quelque chose à voir avec ça. J'ai toujours eu le sentiment qu'il savait qu'il y avait quelque chose de spécial en moi. Quoiqu'il en soit, j'ai décidé de partir quelque jours plus tard après que la grande maison soit reconstruite et comme je m'apprêtais à partir, il m'a donné la statuette. A ce moment, il m'a dit que c'était un totem sacré qui assurait que j'aurais une heureuse famille. Plus tard, un ami m'a dit qu'il s'agissait d'une statuette de fécondité. Je suppose que si tu l'as trouvée juste avant d'être enceinte, elle doit y être pour quelque chose. Peut-être que je devrais la remettre sur l'étagère… Je venais de la mettre en évidence quand tu as accepté de m'épouser."

Lois regarda encore le morceau de bois sculpté. "Peut-être que ça porte chance, alors. Sortons la et trouvons lui une place. J'ai rangé le reste de cette boîte alors ça peut aller au grenier. Voyons ce que ta mère t'a renvoyé."

Clark déchira le ruban adhésif de la boîte avant de prendre un autre coussin qu'il posa par terre. Quand il se retourna, Lois tenait une casquette de base-ball bleue avec des ailes. "Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda-t-elle.

Clark rougit un peu et marmonna, "J'espère que Maman ne les a pas tous gardés."

Lois paraissait étonnée et replongea sa main dans la boîte, elle sortit divers vêtements en tissu élastique. Elle fronça les sourcils en les regardant et éclata de rire.

"Pas étonnant que Martha ait dit qu'il y avait là-dedans des trucs embarrassants ! Ça doit être les déguisements que tu as essayés avant de te décider pour ton costume et dont elle m'a parlé." Elle reprit la casquette et la regarda de plus près. "Je dois dire que je pense que t'être décidé pour la cape était une meilleure option. On devrait garder ça pour la postérité… et de plus, si nos enfants vont à une fête costumée, ils auront un costume idéal !"

Clark se mit à rire. "Alors je suppose que je ne peux pas les perdre accidentellement. Et si on les gardait dans le coin le plus sombre du grenier ?"

"Tu veux dire que tu ne vas pas me laisser te voir les porter ?" Lois fit la moue, les lèvres tremblantes.

Clark se laissa fléchir immédiatement. "Je ne sais pas comment tu arrives à faire ça. D'accord, on les garde dans le coin pour un moment opportun."

Un immense sourire se dessina sur le visage de Lois. "J'ai hâte de voir ça. Maintenant qu'y a-t-il d'autre là-dedans ?"

Clark sortit une photo dans un cadre en bois. "J'avais oublié que Maman avait ça. Le premier article que j'ai publié. Une interview du Smallville Post avec le vainqueur du battage du maïs."

"Je reconnais celui-là. C'est le premier article qu'on a publié ensemble - Le sabotage de Messenger. J'arrive pas à croire que tu l'aies encadré."

"Je n'avais pas encore posé mes bagages alors j'en ai fait une copie pour l'encadrer et je l'ai amenée à la maison. Wow ! Je n'avais pas réalisé que Maman avait gardé ça !"

Lois regarda une petite boîte presque avec déférence. "Qu'est-ce que c'est ?"

Clark ouvrit la boîte avec précaution. "Ce sont mes vieilles cartes de base-ball. J'ai toutes les cartes des TOPPS de 74 à 77. Je vais les laisser de côté et je les regarderai plus tard." Délicatement, il posa la boîte sur la plus proche étagère.

Lois ricanait à nouveau à la vue d'une bande dessinée qu'elle tenait. "Spiderman, Clark ?"

Clark eut l'air gêné. "J'adore les bandes dessinées. Tous mes amis voulaient être comme lui."

Lois parut surprise. "Toi qui peux voler, tu voulais 'faire les choses que faisait Spiderman' ? Je n'ai jamais eu de prédilection pour Spiderman."

"Je suppose que je l'aimais bien parce que Spiderman était différent, comme je l'étais. Mais il paraissait quand même mener une vie normale."

Lois devint grave avant de se pencher sur lui et le prendre dans ses bras. "Je ne vois aucune attraction là-dedans. Mais remercions le ciel que tu voles plutôt que de tisser des toiles d'araignée." Comme elle se rasseyait, elle sortit un autre truc de la boîte. Elle développa une fine et douce couverture bleue. Regardant Clark, elle vit ses yeux se remplir de larmes. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

Clark avala sa salive. "C'est la couverture de bébé dans laquelle mes parents m'ont trouvé. Celle dans laquelle j'ai été envoyé de Krypton - c'est la dernière chose que mes vrais parents ont touché."

Lois se pencha sur son épaule. "Je me souviens quand tu m'as montré le message que t'a donné le globe, la première fois que nous sommes allés à Smallville après que je sois au courant. Tes parents étaient si courageux. C'est étonnant de voir ce qu'ils ont fait pour te sauver. Je sais que je ferais n'importe quoi pour sauver l'enfant que je porte mais même si la Terre devait être détruite par un quelconque météore géant, je ne sais pas si j'aurais la force de lui dire adieu, avec juste l'espoir qu'il puisse avoir une vie ailleurs." Elle caressa pensivement la douce couverture, la replia et la mit de côté. "Ceci doit rester sorti. Nous ramènerons notre enfant à la maison dedans."

"J'adorerais ça." dit Clark nostalgique. Il sortit de sa mélancolie. "Je pense qu'on a vu suffisamment de mes affaires embarrassantes. Prenons une de tes boîtes."

Lois grimaça. "Je suppose que c'est mon tour. Pourquoi pas celle-ci ?"

Clark prit la boîte qu'elle indiquait et la posa par terre. Lois l'ouvrit et rougit immédiatement. "Je sais quelle est cette boîte. C'est ma boîte à souvenirs. Toutes les choses qu'il n'y a aucune raison de garder mais que je n'aie pas pu jeter. Voici le dernier jet de mon roman. Les pages sont toutes cornées, maintenant. J'ai arrêté de l'écrire quand on a commencé à sortir ensemble. Je l'ai remis sur l'ordinateur un jour mais ça ne me ressemblait plus du tout. Je suppose que lorsque j'ai découvert que j'étais aimée, j'ai réalisé que ce que j'écrivais ne me correspondait plus."

Elle le mit de côté pour s'en débarrasser et entendit Clark ricaner. "Je me souviens de ça, par contre." Il tenait une grande poupée Godzilla vêtue d'une cape et portant un 'S' doré. "Je suis étonné que tu aies gardé ça. En vérité, j'ai essayé de t'arrêter d'aller le chercher."

"Pourquoi ?"Je le méritais. Je t'avais volé ton article, l'idée de Jimmy et j'ai été carrément odieuse."

"Vrai, mais tu as aussi sauvé Superman."

"J'ai quoi ?"

Clark soupira. "Je t'ai dit une fois que tu avais aussi en partie créé Superman autant que je l'ai fait. J'avais besoin de trouver un moyen 'd'aider' Métropolis sans que les gens sachent que c'était moi, car je ne voulais pas quitter la ville… ou toi. Lex testait Superman et j'ai décidé que l'idée de Superman ne pouvait pas marcher parce que j'aurais mis trop de gens en danger et que je ne pouvais pas être partout à la fois. J'avais même rangé mon costume. Je suis revenu à la rédaction après un article difficile. Il semblait y avoir des tas de problèmes cette semaine là et je t'ai fait des remarques sarcastiques sur Superman qui n'était pas capable d'arrêter tout ça. Tu as dit quelque chose que je n'ai jamais oublié. Que c'était l'idée que les gens se faisaient de Superman qui était importante et que ça leur donnait quelque chose à espérer. C'est au moment où tu quittais le bureau que je me suis souvenu du mauvais tour de Godzilla et je t'ai appelé mais tu étais déjà partie. J'ai réalisé que tu avais raison. Je suis rentré à la maison et j'ai ressorti mon costume. Tu as toujours cru en Superman, même quand je n'y croyais plus. Tu m'as sauvé de moi-même si souvent…" Il essuya une larme du visage de Lois et l'embrassa.

"Maintenant j'aurais de bons souvenirs de Godzilla," dit-elle en reniflant. "Avant, il était là pour me rappeler que les amis étaient plus importants qu'un article… aussi bon soit-il." S'essuyant les yeux, elle fouilla de nouveau dans la boîte et sourit en voyant la petite carte qu'elle sortait.

Remarquant le regard curieux de Clark, elle expliqua. "C'est la carte qui accompagnait ces roses jaunes que tu m'as envoyées après les mauvais tours de Kyle Griffin. J'avais sauvé quelques boutons de la poubelle et j'ai essayé de les faire sécher. Ils ont fini par moisir alors j'ai juste gardé la carte."

