Le retour de Cat PDF Imprimer Envoyer
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Saison 5, Episode 8

par Nancy Merckle

Édite par Adrienne Vukovic

Version française de


Traduction Chantal Martineau

 


INTRO

Une silhouette mystérieuse errait dans les ruelles de Suicide Slum, le quartier pauvre de Métropolis. Or de la pénombre, un miaulement plaintif se fit entendre avant d'être couvert, le chat avait été mis dans un vieux à sac grains. La silhouette déposa le sac dans le coffre arrière d'une voiture, puis disparut du quartier pauvre.

L'arrivée de son vol à l'Aéroport International de Métropolis était pour Catherine Grant un retour au pays. Il y avait plus de trois ans qu'elle avait quitté Métropolis et depuis lors, elle s'était mariée et avait divorcé. Elle était maintenant de retour pour mettre la touche finale à son livre, espérant réintégrer sa position de journaliste sans avoir à marcher sur les pieds de qui que ce soit. Elle savait que certains sujets évoqués dans son livre ne seraient pas appréciés, que certains seraient offensés de voir publier son histoire, mais elle espérait au moins que quelques-uns apprécieraient de voir leurs rencontres sous cet angle.

Catherine ou encore Cat, surnom par lequel elle était plus connue, rassemblait ses affaires à l'atterrissage de l'avion à l'aéroport de Métropolis. Une fois arrivée à la porte, elle prit rapidement ses bagages à main et marcha d'un pas assuré. Elle débarqua de l'avion, puis montra son passeport au contrôleur de l'immigration. Le prochain arrêt fut le tapis roulant où elle prit quatre sacs à carreaux qui contenaient sa vaste garde-robe et quelques trucs très à la mode qu'elle ramenait de son domicile de ces trois derniers mois, Paris. Elle était drôlement contente d'avoir mis des chaussures plates. Sa silhouette flattait le pantalon marron et le chemisier marron très clair assorti d'un foulard, ce qui lui permettait de rester à l'aise même au milieu d'une très longue file d'attente qui n'avançait pas. Et elle pencha la tête de manière que le bord de son chapeau lui couvre les yeux, la protégeant des néons fluorescents qui l'aveuglaient. Jetant un œil à sa montre, elle découvrit qu'il était vraiment plus tard que l'heure à laquelle elle s'attendait à sortir, elle vit qu'elle allait devoir se dépêcher pour arriver à temps faire les réservations à l'Hôtel Lexor.

Le douanier devenait un obstacle dans sa course contre le temps. Il insista, fouillant chaque valise, chaque sac, mettant ensemble les différents vêtements chics les uns avec les autres, avec les accessoires assortis aux ensembles. Le douanier mit la main sur son déshabillé de soie, très dispendieux et le tint devant lui en l'imaginant sur elle. Puis ce fut le tour du boa de plumes que l'agent sortit avec précaution de la valise de Cat où il était délicatement plié. Petit à petit l'agent explorait chaque pièce de la garde-robe colorée de Cat, de même que toutes ses affaires emballées. Il cherchait des trucs louches et adorait son boulot.

Elle dépassait la limite permise de marchandises déclarées et déboursa donc quelques dollars pour ses achats supplémentaires. Devant elle étaient posées ses quatre valises ouvertes sur lesquelles étaient empilés des vêtements qui attendaient d'être repliés et remis à leur place. Cat fixa l'agent des douanes qui s'était délecté de son travail en fouillant dans ses vêtements. L'agent la fixa aussi, s'attendant à la voir plier ses affaires, fermer ses bagages et s'en aller. Terminant le combat, Cat sauta et s'assit sur la table des douanes, empêchant efficacement l'agent de continuer son travail avec le prochain passager. "Vous vous êtes si bien amusé à tout sortir que maintenant c'est à mon tour de bien m'amuser à vous regarder tout remettre en place." déclara Cat au douanier, tandis qu'elle sortait une lime à ongles de son sac à mains. "Oh, et faites attention à ce boa; on me l'a offert." Son intervention auprès du douanier zélé ne l'aidait pas du tout dans sa course contre la montre, elle perdait encore plus de temps. Après être enfin sortie de la douane, elle sortit par la porte principale de l'aéroport et appela un taxi pour se rendre à l'hôtel.

Elle trouva un taxi et arrêta avec précaution son chariot à bagages tout près d'elle, gardant une main dessus tout en questionnant le chauffeur. "Combien jusqu'au Lexor ?"

"Trente dollars, madame," lui dit-il.

Elle commença à discuter, trouvant la somme un peu exagérée, mais elle décida tout de même d'accepter l'offre. "Vous allez m'aider pour mes bagages ?" demanda-t-elle, se penchant vers l'arrière pour prendre son sac à main.

Regardant le chariot, elle réalisa que quelque chose manquait. Elle regardait le contenu du chariot avec attention, par-dessus, par-dessous et tout autour en espérant que les affaires manquantes n'avaient fait que glisser entre les autres bagages. Pas de chance, les choses qui manquaient restaient introuvables. Où était son ordinateur portable ? Où était son sac à main ? "Je n'arrive pas à y croire, je ne l'ai quitté des yeux qu'un instant et mes affaires ont disparu." Dégoûtée, elle mis ses mains sur ses hanches et regarda derrière elle pour apercevoir le taxi prendre d'autres clients.

GÉNÉRIQUE

ACTE 1

Cat était assise devant le bureau de la toute nouvelle recrue de la police de Métropolis, le détective Jerry Hoffman, qui remplissait sa plainte pour le vol de son sac et de son ordinateur à l'Aéroport de Métropolis. Une fois la plainte enregistrée en deux et trois exemplaires, tout ce qu'il restait à faire était d'apposer sa signature. Il y avait tant de formulaires qu'il lui semblait qu'elle en avait davantage à signer que lors du récent contrat pour son livre. Après avoir griffonné la première signature, elle regarda le détective. Ses cheveux foncés, ses yeux bleus, ainsi que son physique splendide intriguaient Cat. Elle sourit.

S'apercevant de sa façon de le draguer, l'officier se contenta de sourire, s'assurant que son alliance était bien visible.

Cat remarqua l'alliance, sourit, haussa les épaules et retourna aux formulaires qu'elle devait signer.

Passer toute la soirée au Poste de Police de Métropolis n'était pas une partie de plaisir, surtout considérant que tout cela aurait pu être évité si elle avait passé la soirée à ranger ses valises et aller se coucher, au lieu de se présenter à la première parisienne du dernier film d'Harrison Ford. Non seulement elle était épuisée de ne pas avoir assez dormi mais elle avait les nerfs à vif et était fâchée de son manque de vigilance. Faisant les cent pas dans la station avec ses formulaires, chaque nouvel officier qu'elle rencontrait voulait entendre son histoire encore et encore. Frustrée de ces questions répétitives, Cat explosa "Est-ce que je ne pourrais pas tout enregistrer sur cassette, pour que chaque officier qui ait besoin d'entendre l'histoire l'écoute ?"

"J'ai bien peur que non, Mademoiselle Grant," lui dit le dernier policier calmement.

Cat soupira puis se résigna à raconter encore son histoire. Elle termina son rapport et put partir, mais Cat n'avait aucun endroit où aller L'heure limite des réservations était passée depuis longtemps à l'Hôtel Lexor. Un coup de téléphone lui confirma que sa chambre avait été donnée à quelqu'un d'autre. Et de toutes façons, sans son sac ou ses cartes de crédits, il lui serait difficile de pouvoir payer à cette heure. Ses cartes de crédit ! Cat donna en vitesse quelques coups de téléphone pour les annuler et demander des cartes de remplacement. Elle devait encore se trouver un endroit pour passer la nuit. En dernier recours, elle décida d'appeler Lois Lane. Cat entendit des tonalités familières, suivies de la voix préenregistrée de l'opérateur ; "le numéro que vous avez demandé, 555-3487 n'est pas en service." Elle essaya le numéro de Clark Kent et obtint le même résultat, le numéro n'est plus attribué. Cat poussa un profond soupir, "N'y a-t-il personne que je connaisse qui vive encore à Métropolis ?" Il doit y avoir quelqu'un au Planet, même aussi tard. Elle composa le numéro et fut surprise quand Perry répondit. "Alors, vous travaillez encore jour et nuit, Chef ?"

"Cat, c'est vous ?"

"Oui, Chef, c'est moi. Pourquoi êtes-vous encore au Planet ?"

"Je mets juste la dernière édition à l'impression Cat, comme à l'habitude," lui dit Perry.

"J'ai essayé d'appeler Lois, mais son numéro n'est plus en service. Vit-elle encore ici à Métropolis ?"