Clark prit un air décidé. "Attends un peu ! Il scanna une série de boîtes puis sourit et en ramena une. "Voici ma boîte à souvenirs." Il en sortit un vieux livre chinois qui, en tombant s'ouvrit sur une rose blanche parfaitement séchée. "C'est la rose que tu m'as donnée, à Superman, après les prix Kerth. Dieu merci, la mienne n'a pas moisi."

Lois toucha les pétales délicats avec précaution. "Y a-t-il des limites à tes talents ? D'accord la prochaine fois que tu m'offres un bouquet, il faudra que tu m'apprennes. J'ai essayé de faire sécher les autres fleurs que tu m'as offertes mais je n'ai jamais eu aucune chance. Tu parles d'une main verte ! J'arrive même à tuer les plantes qui sont déjà mortes !"

Clark reposa la rose dans le livre et le remit dans la boîte. "Maintenant on prend chacun une boîte. On les ouvre chacun à notre tour ?"

Lois acquiesça. "J'ai la première édition du Planet dans laquelle j'ai été publiée. C'était une nécrologie. Perry disait toujours ne jamais sous-estimer l'utilité d'une bonne nécrologie. Et j'ai le premier article publié à la Une que j'ai écrit sur les fonctionnaires qui revendaient la drogue saisie par la police."

Clark sortit un vieux bouchon de champagne et le regarda tendrement. "C'est le bouchon du champagne qu'on a débouché à notre presque première sortie. Je l'ai attrapé après qu'il ait sauté dans toute la pièce parce que j'étais hypnotisé à te regarder te déshabiller devant cette porte. J'étais tellement tenté de jeter un coup d'œil."

"Tu ne l'as jamais fait ?"

Clark fit non de la tête. "Pas avant que nous ne soyons mariés. Je ne pensais pas que je pourrais garder ma patience si je le faisais. Par contre, j'ai été tenté en maintes occasions."

Lois sourit. "Je sais. Je t'ai regardé aussi ce soir là et si j'avais eu une vision à rayons X je m'en serais servi. Quand j'étais Ultrawoman, j'ai jeté un coup d'œil une fois. As-tu bien développé ton sens de la retenue. A mon tour… ah… est-ce que tu as jeté un coup d'œil quand on a eu ça ?"

Clark regarda la carte qu'elle sortait. "C'est la carte à puce de l'Hôtel Lexor. Là, j'ai failli jeter un coup d'œil. Il y avait du bruit dans la chambre et j'ai commencé à regarder à travers la porte avant de réaliser ce que je faisais. Est-ce que ça vient de la Suite Nuptiale ?"

Elle lui fit signe que oui. "La chambre a été détruite et j'ai oublié de leur rendre la carte. De toutes façons, ils m'en ont donné une nouvelle quand j'y suis retournée. Et ils m'ont donné autre chose." Se penchant sur la boîte elle en sortit une cassette vidéo. "C'est la cassette que le garçon d'étage a faite de toi et moi entrant dans la chambre. Je l'ai regardé une fois après que j'ai su que tu étais Superman. J'aime particulièrement le moment où tu croules sous mon poids. Ah ! Très drôle."

"Je n'aurais bientôt plus besoin de faire semblant." Lois donna un coup à Clark sur la poitrine tandis que Clark lui retirait la cassette de la main et la posait sur une pile près de la porte. "Il faudra qu'on la descende pour la regarder un peu plus tard. Au moins on aura une cassette de notre lune de miel, étant donné qu'on en n'a jamais fait de notre mariage." L'objet suivant sorti de la boîte de Clark fut une petite pochette blanche. "C'est la pochette d'allumettes du restaurant où on est allés pour notre vraie première sortie. Je voulais prendre un souvenir et c'est tout ce que j'ai pu trouver."

Lois se mit à rire, chercha dans sa boîte et en sortit une pochette d'allumettes identique. Le couple se regarda et hocha la tête en éclatant de rire. Replongeant la main dans sa boîte, Lois en sortit un sac en papier. Fouillant à l'intérieur, elle prit une boule de tissu noir qui paraissait recouverte de ciment durci.

Quand Lois déplia le paquet celui se transforma en une veste. "Je t'avais dit de jeter cette veste car elle était fichue." Il sourit.

"Je sais mais je n'arrivais pas à la jeter. J'avais pris l'habitude de la regarder quand j'étais en colère quand tu disparaissais. Je me souvenais comme je me sentais vide quand je croyais que tu étais mort. Et comme j'étais heureuse quand j'ai découvert que tu étais vivant. J'aurais dû savoir depuis un moment qu'il se pouvait que je ressente pour toi un peu plus que de l'amitié. Ce n'est qu'à partir de ce jour que j'ai réalisé ce que je pouvais ressentir pour toi."

"J'étais drôlement content d'être de retour. Si les travaux du professeur Hamilton ne m'avaient pas montré la façon d'expliquer ma résurrection, je ne sais pas ce que j'aurais fait. Je serais sans doute revenu te dire la vérité, que je n'étais pas mort parce que j'étais Superman mais je n'aurais pas pu reprendre ma vie. J'aurais dû quitter Métropolis."

"Remercions Dieu pour le professeur Hamilton."

Clark sortit une page de journal de la boîte et la regarda d'un air perplexe. "Voici une copie de l'article qui devait être imprimé. Perry m'a donné une copie d'épreuve de la 'délivrance de la mort'." Clark pencha la boîte pour montrer qu'elle était vide. Un petit sac tomba. Lois le ramassa et l'ouvrit.

"C'est un biscuit chinois avec un message de bonne fortune à l'intérieur… et c'est en chinois."

"Je me demandais où il était. Ça vient du premier repas que nous avons partagé au Planet. Je l'ai gardé car le mien était vraiment plein d'espoir." Clark le leva et s'éclaircit la gorge. "La patience est une vertu - tout arrive à ceux qui savent attendre."

Lois sourit en regardant dans sa boîte. "Et c'est vrai. D'accord, on doit sortir la dernière chose de ma boîte." Elle sortit un petit ourson noir et blanc. "Il s'appelle Clark car c'est celui que tu as gagné pour moi à Smallville. En vérité, c'est le dernier objet que j'ai emballé. Avant ça, il dormait chaque nuit avec moi. Après notre mariage, j'ai échangé un Clark pour un autre !"

Se levant, elle tendit le bras et le posa doucement au pied du berceau. "Maintenant il peut rester là et veiller sur quelqu'un d'autre la nuit." Se retournant, elle étudia le reste des boîtes. "Quelle est la prochaine qu'on attaque ?"

Juste à cet instant on sonna à la porte d'entrée. "Tu décides. J'y vais et je vois qui c'est." proposa Clark.

Lois se mit les mains sur les hanches et regarda attentivement les boîtes. En voyant une marquée 'vêtements' elle essaya de la soulever mais elle était trop lourde. Elle se réinstalla sur le coussin jusqu'à ce que Clark revienne pour déplacer la boîte. Prenant la boîte des cartes de base-ball de Clark, elle commença à les regarder, essayant d'avoir une idée de la raison pour laquelle Clark était si excité de les avoir trouvées.

"Salut Lois ! lui parvint la voix de Jimmy de la porte ouverte. Clark le suivit dans la chambre et s'appuya contre les étagères. "Jimmy dit qu'il a un tuyau pour un article."

Lois regarda Jimmy. "Vraiment ? Quoi ?

"Oh, j'ai pensé à ce qu'a dit Perry à propos de réagir comme un véritable journaliste et je me suis souvenu de cette enquête dans les pharmacies sur laquelle Lois travaille. Étant donné que je l'ai aidé à acheter ces tests, j'ai enquêté et je crois que j'ai trouvé quelque chose qui pourrait être intéressant. J'ai pensé venir voir si vous aviez fini cet article. Mais vous avez l'air apparemment occupés. Qu'est-ce que vous faites ?"

"On range un peu nos vieux trucs pour décorer la nur…euh… le nouveau bureau."

"Jimmy regardait avec avidité les cartes de base-ball. "Wow ! Ces cartes sont à vous ? Lois poussa un soupir de soulagement.

"Euh, non. Ce sont les miennes," dit Clark. "J'ai la série complète des années 70. Je ne savais pas que tu t'intéressais aux cartes de base-ball, Jimmy."

"Oui. Je les collectionnais quand j'étais plus jeune. J'en cherche encore quelques unes. Il y a quelques bonnes ventes aux enchères on-line où on peut trouver des cartes. Savez-vous que si vous avez les cartes bleues de Dawson et Murphy dans votre collection des années 77, elle peut valoir plus de 500 Dollars !"

Lois leva les yeux au ciel. "Jimmy… l'article ?"

Jimmy détourna les yeux des cartes. "Oui… um, vous travaillez toujours dessus ? Vous voulez savoir ce que j'ai trouvé ?"

Clark sauta sur l'occasion. "Je crois qu'on avait prévu d'y jeter un œil lundi. Pourquoi ne rassembles-tu pas tout en même temps, tu nous montreras ce que tu as trouvé ? On a tellement de choses à faire aujourd'hui avec ce… euh… bureau, qu'on n'a pas vraiment le temps."

Jimmy regarda autour de lui et remarqua les boîtes en désordre. "Euh oui, bien sûr. J'aurai tout rassemblé pour demain. Bon alors, on se voit demain. Je me sauve."

Lois grogna au moment où ils entendirent la porte d'entrée claquer. "Tu crois qu'il a remarqué ma gaffe ? J'en doute. Je me suis vite reprise."

Clark hocha la tête pour la rassurer quoiqu'il n'était pas très convaincu. Il avait déjà entendu les mots de Lois lâchés par inadvertance et, bien que prétendant ne pas les avoir remarqués, ils lui avaient donné l'espoir qu'elle faisait attention à lui.

"De plus, il est tombé sur ces cartes de base-ball alors il n'a peut-être rien entendu du tout."

Clark passa ses bras autour d'elle et lui caressa le ventre. "Lois, on va devoir lui dire bientôt… et à Perry. Je suis étonné qu'ils n'aient pas encore deviné. Ça commence un peu à se voir. Et quoique, pour l'instant, ils puissent penser que c'est juste dû à trop de doubles barres au chocolat, ça ne durera pas longtemps."

Lois soupira. "Je sais. Et une partie de moi attend que tout le monde le sache au journal et ne plus avoir besoin de chercher des excuses bizarres parce que je ne bois rien d'alcoolisé et pourquoi je vais si souvent aux toilettes."

"Mais…" l'encouragea Clark.

"Mais je sais que lorsque Perry va le savoir, il va me mettre sur les concours canins et les remises de diplômes, juste pour me garder hors des problèmes. Je veux le dire à Perry. Il est pour moi comme un père et je me sens coupable de ne pas lui avoir dit car il va être si content."

"Il sera sans doute plus contrarié s'il le découvre par lui-même et réalise que tu ne lui as pas dit. Et Lois, si quelqu'un peut gagner un Pulitzer avec un article sur les concours canins, ça ne peut être que toi !"

Lois sourit. "Je suppose. Peut-être que je pourrais promettre de faire plus de travail au bureau sur les articles les plus coriaces et de moins courir après les criminels. D'accord, on lui dira lundi matin en arrivant au journal."

Clark se mit à rire. "Bien. Et j'essayerai de le convaincre que tu entends travailler davantage au journal. Je dois dire que j'ai hâte de le dire à tout le monde."

"Je sais. Merci d'avoir attendu que je me sente plus à l'aise avant que tout le monde le sache. Je suppose que je voulais juste faire ça par étapes. Je ressens la même chose qu'avant qu'on l'ait dit à mes parents."

"Eh bien, on est habitué à annoncer la nouvelle, maintenant. Quoique je doute que le Planet nous enverra autant de fleurs que l'ont fait ton père et ta mère." Lois se serra contre lui. "On dirait que le moment est venu, maintenant. Entre vider cette pièce et ne plus pouvoir boutonner mes vêtements, cette grossesse devient plus réelle." Se retirant de ses bras, elle mit ses mains sur ses hanches et se prépara à attaquer une autre boîte. "C'est quoi, celle-là ? demanda-t-elle. "Je ne me souviens pas d'avoir emballé ça." Lois montra la boîte marquée "Vêtements de Lois".

"On dirait l'écriture de Maman," fit remarquer Clark en baissant ses lunettes pour regarder dans la boîte. Il grimaça en voyant ce qu'il y avait à l'intérieur - les vêtements que le clone de Lois avait achetés et qu'il n'avait pas pu retourner. Il arracha en super vitesse la boîte des mains de Lois. "Ce sont les vieux vêtements qu'on a mis de côté pour donner au foyer quand on a déménagé, tu te souviens ? Je suppose que j'ai oublié une boîte. Je vais l'amener maintenant. Pourquoi ne regardes-tu pas ce qu'il y a par ici ?"

Clark s'envola avec la boîte, écartant tout sentiment de culpabilité de mentir à Lois. Il ne voulait pas que ces souvenirs viennent gâcher les préparatifs de l'arrivée du nouveau-né.

'Qu'est-ce que c'est que ça ?' se demanda Lois. Elle n'avait pas entendu Clark parler de cette façon depuis qu'il avait arrêté de trouver des excuses vaseuses pour les disparitions de Superman. "Eh bien, Monsieur 'J'attends mon Camembert du Mois - Je dois Rendre une Cassette -' nous avons les moyens de vous faire parler, maintenant."

Tandis que Lois pensait aux formidables moyens de persuader son mari, elle ouvrit la boîte suivante. Un sourire malicieux se dessina sur son visage quand elle vit ce qui était soigneusement plié sur le dessus, elle le sortit et le mit de côté pour plus tard. Elle sourit en caressant le tissu - les voiles de soie de son costume de la Danse des Sept Voiles lui rappelaient des sentiments qu'elle avait découverts - sentiments qu'elle pouvait maintenant pleinement exprimer. Même à cette époque, alors qu'ils n'étaient qu'au début de leur partenariat elle avait ressenti leur attirance l'un pour l'autre. Elle avait commencé avec certain intérêt (du moins pour-elle), à admirer ses talents d'écrivain d'une façon plus recherchée, essayant de remplir le vide de ses heures de temps libre. Et il avait fallu qu'elle respire la drogue de Miranda pour exprimer ouvertement ce qu'elle ressentait. Mais sa carapace était trop épaisse et elle était obsédée par Superman. Elle se souvint du baiser de Superman à l'aéroport - soudain saisie par cette sensation dont elle avait parlé à Clark la nuit précédente.

Regardant à nouveau le costume, elle décida de l'essayer - au moins son ventre légèrement bombé rentrerait dans cette tenue.

Clark revint du foyer et entra en cherchant Lois.

"Lois ?" appela-t-il.

Lois lui répondit de la chambre. "Ici, Clark !' Elle se regarda une dernière fois dans le miroir. Pas trop mal, pensa-t-elle. Les légères rondeurs de sa nouvelle silhouette ajoutaient à l'effet une sensualité supplémentaire.

Clark entra dans la chambre et s'arrêta, stupéfait. Il avait toujours eu ce fantasme secret depuis cette nuit où Lois était arrivée dans son appartement, mais il n'avait jamais pensé qu'elle avait conservé le costume.

Lois sourit de sa réaction. 'Ça va être plus facile que je ne le pensais' se dit-elle.

"Clark," dit-elle lui faisant signe du doigt. "Viens avec maman !"

Clark s'avança vers Lois. "Lois tu ne sais pas combien de fois j'ai pensé à ça. Rêvé de ça. Du moins, quelque chose comme ça."

Lois fit un pas en arrière et se balança. Elle enleva un voile et le jeta dans la direction de Clark. Il l'attrapa au vol et le porta à son visage, sentant la chaleur de son corps imprimée dans la soie, respirant ce parfum qui était uniquement celui de Lois.

"C . . l . . a . . r . . k," chantonna Lois. "Qu'y avait-il dans cette boîte ?"

'Ah - Ah," pensa Clark, alors c'est à ça qu'elle veut jouer. Eh bien, on peut être deux à ce jeu là.'

Alors qu'un autre voile de Lois tombait, Clark tourbillonna dans la pièce en super vitesse, réapparaissant vêtu du pyjama qu'il portait le soir de leur nuit de noce.

Lois en eut le souffle coupé - peu importe le nombre de fois où elle avait vu Clark comme ça - sa réaction était toujours la même - encore.

Clark s'allongea sur le lit, sans détourner les yeux de Lois. "Lois, ça suffit maintenant, j'en peux plus, si vous avez envie de moi, je suis à vous," il redit les mots prononcés cette nuit là, il y avait si longtemps.

La question de Lois resta sans réponse tandis que des désirs plus importants se réalisaient.

Un peu plus tard, Lois à nouveau vêtue de son pantalon et de son petit haut, inspectait la chambre pratiquement rangée et souriait d'un air satisfait. "Tout à fait réussi. Maintenant on a de la place."

Clark revint du grenier où il avait rangé la dernière boîte. "Alors, et maintenant ? Échantillons de papiers peints ?"

Lois fit la grimace. "Pour être honnête, si je reste encore là-dedans plus longtemps, je crois que vais hurler. Étant donné qu'il ne pleut plus et que ça c'est éclairci, pourquoi n'allons-nous pas nous promener ? On pourrait s'arrêter en route pour déjeuner."