"Lois est là, elle travaille tard elle aussi. Alors, que faites-vous à Métropolis ? Vous êtes à Métropolis, pas vrai ?"

"C'est une longue histoire, Chef, mais je suis de retour en ville pour petit moment. J'ai atterri tout à l'heure. Pourrais-je parler à Lois ? J'ai un service à lui demander."

"Bien sûr, Cat. Une minute, je vais vous la passer."

"Lois Lane," annonça-t-elle, en décrochant le téléphone.

"Lois, c'est Cat Grant."

"Cat ? Wow, ça fait des siècles qu'on ne s'est pas parlé," fit remarquer Lois.

"Oui, presque quatre ans. Cependant, dans l'immédiat, j'ai besoin de ton aide. Est-ce que tu pourrais m'héberger pour la nuit ? Je viens tout juste d'atterrir à Métropolis et je me suis fait voler mon sac à l'aéroport."

"Bien sûr Cat, tu pourras prendre la chambre d'amis. Où es-tu maintenant ?"

"Au poste de police."

"Je viens te chercher, je serai là dans un quart d'heure environ."

"Merci, Lois. Je te revaudrai ça." Cat poussa un soupir de soulagement en raccrochant le téléphone. Être avec Lois n'allait pas être aussi marrant qu'être avec Clark, mais elle avait tout de même un endroit où passer la nuit. Demain, avec ses cartes remplacées, elle allait pouvoir reprendre son indépendance.

Lois raccrocha le téléphone et regarda dans la direction de son mari qui était en train de faire des changements de dernière minute à son article pour la dernière édition. "Clark, nous avons une invitée ce soir. Veux-tu que je revienne te prendre ici après être allée la chercher au poste de police ?"

Clark lui jeta un regard étrange. "Peut-être devrais-je y aller avec toi," dit-il.

Lois marcha vers son bureau. "Cat Grant est de retour en ville et a besoin de notre aide."

"Cat ? Pourquoi t'a-t-elle appelé, Lois ?"

"Bien, c'est probablement parce que je suis la seule qui puisse placer tous ses bagages dans le coffre arrière de la voiture et malheureusement, Cat s'est fait voler son sac à main à l'aéroport. Pourquoi on ne se retrouverait pas à la maison ? Cela te laissera la chance de jeter un coup d'œil sur la ville avant de rentrer," lui dit Lois, faisant leur signal secret pour Superman.

Lois Lane conduisait sa Jeep argent jusqu'au poste de police, encore étonnée que son ancienne collègue de travail Cat Grant lui ait demandé de l'aide. Elle ne pouvait pas vraiment l'appeler une amie, parce qu'elle se remémorait les moments qu'elles avaient passé ensemble au Planet. Cat lui trouvait toujours un défaut, faisait un commentaire déplacé ou tentait encore d'impressionner les gens avec ses conquêtes. Cependant Cat n'avait pas vraiment de collègues proches au Daily Planet, qui pouvaient avoir été en partie la raison de son départ.

Lois déverrouilla la porte de la maison qu'elle et Clark partageaient.

"Wow, Lois, cet endroit est vraiment plus beau que ton appartement," s'exclama Cat, au premier coup d'œil qu'elle jeta dans la maison. "Perry doit drôlement bien te payer pour que tu puisses te permettre cela toute seule."

"Je ne me permets pas cela seule, Cat, je me suis mariée. N'en as-tu pas entendu parler ?"

"Toi, mariée ? Non, je n'en ai pas entendu parler. Qui ? J'espère que cela ne le dérangera pas trop. Est-ce que je le connais ?" Cat était surprise de voir combien les choses avaient changé depuis son absence.

"Il sait déjà que je suis allée te chercher et oui, tu le connais. J'ai épousé Clark Kent," déclara Lois avec fierté.

"Clark ? Le gratte-papier de Ploucville ?" Maintenant, Cat était vraiment sous le choc.

Lois leva les yeux au ciel et soupira. 'Mais est-ce que personne ne pourrait oublier que j'ai dit cela ?' pensa Lois.

"Toi et Clark. Cela prendra du temps pour que je m'y habitue. Voyons voir, quand je suis partie, tu fréquentais Lex Luthor et jetais ton dévolu sur Superman. Qu'est-il arrivé ?"