"On avait parlé d'aller sur les quais mais il n'y a pas beaucoup d'endroits où manger. Et si on allait tout simplement en ville, on verra ce qu'on trouve quand on y sera ?"

"Est-ce que tu aimes l'odeur de l'air après la pluie ? On peut sentir la terre et tout a l'air si lumineux et propre," dit Clark. "J'adorais marcher dans les bois jusqu'à la mare après un bon orage."

Lois acquiesça. "Et puis toutes les pierres semblent briller sous le soleil. Je n'avais pas réalisé qu'il était si tard, au fait. Pas étonnant que je sois affamée. Ça t'ennuie si on déjeune avant de se promener ? J'ai vraiment envie d'un sandwich pastrami au pain de seigle, avec tout le grand jeu."

Clark hocha la tête. "Il y a des moments où je n'arrive pas croire que tu puisses manger autant. Je sais, je mange seulement parce que j'aime ça, mais quand même je ne pourrais pas avaler ce que tu manges parfois. Et si on s'arrêtait là ?"

Lois regarda l'enseigne peinte en verte qu'il lui indiquait. "Bien sûr. La seule fois où on a mangé là, on n'était pas là."

Clark la regarda, fronçant les sourcils d'incompréhension. "Hein ?"

"Tu souviens, Clark. C'est quand on était dans le monde virtuel…"

Après avoir passé leur commande, Clark remarqua que Lois examinait attentivement les passants en dehors du café. "Qu'est-ce que tu regardes ? demanda-t-il.

"Je vérifie," répondit-elle.

Devant son regard surpris, elle poursuivit. "Je vérifie juste qu'il y a des gens différents dans la rue. Imagine un peu si on était toujours prisonniers du monde virtuel et que rien de tout cela ne soit réel. On ne serait pas encore mariés et je ne serais pas enceinte et…"

Clark se pencha sur la table et la fit taire avec un baiser. Se reculant, il posa sa main sur sa joue. "Je pense que tu devrais oublier ça. C'est vraiment la réalité. Pourquoi Jaxon aurait-il disparu si c'était son œuvre ?"

"Parce qu'il penserait que nous croyons que c'est le monde réel, ce serait son ultime vengeance." suggéra Lois.

"Je ne crois pas qu'un quelconque programme informatique, aussi avancé soit-il, puisse créer les obstacles par lesquels nous sommes passés. Je me demande si Jaxon est toujours prisonnier de son monde… dans l'ordinateur ?"

Lois grimaça. "Ça pourrait expliquer pourquoi mon PC au bureau saute si souvent. Il est là-dedans à faire des trucs bizarres au logiciel."

Clark se mit à rire. "Je soupçonne que c'est plutôt à cause ta façon de taper vingt fois de suite sur les touches. Tu es tellement impatiente."

"Juste parce que tu es Monsieur Bien Élevé! Quoique la dernière fois que nous étions là-bas, tu n'étais pas si patient que ça !" dit-elle en souriant.

"Et tu n'étais pas si nerveuse."

"C'est parce que je n'avais pas besoin d'être nerveuse alors que je savais comme ça pouvait être merveilleux d'être avec la bonne personne." Elle le regarda à travers ses long cils.

"Et, c'est pour ça que je n'avais aucune raison d'être patient !" répliqua-t-il, glissant un bras autour de ses épaules pour l'attirer à lui. Au moment où leur lèvres se joignaient, la serveuse arriva avec la commande et interrompit le moment. Il se regardèrent avec regret. "Plus tard," murmura Clark.

Ils marchaient dans la rue commerçante, regardant les vitrines. Quand ils passèrent devant un magasin de layette et meubles d'enfant, ils se dirent qu'ils reviendraient plus tard quand ils auraient décidé ce qu'ils allaient faire dans la chambre. Le crépuscule tombait quand Clark suggéra de couper par le parc pour rentrer à la maison. Lois pencha la tête sur son épaule tandis qu'ils avançaient sous les lampadaires. Elle sentit soudain les doigts de Clark lui serrer le bras pour l'arrêter et elle leva les yeux. Ils se trouvaient devant un restaurant faiblement éclairé avec de petits haies autour de la terrasse.

Elle sourit. "Avons-nous déjà réservé pour notre anniversaire de cette année ?"

Clark lui fit signe que non. "Pourquoi crois-tu qu'on est passés par-là ? J'arrive pas à croire qu'on ait vraiment eu une table quand on est venu la première fois."

"Cette annulation devait être le destin." Clark ouvrit la porte pour faire entrer Lois et elle attendit près du piano que Clark termine de réserver leur table. Lois ressortit, pensant que Clark était derrière elle mais il était retourné parler au maître d'hôtel. Elle se retourna et vit la porte se refermer sur lui.

Elle porta sa main à sa bouche. "Désolé."

Il s'avança vers elle. "Je pensais t'avoir dit de ne jamais recommencer ça," dit-il doucement.

Lois sourit en se souvenant du moment où il lui avait dit ces mots la nuit qui avait suivi leur première sortie. Elle leva les yeux vers lui, espérant qu'il allait se souvenir de ce qu'il avait fait après. Alors que sa main se posait sur sa joue pour avancer ses lèvres près des siennes, elle se pencha pour l'embrasser.

Comme ils se séparaient, elle se retourna pour poser le bras de Clark sur son épaule et vit qu'il s'y trouvait déjà. Penchée contre lui, ils traversèrent la rue vers le parc. Il faisait presque noir maintenant et le sentier au milieu des arbres était à peine éclairé par quelques lampadaires. Ils virent la fontaine un peu plus loin et se serrèrent l'un contre l'autre, se souvenant de la place qu'elle occupait dans leur vie. Chaque fois qu'ils se promenaient dans le parc, ils avaient tendance à s'y arrêter et à se rappeler avec plaisir tous les souvenirs qu'elle évoquait.

Tandis qu'ils approchaient, ils remarquèrent un jeune couple près de la fontaine, l'homme était agenouillé au pied de la jeune femme. Lois et Clark se sourirent tendrement en passant. "J'espère qu'ils finiront aussi heureux que nous." dit Clark. Il se pencha pour l'embrasser et sentit une goutte de pluie tomber sur sa joue.

"Eh bien, en tout cas ils commencent de la même façon." Lois se mit à rire alors que la pluie commençait à tomber. "Rentrons à la maison nous réchauffer. De plus, je meurs de faim !"

Clark, voyant que les jeunes gens étaient absorbés l'un dans l'autre, attira Lois dans les buissons. Très vite, il se changea en Superman et se pencha pour prendre Lois dans ses bras. "Tu sais, je crois que je ne me lasserai jamais de te voir faire ça," dit-elle. "Je savais que tu étais Superman avant que tu le fasses devant moi pour la première fois mais je crois que ne l'avais pas vraiment réalisé avant ça. Je suis restée sans voix !"

Clark se mit à rire et la souleva dans ses bras. "Et voilà, quelque chose que tu ne vois pas tous les jours. Allez viens… abritons nous de cette pluie."

Posant l'assiette de pizza vide sur la table, Lois se rejeta en arrière dans les bras de Clark.

"Une glace ?" proposa-t-il. "On a de la glace chocolat-caramel ou as-tu toujours cette envie bizarre de gâteau à la fraise ?"

Lois fronça les sourcils en y réfléchissant. "Les deux ?" demanda-t-elle.

Clark fit la grimace. "Bien sûr, mais ça ne t'ennuie pas que je n'en goûte qu'un seul ?"

"Non, ça veut dire qu'il y en aura plus pour moi. " répliqua-t-elle en ricanant. "Tu veux qu'on regarde un film en même temps ?"

Clark se leva et prit les assiettes vides. " Bien sûr, prends en un pendant que je range. Je présume que tu voudras du pop corn pour tout à l'heure ?"

"Tu le demandes ? Merci de ranger. Tu sais comme j'ai horreur de ça." Elle entendit les portes de la cuisine se fermer et se leva pour regarder la collection de cassettes vidéo. Tandis qu'elle entendait l'eau couler dans l'évier, elle se rappela, alors ils venaient de se marier, que Clark avait vaillamment essayé de lui apprendre à cuisiner et ranger. Elle devait avouer que ce n'était pas si désagréable, il semblait qu'ils avaient toujours des conversations importantes résultant de remarques innocentes dans la cuisine. S'agenouillant, Lois se souvint d'un soir en particulier, dans l'ancien appartement de Clark.

Le Passé - peu de temps après Partenaires dans l'Âme.

"Tu laves ou tu essuies ?" demanda Clark tenant l'éponge humide dans une main et le torchon dans l'autre.

"J'ai horreur d'essuyer la vaisselle." Lois espérait qu'il saisirait l'allusion. Avec sa super vitesse, il pouvait laver, essuyer et ranger la vaisselle avant même qu'elle ne remplisse le bac à la bonne température.

"Allez Lois, ça peut être amusant. De plus, je croyais que tu avais horreur de laver la vaisselle ?"

"Alors, j'ai menti. J'ai horreur d'essuyer la vaisselle."

"D'accord, dans ce cas, j'essuie et tu laves." lui dit Clark avec un grand sourire.

"Bon sang, je me suis encore fait avoir avec ce petit mensonge." Lois commença à ouvrir l'eau qui chauffait bien moins vite que dans sa cuisine.

"Il y a un secret pour garder l'eau propre et chaude." proposa Clark se penchant et se servant de sa vision à infrarouges pour chauffer l'eau.

"Et depuis quand utilises-tu cette technique secrète ?"

"Assez longtemps pour apprendre à avoir une température presque parfaite."

"Oui, très bien. Je n'avais jamais entendu parler de ça." Elle plongea délicatement la main dans l'eau savonneuse. "C'est parfait. Je pensais sans raison que ce serait trop chaud.

"J'avais l'habitude de faire ça pour Maman, alors je suis bien entraîné. De plus, je ne te mentirais pas à propos de la température de l'eau," admit Clark. "Elle est exactement à quarante trois degrés."

"Tu ne m'as jamais menti à part pour Superman." lui fit remarquer Lois en plongeant la première assiette sale dans l'eau. "Je ne sais pas pourquoi je ne t'ai pas cru à propos de la température."

"Je l'ai fait une fois," répondit Clark.

"Quoi ?"

"Je t'ai menti une fois, en fait plus qu'une seule fois, mais comme tu le dis, la plupart de mes mensonges étaient pour protéger mon identité ou donner une excuse quand on avait besoin de Superman."

Et certaines des tes excuses étaient vraiment médiocres. 'J'attends mon Camembert du Mois' ? Pitié. Ça doit être en tête de liste de tes excuses bidons," lui fit remarquer Lois en riant. "Attends un peu, tu as dit que la plupart de tes mensonges étaient dus à Superman. Quand as-tu dit un mensonge qui n'avait rien à voir avec Superman ?"

"Le jour où Monsieur Stern a annoncé la réouverture du Daily Planet et a ramené le globe sur un camion."

La curiosité de Lois était piquée. Elle n'avait jamais pensé que son mari lui avait menti. Bien sûr elle mentait un petit peu à l'occasion et s'était même surprise à dire à Perry qu'elle mentait tout le temps à Clark. Mais c'était avant qu'elle soit mariée. De plus, elle soupçonnait Clark de pouvoir s'en apercevoir, comme il l'avait fait pendant la discussion sur la vaisselle. Mais que lui, il lui mente…

"Une partie de ce que je t'ai dit était vrai. J'aurais fait n'importe quoi pour t'empêcher d'épouser Lex. Mais la partie disant que je n'avais pas de sentiments pour toi… J'ai croisé les doigts." Clark s'interrompit, se souvenant de cette situation délicate. "Je ne voulais pas que mes sentiments pour toi contrarient notre relation de travail. Alors je t'ai dit un petit mensonge."

"Tu aurais dû me laisser parler la première ce jour là comme je le voulais," Lois lui dit se souvenir de ce jour devant l'immeuble du Planet. "On n'aurait peut-être pas attendu si longtemps pour notre presque première sortie. Je venais de découvrir qu'en dépit de ce que je t'avais dit, j'avais bien des sentiments pour toi."

"Tu aurais épousé Lex si Perry et l'Inspecteur Henderson n'avaient pas interrompu le mariage en faisant irruption à la cérémonie." déclara Clark sûr de lui.

"Tu n'étais pas avec eux ? " dit Lois tombant des nues. Son expression indiquait qu'elle le découvrait. "Je croyais que tu étais là. Peut-être que si tu avais été avec Perry tu aurais vu exactement ce qui se passait."

"Lex avait enfermé Superman dans une cage en kryptonite au sous-sol."

"Kryptonite ! Mais je t'ai vu… j'étais avec toi… quand il a sauté." Les souvenirs qui revenaient s'éclaircissaient. "Et tu as essayé… et tu n'as pas pu. Personne n'a compris pourquoi Superman ne s'était pas montré pour sauver Lex. Sa mort et l'incapacité de Superman à le sauver étaient entièrement de sa faute."

"Et puis, juste après ça, on a eu un mauvais moment à passer avec le truc des messages subliminaux 'Anti Superman' d'Arianna Carlin…" il cherchait les mots exacts.

"Écœurante, Clark," le reprit Lois. "Cette femme était définitivement écœurante."

Clark sourit. "Mais je t'avais à nouveau comme partenaire et amie. Et avec le mariage arrêté par la police et Lex mort, du moins on le pensait, j'avais encore le temps de m'occuper de 'nous'

"La police n'a pas arrêté le mariage, Clark, c'est moi qui l'ai fait. C'est ce que tu aurais vu si tu avais été avec Perry et la police."

Clark regarda sa femme sans comprendre. "Que veux-tu dire ? Perry m'a dit qu'ils sont arrivés juste à temps pour arrêter le mariage."

"C'est un peu compliqué, Clark. Tout a commencé quand j'ai changé d'avis dans le dressing. Maman était là, m'aidant à mettre la dernière touche à ma robe de mariée et à mon voile. Je pleurais et Maman m'a remonté le moral et m'a donné un kleenex. Debout devant le miroir, j'ai essayé de dire mon nouveau nom. Les mariées font ça, tu sais… Lois Luthor… Lois Lane-Luthor… Lois Luthor-Lane. Quand Lois Lane-Kent est sorti tout seul, j'ai pleuré encore plus fort. Maman avait dû s'en apercevoir avant moi, c'est pour ça que ma confusion était bien plus que de la nervosité prénuptiale. Elle m'a dit qu'il n'était pas trop tard pour changer d'avis. Si je ne voulais pas épouser Lex, je n'avais pas à le faire."

Lois plongea d'autres assiettes dans l'eau. Clark s'était arrêté d'essuyer, mais reprit sa tâche quand Lois reprit son histoire. "Je crois que c'était quand ce 'gène tête de mule' des Lane faisait des heures supplémentaires. Lex attendait que je l'épouse. Je lui avais dit oui, et quel genre de personne peut revenir sur sa parole envers l'homme le plus riche et le plus puissant du monde. Le seul autre homme auquel je pensais m'intéresser m'avait carrément rejetée."

"Superman," dit soudain Clark.

"Je ne m'en suis aperçue que beaucoup plus tard -- après que je sois dans le secret - comme j'ai dû te blesser," murmura Lois. "D'abord, je dis à Clark que je n'ai pas de sentiments pour lui, puis je flatte Superman et lui dis que je l'aimerais même s'il n'avait pas de supers pouvoirs. Ça a dû te faire terriblement mal."

"Ça m'a fait mal, Lois. Mais c'était il y a longtemps." Il se pencha pour l'embrasser.

"Alors d'avoir perdu le Planet, d'être séparée de tous mes amis et de penser que Superman ne partageait pas mes sentiments, je me sentais seule et j'étais déterminée à m'en sortir avec le mariage. Quand les accords de la Marche Nuptiale ont commencé, j'ai avancé dans l'allée, faisant tout mon possible pour paraître belle pour l'homme que j'allais épouser. Lex était élégant dans son smoking, me souriant depuis l'autel. Tandis que je regardais droit devant moi, les flash-back ont commencé."

"Les flash-back ?"

"Oui, le premier c'était moi te disant. 'Ne craquez pas pour moi, Cow-boy, je n'ai guère de temps pour ça.' C'était une chose étrange qui me revenait en mémoire." Lois prit d'autres plats et les frotta furieusement, essayant d'éviter de rencontrer le regard de Clark. "Puis je me suis rappelé l'expression de ton visage quand j'ai essayé de te séduire au bureau la première fois, sous l'influence de ce parfum aux phéromones."

"Ça devait être un souvenir intéressant." déclara Clark, se souvenant de sa surprise. Posant la vaisselle sèche dans le placard, il hocha la tête, l'invitant à poursuivre.

"Mais je crois que ce qui m'a fait vraiment changer d'avis a été le dernier flash-back. C'est le baiser que tu m'as donné quand tu as décidé de quitter Métropolis pendant la vague de chaleur dont on rendait Superman responsable. Au moment où j'ai revu ce baiser dans ma mémoire, la tendresse et la tristesse dans tes yeux, un sentiment m'a parcouru le corps. Je ne peux pas vraiment expliquer ce sentiment, mais à ce moment j'ai su que ce que j'allais faire n'était pas bien. C'est aussi là que j'ai réalisé, tout au fond de moi, que j'avais des sentiments pour toi. A l'instant où j'arrivais près de l'Évêque et de Lex, je savais que je ne pouvais pas épouser un homme que je ne connaissais pas et que je n'aimais pas vraiment. Et ce qui m'ennuyait le plus, c'est que je n'avais pas réalisé combien mes sentiments étaient forts avant qu'il soit presque trop tard."