Lois fut prise de court. "Clark m'a aidé à sortir du charme de Lex..." Lois hésita tandis que des images de son passé et de Lex lui revenaient en mémoire. "Ça a été une période difficile." Refoulant ses souvenirs de Lex et passant à un sujet beaucoup plus intéressant, le visage de Lois devint clairement plus radieux. "Superman, d'un autre côté... J'ai réalisé qu'il n'était qu'un fantasme. Crois-moi, ça m'a pris des mois avant de réussir à l'effacer de ma tête et pendant que je travaillais sur ce projet, Clark travaillait sur le chemin qui le menait à mon cœur." Lois commença à monter les escaliers. "Je vais te montrer la chambre d'amis."

"Je n'arrive toujours pas à le croire, tu es mariée." Cat suivit Lois dans les escaliers en marmonnant, "Lois et Clark, mariés," murmurait-elle encore et encore en hochant la tête.

Après s'être installée, Cat trouva Lois dans la cuisine en train de se verser un verre de cidre bouché, en attendant que Clark revienne à la maison.

"Du cidre bouché ?" lui offrit Lois.

"Bien sûr," répondit Cat. "Si je me rappelle bien, tu as mentionné une fois combien tu appréciais prendre un verre de vin dans la soirée pour te relaxer après une dure journée de travail au Planet."

"Ma vie est toujours aussi occupée, mais j'essaie de limiter ma consommation d'alcool. C'est une alternative sans alcool agréable. Comprends-moi bien, j'apprécie encore un verre de vin de temps en temps. Tu préfères du vin, Cat ?"

"Non, le cidre ça ira bien."

"Alors, dis-moi Cat, pourquoi es-tu revenue à Métropolis ?" Lois tendit à Cat un verre de cidre et la rejoignit à la table de la salle à manger. Elle était impatiente de rattraper les années perdues.

"Eh bien, c'est plus que de simples vacances. Tout d'abord, Richard m'a appelé et m'a demandé de le rencontrer demain dès son retour d'Amérique du Sud." raconta Cat, tandis qu'elle prenait le verre proposé. "Alors, j'ai décidé de le rejoindre et j'ai pris quelques autres rendez-vous en même temps."

La curiosité naturelle de Lois était piquée. "Qui est Richard ? Je ne crois pas le connaître."

"Non, tu ne le connais pas," répondit Cat. "Je l'ai connu quelques temps avant que tu ne viennes travailler pour le Planet. Nous avons eu une brève relation, passionnée." Cat sourit au souvenir de cette époque.

"Puis nous nous sommes quittés. Il est revenu dans ma vie environ un an après que je sois partie de Métropolis. C'était en avril, à Rome. Le Noël suivant, nous nous sommes mariés en Suisse. Ça a duré huit mois. Depuis notre divorce, nous sommes restés bons amis, mais nous avons réalisé que le mariage prenait beaucoup plus de travail que ce que nous n'étions prêts à investir."

"Je suis désolée d'apprendre que tu as divorcé, Cat," ajouta Lois avec sincérité, "Je ne voulais pas me mêler de ta vie privée."

"Je le sais bien, Lois," lui dit Cat. "Te rappelles-tu la nuit que toi et Clark avez passé dans la Suite Nuptiale du Lexor ? C'était quand le sénateur Harrington était impliqué dans ce truc de tsunami."

"Oui, et alors ?"

"Richard est l'homme qui a gravé mon nom sur la table. Il m'a demandé de revenir à Métropolis pour donner à notre relation une seconde chance. Je ne suis pas certaine d'être prête, mais avec son nouveau contrat de cosmétiques, j'ai pensé pouvoir essayer à nouveau."

"La totale avec échantillons gratuits ?" la taquina Lois.

"Bien sûr," lui répliqua Cat, souriant à belles dents.

"Ça ressemble plus à la Cat dont je me souviens," répondit Lois. "Alors, dis-m'en plus sur Richard."

"Richard travaillait pour Luthor Technologies quand je l'ai rencontré. C'est un chimiste de recherches talentueux. Quand l'empire de Lex Luthor s'est écroulé, il a été embauché par Constant Cosmetics. Il y a à peu près dix-huit mois, il est allé dans la forêt tropicale de l'Amazonie pour chercher des nouveaux composés pour la compagnie. Le grand événement de demain est basé en partie sur les recherches qu'il a effectuées là-bas."

"Clark et moi allons couvrir la conférence de presse demain. Ces nouveaux produits de beauté semblent être très prometteurs. Tu parles, une seule application par semaine ! Ce serait un vrai gain de temps."

"Je suis bien placée pour le savoir," répliqua Cat. "Il m'a invitée à rester avec lui en Amazonie pour quelques mois. C'était fascinant, mais très primitif. Je n'ai pu supporter d'être coupée du monde extérieur plus de six mois. Et bien sûr, la plupart des nouvelles retransmises étaient diffusées en portugais, ce qui m'a fait énormément de bien," ajouta Cat d'un ton sarcastique. "J'y serais peut-être restée plus longtemps si on m'avait préparé à parler le portugais."

"Ça a dû être extrêmement difficile pour quelqu'un comme toi qui dois être toujours branchée. N'étais-tu pas au courant de ce qui se passait ici ?"

"J'avais entendu des rumeurs folles disant que Superman avait une aventure avec une femme mariée mais les détails ne nous sont pas parvenus. C'est incroyable de voir comme les nouvelles les plus simples n'arrivent pas dans les coins les plus paumés de l'Amazonie. L'annonce de votre mariage en est un exemple parfait."

"Eh bien, c'était dans la plupart des journaux," confia Lois. Elle pesa chacun de ses mots très attentivement. "D'un autre côté, je ne suis pas surprise que tu aies entendu parler de l'aventure de Superman. Ça à fait la une pendant quelques jours. Superman a été filmé avec moi d'une certaine manière qui pouvait laisser penser à certains que nous étions plus qu'amis, tout cela pendant les négociations d'un traité de paix. Tu sais combien Superman est spécial à mes yeux, mais Clark est l'homme que j'aime. C'était hors de proportions."

"Des pour parlers de paix ?"

"Oui, Superman prenait part aux négociations."

"Comme je l'ai dit, l'Amazonie est dépourvue d'informations." fit remarquer Cat, en haussant les épaules.

Clark avait finalement terminé de rédiger son article et quitta le Planet. Sa patrouille nocturne se devait d'être rapide, en tout cas ce soir. Ayant quitté très tard le bureau et avec une invitée à la maison, Lois devait sûrement l'attendre à une heure raisonnable. Après avoir fait quelques tours au-dessus de la ville, il mit le cap sur la maison.

Clark entra par la porte principale et entendit des rires venir de la cuisine. Passant sa tête par l'embrasure de la porte il découvrit les deux femmes rattrapant les années perdues. Cat remarqua Clark. Se levant au beau milieu de sa phrase, elle courut vers la porte de la cuisine, jeta ses bras autour de Clark et lui donna un gros baiser. "Clark !" s'exclama-t-elle, avant de l'embrasser encore.

Lois et Clark furent tous deux surpris par l'attitude de Cat. Clark interrompit le baiser et tint Cat doucement à bout de bras.

"C-a-t ! ..." s'exclama Clark le regard interrogateur.

"J'ai raté l'occasion d'embrasser le marié à la noce." expliqua Cat, souriant béatement. "Félicitations à tous les deux !"

Clark se remit de sa surprise. Lui et Lois acceptèrent les vœux de bonheur de Cat. Se versant un verre de cidre, Clark leur suggéra de passer au salon. "Alors Cat, qu'est-ce qui vous ramène à Métropolis ?" demanda Clark.

"C'est en partie à cause de Richard et de la grande annonce de Constant Cosmetics de demain. Mais je vais aussi en profiter pour rencontrer l'éditeur de mon livre."

"Vous avez écrit un livre ? Sur quoi ?" Demanda Clark.

"J'ai décidé d'écrire une version exhaustive des rencontres que j'ai faites dans ma vie. J'ai rencontré tant de gens influents à travers le monde. Mon publiciste pensait que certaines des informations que j'avais rassemblées sur ces personnes pourraient être intéressantes. J'y ai mis la touche finale ces trois derniers mois à Paris."

"Alors, est-ce que c'est un truc qui 'dévoile tout' ?" Clark n'était pas sûr de vraiment vouloir connaître la réponse, mais il savait que Lois n'oserait pas lui poser la question.

"En quelque sorte. Ça parle en détail de plusieurs personnes que j'ai rencontrées. Mais franchement, je n'entre pas dans tous les détails," répliqua Cat.

"Alors Cat, dis-moi, qui est la personnalité qui t'a le plus frappé dans ton livre ?" demanda Lois.