"Je me souviens aussi de ce baiser. C'était un moment heureux de ce qui aurait dû être le jour le plus sombre de ma vie. Je croyais que je ne te reverrais jamais plus."

"Eh bien, tu es lié à moi pour la vie maintenant, mon vieux." le taquina Lois. "Je t'ai dit "Oui'. J'ai seulement pu dire 'Non' à Lex juste avant que Perry et la cavalerie n'arrivent pour l'arrêter."

"Essaie-tu de me dire que tu as annulé ton mariage avec Lex à cause de moi ?" Clark était presque paralysé d'attendre la confirmation de cette idée.

Lois regarda l'eau de vaisselle, incertaine de la façon dont elle devait répondre. "Eh bien, oui," dit-elle enfin la voix tremblante, "en un sens. Je savais que j'avais changé d'avis sur Lex et que tu m'avais dévoilé tes sentiments. Après les flash-back, je savais que j'avais tort d'épouser quelqu'un sans savoir si j'étais sûre de bien faire." Mis à part le bruit des dernières assiettes que lavait Lois, il y eut un silence dans la cuisine. Lentement Clark se remit à essuyer le reste de la vaisselle.

"Juste par curiosité, est-ce que tu m'aurais dit tout ça si je ne t'avais pas parlé du petit mensonge que je t'ai dit devant le Planet ce jour là ?"

"Peut-être que oui et peut-être que non," dit Lois en se dérobant. "J'allais te dire que je ne pouvais pas épouser Lex et que j'avais eu tort de sous-estimer tes sentiments pour moi. Qui sait où ça nous aurait menés ?"

"Probablement à l'endroit où nous sommes maintenant, seulement un peu plus tôt." lui répondit Clark en rangeant le reste de la vaisselle.

De nos jours - dimanche soir.

Lois fit son choix et retourna sur le canapé, pensant encore à cette vieille conversation. Clark revint avec la glace. "Clark j'étais en train de penser au jour où je t'ai dit pour Lex." Il hocha la tête. "Tu as dit qu'on se serait probablement retrouvés ici mais un peu plus tôt. Je pensais juste que si on avait commencé à sortir ensemble à cette époque, on ne serait probablement pas assis là maintenant."

"Non ?" Clark avait l'air surpris. "On serait où ?"

"Là-haut en train de coucher notre premier né. Pensant peut-être à avoir un deuxième enfant. En fait, peut-être que la façon dont ça s'est passé était la meilleure. J'ai appris à te faire totalement confiance et peut-être qu'on n'aurait pas pu survivre aux autres problèmes si je n'avais pas appris ça."

"Tu as sans doute raison. Mais au moins, on est là." Clark lui tendit un bol de glace fondue. "Eh bien, maintenant fais-moi confiance si je te dis que tu vas sûrement avoir une indigestion si tu mélanges toutes ces glaces."

Lois piqua dans le bol de glace avec enthousiasme. "Je prends le risque ? Tu veux bien mettre la cassette en route ? Étant donné que je me sens tout à fait réveillée, j'ai pensé qu'on pourrait essayer à nouveau l'Arme Fatale."

Clark était étendu la tête sur les genoux de Lois à regarder le film. Il était heureux d'avoir passé un week-end tranquille à Métropolis. Ils n'avaient pas souvent la chance de faire les choses que faisaient les couples normaux. Lois était si détendue qu'elle s'était presque endormie quand elle le sentit. Une sorte de battement dans le bas du ventre. Elle soupira, se tendant un peu. Clark se retourna et la regarda.

"Qu'est-ce qui ne va pas ?"

"Est-ce que tu l'as senti ?" murmura-t-elle.

Il hocha la tête. "Non, qu'est-ce qui s'est passé ?"

"J'ai senti bouger le bébé." dit-elle en souriant. "Wow… c'est incroyable !"

"Il t'a donné un coup de pied ?" demanda Clark, glissant sa main sous son pull pour la poser sur son ventre rond. "Tu le sens encore ?"

"Oui, mais ça n'est pas vraiment un coup. On dirait plutôt un élastique qui se détend. Un peu comme une tension comme quand on est un peu nerveux. Je n'aurais jamais pensé que je pourrais déjà le sentir. C'est peut-être un coup de pied de satisfaction pour toute cette glace."

Clark pencha la tête sur son ventre et l'embrassa tendrement. "Alors on a un autre accro à la glace dans la famille."

Lois posa sa main sur celle de Clark, la tenant sur son ventre. "Toujours rien ?" demanda-t-elle. Devant son signe de tête négatif, elle soupira. "J'aimerais que tu le sentes aussi. Ça semble encore plus réel maintenant."

Clark retira sa main et s'assit. "Je pourrai le sentir… d'ici quelques semaines. Je suis souvent resté allongé sur le lit en me berçant à écouter battre ton cœur. Depuis ces dernières semaines, j'ai pu entendre aussi celui du bébé. Je sais qu'on l'a entendu ensemble à ta dernière visite mais je peux l'entendre plus facilement que toi. Je suis heureux que tu aies maintenant toi aussi quelque chose à partager avec le bébé."

Le film tournait tout seul tandis qu'ils savouraient l'instant. Lois prit la télécommande et arrêta le film.

Un instant après, le bébé parut se calmer et Lois se leva, tirant la main de Clark et se dirigeant vers l'escalier. "Allez viens. Au lit. J'ai une petite surprise pour toi."

Regardant sa femme avec un sourire démoniaque, il céda et la suivit dans les escaliers. Remarquant son expression elle crut nécessaire de le reprendre. "Pas ce genre de surprise."

Après une petite moue de Clark, tous deux arrivèrent dans la chambre en riant. Clark se rendit à la salle de bains et Lois profita de cette opportunité pour sortir la surprise qu'elle avait trouvé un peu plus tôt ce jour là. L'enfilant en vitesse, elle entra dans la salle de bains derrière Clark et attendit qu'il la remarque dans la glace."

"Alors, qu'est-ce que tu en penses ?" demanda-t-elle vêtue du pyjama Superman dans lequel Clark l'avait vue il y avait bien longtemps.

"Wow, je ne savais pas que tu l'avais toujours. Il te va encore. Quoique je ne suis pas sûr qu'il en montre autant que le costume de poussin que tu portais à peu près à la même époque." L'ayant taquinée avec succès, Clark attendit l'inévitable claque sur la poitrine. Il lui attrapa la main et il se penchèrent l'un vers l'autre et sourirent, l'air heureux.

"Désolé. Je l'aime bien sur toi. Aussi longtemps que tu ne me trouves pas le même ! Porter ce 'S' pour faire mon devoir me suffit amplement."

"Je peux comprendre ça." dit Lois tandis que Clark la prenait dans ses bras.

Ils se séparent et tous deux finirent de se préparer pour la nuit. Naturellement, Clark avait terminé le premier. Depuis le début, il aimait juste regarder Lois. Appuyé contre le mur, la regardant se laver le visage, il se souvenait de la première fois où il l'avait vue faire la même chose.

"Tu te souviens de la première fois où on a partagé une salle de bains et quel travail bâclé on a fait ?"

Lois finit de se rincer les yeux avant de répondre. "Pour autant que je me souvienne, je n'ai pas apprécié que Perry me jette avec toi dans la Suite Nuptiale de l'hôtel Lexor."

"Clark fit un petit sourire. "Mais moi, si."

"Seulement parce que tu pouvais sans arrêt me taquiner."

"Pas seulement ça, ma chère." dit Clark en riant. "J'aimais être avec toi autant que maintenant. Seulement je ne te le montrais pas à cette époque. Tu étais bien trop occupée à courir après ton Superman."

"Ne m'en parle pas. Mais, j'ai bien fini par coincer ce Superman."

"Oh et comme c'est bon d'être coincé." Clark jeta à sa femme un regard malicieux.

Lois leva les yeux au ciel et prit la brosse à cheveux. Clark lui prit des mains et commença à lui brosser les cheveux. "De plus, cette intimité forcée a fini par devenir amusante."

"Au début ça doit faire peur." Clark se remémora leurs échanges dans la Suite Nuptiale de l'hôtel Lexor.

"Les compromis" poursuivit Lois.

"L'intimité obligatoire."

"Le partage des responsabilités."

"Ne jamais être seul," finirent-ils ensemble.

"Juste ce que je voulais," conclut Clark.

"C'est exactement ce qu'on fait maintenant. On avait raison."

"Ça n'est pas artificiel, ni temporaire, on ne fait pas semblant."