" Eh bien, en vérité, il y a en a deux. Environ trois mois après que j'ai quitté le Planet, j'ai rencontré Bill Gates. Lui et moi, nous sommes un peu fréquentés, mais ça n'a pas marché. Je me suis révoltée un jour contre l'une de ses obsessions et nous ne pouvions pas nous entendre," cita tristement Cat.

"Quelle obsession à donc Bill Gates ?" Lois était vraiment curieuse d'avoir des informations sur le génie de l'informatique.

"Il est obsédé par les fenêtres, Lois. Il m'a dit que pour que notre relation progresse, je devais apprendre à laver les fenêtres. Je lui ai dit. "Tu es multimilliardaire et tu veux que je fasse les fenêtres ?" Il y a des bonnes pour ces trucs !" Cat regarda ses mains manucurées d'une manière impeccable. "Tu sais ce que le produit pour les fenêtres va faire à mon vernis ?"

Lois essaya de contenir son fou rire.

"Non, hum, Cat. Vous savez que "Windows" est... ah, laissez tomber," tenta Clark, se forçant pour retenir son commentaire.

"Je sais ce qu'est Windows maintenant, Clark. Quand cela est arrivé, je ne le savais pas et je me demandais comment le mettre mon livre," continua Cat. "Il voulait aussi que je me débarrasse de mon Macintosh."

Après avoir regagné un peu de sérieux, Lois lui demanda qui était le deuxième personnage.

"Tu va te souvenir de celui-là Lois, Victor Chow."

La vitre de la porte arrière de la maison sombre éclata en mille morceaux. Missy, seule résidente présente dans la maison, détourna le regard de son bol d'eau et regarda l'ombre entrer sur son territoire. Se cachant silencieusement sous une chaise sous la table, elle s'assit, contemplant l'ombre et se sentant invisible. L'ombre erra dans la cuisine et dans la salle à manger. Missy entendait l'ombre fouiller dans des tiroirs et il lui parvenait des bruits sourds provenant de pièces de métal s'entrechoquant, de même que d'autres bruits plus étouffés. L'ombre revint dans la cuisine. Malheureusement, Missy découvrit qu'elle n'était pas invisible. Elle fut attrapée et placée dans un grand sac.

Quand Missy revit enfin la lumière du jour, elle se trouvait dans une cage. Plusieurs autres cages avec d'autres chats emprisonnés entouraient sa cage. Ces chats paraissaient étranges aux yeux de Missy. Et puis c'était quoi ces drôles d'odeurs ?

Les rayons du soleil matinal accueillirent le trio qui se rendait au Planet. Cat avait prévu de rendre visite à certains des anciens collègues pendant qu'elle attendait la livraison garantie de ses nouvelles cartes de crédit pour dix heures du matin. Perry White était particulièrement content de voir l'ancienne rédactrice de la colonne des potins et partagea avec elle une nouvelle histoire d'Elvis. Plusieurs de ses anciens collègues étaient aussi surpris de la voir. Quand la surprise de sa présence fut terminée, Cat passa quelques instants à son ancien bureau, attendant que son propriétaire actuel ne se montre.

Cat repéra Jimmy qui marchait vers le bureau de Clark. Il faisait partie de ceux à qui elle n'avait pas encore parlé. Marchant pour se rapprocher de lui et l'intercepter, elle lui donna une grande accolade. "Tu as beaucoup changé."

Cela faisait très longtemps que Jimmy n'avait pas vu Cat et être accueilli de cette manière le chamboula. "Cat, ça fait des années. Nous avons tous les deux changé."

"Tu sembles un peu différent quand même, je croyais que tu étais un peu plus grand."

"Ça doit être à cause du sentiment d'infériorité que j'ai ressenti après que tu m'aies dit que tu ne voulais pas sortir avec moi." lui dit Jimmy en plaisantant.

"Eh bien, Jimmy, même si tu as mûri et acquis le sens des responsabilités, nous avons toujours un lien de parenté," lui rappela Cat, avec un grand sourire pour le taquiner.

"Cat !" cria Perry dans la salle de rédaction. Il tenait une enveloppe et l'agitait dans sa direction. Les nouvelles cartes étaient arrivées.