"Eh bien je suis heureuse que tu aies persisté. Que tu m'aies aidé à voir qui tu étais vraiment."

"Comme tu l'as dit Lois, 'notre travail consiste à lever le voile et à exposer la vérité telle qu'elle est'."

"Heureusement qu'on fait bien notre travail. Imagine combien de temps il m'aurait fallu pour découvrir le vrai Clark si je n'avais pas été journaliste !"

Ils restèrent tous deux silencieux pendant Lois se brossait les dents. Ça laissa à Clark quelques minutes pour réfléchir à ce qu'il avait ressenti envers Lois quand ils étaient en mission dans la Suite Nuptiale de l'hôtel Lexor. Il se souvint comment avait commencé leur conversation sur l'intimité. C'était l'une des rares fois, au début de leur partenariat, où Lois s'était confiée à lui sur sa vie personnelle.

"Vous avez déjà vécu avec quelqu'un ? Je veux dire, en permanence." Il ne voulait pas vraiment dire ça tout haut mais Lois répondit d'une manière qui le rendit plus qu'heureux.

"Maintenant oui, et je trouve que j'aime ça ? J'aime énormément ça ! J'étais en train de penser à la première fois que nous avons partagé une salle de bains après que j'ai su que tu étais Superman."

"Oui, ton air étonné quand je me suis rasé était intéressant."

"Eh bien, je pensais que tu avais peut-être une lame en pointe de diamant. Je ne m'attendais pas à te voir devant un miroir te raser avec ta vision à infrarouges."

"En plus ça t'empêche de me piquer mon rasoir ! Quoique j'accepte volontiers de regarder tes jambes chaque fois que tu le voudras."

Lois se mit à rire. "Tenir le miroir pendant que tu te coupais les cheveux était également quelque chose d'intéressant. Allez viens, j'ai fini. Au lit." Clark la regarda en dressant les sourcils et la suivit."

"Tu vis toujours d'espoirs, hein ?"

"Toujours," Clark fit mine d'être déçu. Il souleva Lois et la posa doucement sur le lit. "Au moins je n'ai pas à tirer au sort pour le lit." Se glissant dans le lit à côté d'elle, ils se serrèrent l'un contre l'autre et s'installèrent confortablement.

"Non, je suis finalement revenue sur l'offre de partager le lit."

"Je préfère ça. C'est bien plus confortable que le canapé."

"Monsieur Sommeil Agité avec des plumes tout autour de lui." Échangeant un sourire au souvenir de cet incident, ils se réinstallèrent en silence en pensant à toutes les piètres excuses que donnait Clark avant que Lois ne connaisse son secret.

"T'ai-je déjà remercié d'avoir exhaussé mes rêves ?"

"Et les miens, Clark. Je n'aurais jamais pensé trouver l'âme sœur."

"Ce n'est pas seulement ça Lois. Ce que j'ai toujours voulu était d'être normal - de m'intégrer, de faire des choses normales. Me marier. Peut-être avoir des enfants et être moi-même. Ne pas me cacher derrière une façade. Après avoir créé Superman, j'ai trouvé une façon d'utiliser les pouvoirs que j'avais et de préserver ma vie privée, mais je pensais que ça mettait un terme aux peu de chances que j'avais d'avoir les autres choses dont je rêvais."

Clark soupira. "J'ai non seulement trouvé quelqu'un à qui je pouvais confier mon secret mais quelqu'un qui accepte mes deux facettes : le Cow-boy du Kansas réalisant un rêve, travailler pour le Daily Planet ; l'extra terrestre qui peut voler et veut utiliser ses pouvoirs pour aider les autres. Je suis surpris que tu aimes non seulement le reporter élevé au Kansas mais aussi le garçon qui disparaît continuellement au beau milieu d'une conversation. Le garçon que tu dois sans cesse excuser quand il est obligé de quitter son travail."

Se tournant pour le regarder, Lois fut surprise de l'émotion dans ses yeux. "On ne choisit pas vraiment de qui on tombe amoureux, Clark. Je t'aime, c'est tout. Nous-nous appartenons. Je n'ai pas d'autre choix que de t'aimer comme tu es. De plus, j'aime ce que tu es et tu ne sais pas comme je me sens privilégiée d'être l'une des rares personnes à te voir tel que tu es vraiment."

Lois s'assit et tendit le cou. "D'abord j'ai eu des problèmes car j'étais trop éblouie par la version volante. Finalement, j'ai préféré Clark aux supers pouvoirs et j'ai découvert que je pouvais avoir les deux ou, en réalité, quelque chose d'encore mieux que les deux."

Clark se redressa sur ses oreillers et commença à masser doucement les épaules de Lois tandis qu'elle poursuivait. "Je n'ai jamais vraiment pensé à me marier et avoir des enfants. Je pensais avoir tout vu avec le mariage de mes parents et je savais que ça ne me manquerai pas si je n'avais pas ça, mais tu m'as montré comme ça peut être merveilleux. Je ne m'en étais jamais rendu compte, mais ma vie était si solitaire à cette époque. Merci, Clark."

"Mais de rien." Tapotant le coussin derrière elle, il attira Lois à côté de lui.

Elle réfléchissait. "Lucy savait de quoi elle parlait quand elle disait qu'elle voulait que je rencontre un type super. Je suppose qu'elle avait une meilleure idée que moi de ce que je manquais. Je crois qu'après avoir été blessée par Claude, j'ai décidé que je ne perdais rien en me m'engageant pas dans d'autres relations. J'ai dû attendre que tu arrives pour me montrer de quoi je me coupais."

"Ça m'a pris du temps de percer ta carapace mais ce que nous avons maintenant en valait la peine. Et ça vaut la peine de le conserver. J'ai maintenant tellement de choses que je n'avais pas. Je ne veux pas revenir au vide de l'existence."

"Avec un bébé, ça va juste devenir plus absorbant et plus complet."

"Tu as certainement raison."

"On a vraiment fait beaucoup de chemin depuis cette partie de Scrabble, mon ange." Il lui sourit. " Refusant de partager la chambre, incapables de partager la salle de bains et effrayés de partager nos sentiments, pour finir par tout partager. Se donnant l'un à l'autre pour créer cet enfant. L'acte ultime de partage s'il en est un."

"On a fait un long chemin. Et si tu veux savoir, c'est la personne avec qui tu partages qui est importante, pas ce que tu partages."

"Lois, je sais que nous avons parlé d'avoir des enfants et combien les choses vont changer pour nous mais elles vont changer encore bien davantage pour toi."

Elle releva la tête de sa poitrine pour le rassurer. "Clark, dans le passé, je n'ai peut-être pas pensé à me marier, à avoir des enfants et, dans l'ensemble, à être une femme d'intérieur. Regarde l'exemple que j'ai eu en grandissant. Je n'ai jamais voulu être coincée comme semblaient l'être mes parents pendant toute mon enfance. Mais nous, tous les deux, allons changer tout ça. Je veux faire ça. Je sais que les choses vont changer. Je sais et je pense que tu sais aussi, que je vais en prendre certaines plutôt mal, comme devoir prendre du recul sur certains articles. Mais quelques unes d'entre elles arriveront sans qu' aucun de nous n'y réfléchisse à deux fois, comme développer l'instinct de savoir où se trouve notre enfant, ce qu'il ou elle fait. Mais je veux vraiment être là, faire ça avec toi. Je veux autant ces changements que tu les désires."

"Je veux encore te remercier, Lois, pour tout. Pour être là, pour notre foyer, pour notre enfant, pour tout."

"Merci aussi. Je pense que la plupart des choses que tu viens de dire se font à deux."

"Oh, eh bien je suis ravi de faire toutes les choses qui se font à deux." dit Clark en souriant malicieusement, poussant Lois à lui donner une petite claque sur le bras.

"Bien que j'adorerais rester toute la nuit dans tes bras à évoquer nos souvenirs, nous," elle montra son ventre rebondi, "sommes fatigués." Pour prouver ce qu'elle avançait, Lois bailla et s'enfonça profondément dans le lit, posant sa tête sur la poitrine de Clark. Clark posa sur elle un bras protecteur tandis que leur conversation se relâchait.

"Bonne nuit, Lois" Pas de réponse. Il la vit sourire dans la pénombre. "Bonne nuit, Lois." Toujours rien. Il renonça et s'installa sous les couvertures.

Souriant toujours dans le noir, elle répondit, "Bonne nuit, Clark" seulement après qu'il se soit allongé près d'elle et accompagné d'un long baiser. La dernière pensée de Lois avant de s'endormir fut qu'il était dommage qu'elle soit si fatiguée, car ce baiser s'était montré plein de promesses.

Lois fut réveillée par deux lèvres douces se posant sur sa joue. "Bonjour," dit une voix profonde et familière.

Lois ouvrit un œil et répondit "Bonjour" en murmurant avant qu'une odeur de café parvenant de la table de nuit et ne la réveille tout à fait. Se redressant sur ses oreillers, elle fut accueillie par le regard de Clark debout au pied du lit avec un plateau. Il lui posa sur les genoux pour beurrer les croissants chauds.

Lois sourit, prenant un morceau de croissant. "Je suis si heureuse de t'avoir épousé."

"Alors tu ne plains plus du tout ma femme ? demanda Clark. Lois fronça les sourcils. Devant son air étonné, il poursuivit. "Tu m'as dit une fois que tu plaignais ma femme parce que…"

Lois réalisa soudain. "Parce que tu étais 'Monsieur a Raison', 'Monsieur a Toujours Raison'. Et, bien que je ne soupçonnais pas que ce serait moi, j'étais jalouse à en mourir. Et tu avais encore raison. Tu as dit que ta femme saurait que tu l'aimes comme elle est et n'aurait pas besoin de changer. Je sais très bien que tu m'aimes et tu sembles même aimer ce que les autres prennent pour des fautes. J'avais oublié tout ça. Tu te souviens de tout ce que je t'ai dit ?"

"La plupart des choses. Quand tu as dit ça, il y a toutes ces années, me faisant le scénario du changement de couleur de cheveux, c'est toi que je voyais. Ton dernier commentaire était assez ironique quand j'ai imaginé que tu étais ma femme."

"Eh bien, je pourrais avoir les cheveux courts ou longs, mais je n'ai aucune intention de me les teindre en rouge."

Clark avala le reste de son croissant et se dirigea vers la salle de bains pour finir de se préparer.

Le vent avait chassé les derniers nuages et Lois et Clark décidèrent de se rendre à pieds au journal. Tournant au coin de la rue, il se retrouvèrent devant le Planet et Lois s'arrêta. Attrapant Clark par la veste, elle lui indiqua la fenêtre au-dessus du globe.

"Je n'oublierai jamais la première fois où j'ai vu cet endroit sous un nouvel angle. Quand tu m'as ramené de la base d'EPRAD, j'avais peine à croire que je volais. J'en suis restée muette."

Clark se mit à rire alors qu'ils traversaient la rue. "Je me souviens très bien de ce vol."

"Vraiment ? Je ne me souviens pas du vol sauf que lorsqu'on est entrés par la fenêtre, j'ai vu que le globe aurait dû être repeint depuis des années. Et puis je me souviens du visage étonné de tous les gens du Planet. Ils étaient aussi surpris que je l'étais. Chaque fois que je revois cette photo que Jimmy avait prise, je me rappelle comme j'étais stupéfaite de voler avec toi. Pas étonnant que j'ai tout de suite craqué pour toi."

"J'étais si ému de te tenir dans mes bras. Je ne savais pas où mettre les mains et j'étais terrifié que tu me regardes soudain et me dises, 'Kent, mais qu'est-ce que vous faites ?'

J'étais tellement absorbé de te sentir dans mes bras que j'ai presque atterri près de ton bureau. J'ai pensé que ça allait certainement me trahir."

Alors qu'ils passaient les portes à tambour, Lois le rassura. "Je ne pense pas que tu avais besoin de t'inquiéter pour ça. J'avais complètement perdu pied. Cat m'a demandé qui tu étais. C'est une chance qu'elle ne m'ait pas demandé qui j'étais car je crois que je n'aurais pas pu répondre."

Quand l'ascenseur arriva, ils étaient les seuls à le prendre. Pendant qu'ils montaient, Lois tira son haut sur son ventre. "Alors, ça se voit ?"

Clark lui fit signe que non. "Pas particulièrement, sauf si tu as l'intention de te balader en tendant ton pull toute la journée."

"Je suis juste un peu nerveuse que les gens le sachent. Je ne suis pas vraiment connue pour avoir des instincts maternels."

Clark l'attira à lui pour l'embrasser juste au moment où les portes de l'ascenseur s'ouvraient sur la salle de rédaction.

Perry passait devant. "Sapristi ! Vous croyez vraiment que cet ascenseur est un endroit où s'embrasser. Jimmy me casse les pieds avec cette histoire de pharmacie. Dès que vous serez prêts, venez dans mon bureau avec ce que vous avez là-dessus." Il disparut dans son bureau en souriant.

Lois posa son porte-documents sur son bureau et se tourna vers Clark debout devant elle. "Prête ?" demanda-t-il.

Elle acquiesça. Lui prenant la main, elle le conduisit vers le bureau de Perry et frappa à la porte entrouverte.

"Chef ?"

"Lois, Clark. Je croyais vous avoir demandé de venir avec ce que vous avez sur cette histoire de pharmacie ? Je ne vois rien. Quand verrai-je un résultat ? Perry, assis derrière son bureau, les regarda pendant que Jimmy montrait quelque chose dans un dossier.

Lois regarda Clark qui lui fit un petit signe de tête, la pressant de parler. "Euh, Chef, vous ne verrez pas de résultat avant à peu près cinq mois."

Perry la regarda d'un air soupçonneux, commençant à comprendre pendant qu'elle poursuivait, "On n'enquêtait pas dans les pharmacies pour des raisons professionnelles. Je suis enceinte."

Perry se leva un bond et fit le tour de son bureau presque en courant. "Lois, ma chérie. Je suis si heureux pour vous." Il la prit dans ses bras. La tenant à bout de bras, il la regarda attentivement. "Vous allez bien ? Vous avez l'air aussi jolie que l'était Priscilla quand elle attendait Lisa Marie. Cet enfant naîtra un bloc-notes à la main !" S'avançant vers Clark, il lui serra la main. "Clark ! Félicitations !"

Jimmy tapa sur le dos de Clark "Bien joué CK ! Vous allez être papa ! Félicitations, Lois ! Je suppose que vous n'étiez pas en train d'arranger un nouveau bureau, après tout. Et il y avait tous les indices. Il va falloir que je retravaille ma façon d'enquêter." Il se retourna pour sortir du bureau. "Wow, Lois maman ?"

Lois sourit. "Mais je ne veux pas être traitée différemment. Je suis enceinte, pas en cristal. Je ne vais pas me briser. Alors il est hors de question de me mettre sur les concours canins et de mon côté je réfléchirai à deux fois avant de courir après les maniaques. C'est d'accord ?"

Perry lui sourit. "Bien sûr. Mais si je vous vois une fois faire du karaté sur un cinglé, je lirais les détails de la prochaine exposition florale. Maintenant, n'êtes-vous pas censés tous les deux travailler sur cette histoire de corruption à la Mairie ?"

Lois et Clark s'apprêtaient à sortir du bureau quand Perry s'éclaircit la gorge. "Et Lois… Prenez soin du petit Elvis ou Elvira, maintenant !" Lois se retourna la bouche ouverte et la main levée prête à rétorquer. Clark grimaça et Perry poursuivit. "Je plaisantais, les enfants !"

Lois sourit à Perry. Tandis qu'ils se dirigeaient vers leurs bureaux, elle murmura à Clark, "Il valait mieux !"

Notes de l'auteur

Ceci était prévu pour être l'épisode 13 de la 5ème saison et par conséquent le 100ème épisode. Dans la plus pure tradition de ce moment marquant d'une série, nous avons essayé de commémorer les meilleurs passages de Lois et Clark. Nous avons essayé de couvrir la plupart des scènes que les Fans auraient voulu voir dans un épisode en flash-back. Désolé si votre épisode favori ne s'y trouve pas mais il y en avait trop parmi lesquels choisir.

Incidemment, la raison pour laquelle la 'presque première sortie' est utilisée comme anniversaire dans cet épisode, est que l'épisode 'Lex Luthor : le Retour' ('The Phoenix') était le13ème de la 2ème saison, diffusé pour la première fois le 12 février 1995*. Le titre est également un clin d'œil à l'épisode 'Vive les Mariés' ('I Now Pronounce You') intitulé au départ 'C'est arrivé cette nuit' ('It Happened All Night').

Le dialogue 'original' de Bryce Zabel est la scène où Lois explique à Clark comment elle lui a demandé de danser avec elle. Ce passage se trouve dans le script de l'épisode 'Une Pierre de ma Planète' ('The Green, Green, Glow of Home') que je possède et que je n'ai pu résister à inclure ici.

* Fête de la St Valentin aux USA.



FIN



Les personnages de cet épisodes sont la propriété de DC Comics, December 3rd Production et Warner Brothers. Aucune violation des droits n'est délibérée de la part des auteurs du "Season 5 groupe", toutefois, les idées exprimées dans cet épisode sont la propriété des auteurs de la 5ème saison( copyrighted © 1997)