Cat s'arrêta au bureau de Lois. "Eh bien, il semble que je sois prête à faire mes emplettes. Merci pour tout, Lois. Je te verrai cet après-midi à la conférence de presse." Cat donna une brève accolade à Lois, avant de partir et d'aller rendre visite à quelques-unes de ses vieilles connaissances de Métropolis.

Ça semblait un peu étrange à Lois qu'elle et Cat soient devenues plus proches dans les dernières vingt-quatre heures qu'elles ne l'avaient été les années où elles avaient travaillé ensemble. Il était évident que l'expérience que Cat avait acquise avait adoucit ses manières brusques, peut-être même que ses 'propres manières brusques' avaient été adoucies grâce à ses sentiments pour Clark. Peu importe les événements, sa relation avec Cat avait été rétablie à un niveau d'amitié supérieur qu'il n'était quand elles travaillaient ensemble au Planet. Au grand étonnement de Lois, ni l'une ni l'autre n'avaient ressorti les vieilles tirades qu'elles s'envoyaient auparavant et qui étaient très courantes dans leurs conversations, il y avait à peine quatre ans.

Clark interrompit les pensées de Lois et lui rappela qu'ils avaient tous les deux des petites choses à terminer avant de partir pour la conférence de presse sur les nouveaux produits cosmétiques. La réunion du matin leur avait offert très peu de sujets intéressants à couvrir, autre que l'annonce des produits de beauté.

Lois et Clark entrèrent dans la salle de bal de l'Hôtel Lexor. Constant Cosmetics avait brillamment décoré la pièce, toute la gent masculine de la compagnie portait un habit formel, toutes les femmes portaient des robes de soirées onéreuses de nuances différentes. Jetant un œil autour de la pièce, Lois et Clark ne se sentaient bizarrement pas à leur place dans cette réunion qui semblait presque être une soirée costumes cravates. A treize heures précises, le maître de cérémonie monta sur la scène en chapeau haut de forme et smoking. Derrière lui, suivaient six superbes mannequins qui portaient des robes du soir identiques de six couleurs différentes. Les mannequins formèrent un demi-cercle derrière lui, tandis qu'il se dirigeait vers le micro.

"Mesdames et messieurs de la presse, pourrais-je avoir votre attention, s'il vous plaît." Les conversations dans la salle cessèrent et les journalistes reportèrent leur attention vers le podium pour la grande annonce. "Mon nom est William North et je suis président de la division de recherche de Constant Cosmetics." Plusieurs membres de la presse applaudirent poliment mais furent largement dépassés par les autres membres de la compagnie qui assistaient à la grandiose production. William leva les mains pour tenter de faire cesser les applaudissements afin que sa présentation officielle puisse se poursuivre. Après avoir fait quelques plaisanteries et présenté les autres membres de la firme, William expliqua à l'assistance la raison pour laquelle la conférence de presse avait été organisée. "J'aimerais vous présenter six des mannequins les plus en vogue de Métropolis. Chaque mannequin porte une couleur coordonnée à notre dernière gamme de maquillage, ULTIMATE, par Constant Cosmetics. Ce cosmétique est le seul qui dure une semaine ou même plus," dit-il souriant à belles dents, "jusqu'à ce que vous décidiez de l'enlever. Ces charmantes jeunes femmes vous distribueront notre bulletin de presse officiel de même que les brochures sur la compagnie et notre nouvelle ligne de produits."

Clark regarda les jolies femmes quitter la scène et commencer à passer les brochures. Il savait que si Lois pensait qu'il leur portait trop d'attention, il finirait par recevoir un bon coup de coude dans les côtes et aurait des explications à lui donner. Plutôt que de regarder les mannequins, il tourna son attention vers Lois. Il serait facile de lui dire qu'elle était plus belle que tous ces modèles, parce que c'était vrai. Un des mannequins s'approcha de lui et lui tendit une brochure sur les produits de beauté. Le charme était rompu.

Remerciant le mannequin, il regarda autour de lui. Repérant Cat à gauche derrière lui, il remarqua qu'elle portait une robe de voile mauve, s'agrippant au bras d'un homme que Clark pensa être son ex mari, Richard Jackson.

"Une fois que vous aurez eu la chance de relire notre matériel promotionnel, mon équipe et moi-même serons ravis de répondre à toutes vos questions," continua William. "En attendant, je vous laisse apprécier la fabuleuse cuisine de l'Hôtel Lexor," dit-il au groupe rassemblé, tandis qu'il se déplaçait vers une grande variété de mets à sa droite.

Des journalistes venant de tous les coins Métropolis, New York, d'autres de régions encore éloignées, de même que quelques reporters internationaux, tous se retrouvèrent autour du buffet, goûtant les plats. Quelques journalistes se rendirent à l'endroit prévu par la compagnie pour répondre aux questions et distribuer des échantillons gratuits. Clark jeta un œil au dépliant que le mannequin lui avait remis.

"C'est vraiment impressionnant," commenta Clark à Lois.

"Je le croirais quand je l'aurai essayé," répliqua Lois. "Après tout, il faut être réaliste, Clark, je n'ai jamais trouvé un produit qui soit à l'épreuve de l'eau qui tienne après que je me sois lavé le visage avant d'aller me coucher, qui reste toute la nuit et soit encore là quand je me lave la figure le lendemain matin. Ça doit être un canular."

"N'oublie pas les propriétés contre les rayons du soleil, Lois," ajouta Clark.

"Et les propriétés hydratantes. Tu sais ce qu'on dit à propos de ces trucs qui paraissent trop beaux pour être vrais, n'est-ce pas Clark ?"

"Tu parais très sceptique. Pourquoi ne vas-tu pas voir si tu peux avoir des échantillons gratuits et nous pourrions ensuite exposer toutes les fausses promesses de la compagnie dans notre article," ajouta sarcastiquement Clark.

"Je crois que je vais aller chercher un échantillon ou deux," dit Lois à son mari en se dirigeant vers la table des échantillons gratuits.

"Nous devrions aussi trouver Cat," dit Clark en la suivant. "Son ex-mari pourrait peut-être nous fournir des renseignements pour notre article."

Lois plaça le sac de cosmétiques gratuits sous son bras.

"Voilà Cat," dit Clark, en se frayant un chemin vers elle dans la foule. Lois le suivit.

"Clark, Lois," lança Cat en les apercevant. "Je veux que vous fassiez la connaissance du Dr Richard Jackson, chimiste de recherches à Constant Cosmetics."

Après avoir échangé quelques politesses, le Dr Jackson invita Lois et Clark à joindre Cat et lui pour un petit dîner tranquille à l'Hôtel Lexor.

De retour au Planet, Lois et Clark commencèrent à rédiger les grandes lignes de leur article sur les produits cosmétiques. N'ayant pas davantage d'éléments que ce que contenait le dépliant destiné à la presse, l'histoire ne serait vue que d'un côté. Ils espéraient que passer la soirée avec le chercheur d'ULTIMATE pourrait leur fournir des détails exclusifs. Après avoir mis le premier jet à leur article, ils rentrèrent à la maison se préparer pour la soirée.

Le dîner se trouva être d'une aide très appréciable pour le développement de leur article et ce fut une soirée très agréable. Même si Lois et Clark n'avaient jamais été proches de Cat, avant ce voyage à Métropolis, ils trouvèrent que le temps et l'expérience avaient permis à Cat d'approfondir sa personnalité. Elle était encore capable d'être le clou de la soirée, elle le prouvait.

Sans rater une seule opportunité d'obtenir davantage d'informations sur un article, Lois prit Richard à court avec quelques questions pointues. "Alors Richard, qu'est-ce qui vous a donné l'idée de développer ce produit de beauté 'permanent' ?"

"La responsabilité en revient à Cat ?" répondit Richard en pressant la main de Cat, un grand sourire sur le visage. "Vous voyez, c'est elle qui m'a inspiré. Clark, vous devez comprendre mes motivations. Combien de temps prend Lois pour se maquiller le matin ?"

"Parfois c'est trop long." lui dit Clark. "Mais j'apprends à vivre avec," ajouta-t-il pour apaiser Lois.

"C'est exactement mon avis. Quand nous étions mariés, Cat prenait presque une heure pour que son maquillage soit 'juste parfait'. Avec ULTIMATE, vous n'avez qu'à passer cette heure une fois par semaine et peut-être cinq minutes par jour pour le retoucher."

"Alors, comment avez-vous découvert le secret ?"

"Je ne suis pas entré dans ce projet pour développer un cosmétique pouvant être porté jour et nuit sans en affecter l'utilisatrice, je recherchais simplement un produit qui dure plus longtemps. Encore mieux, c'est que ce produit cosmétique a des agents hydratants et agit comme un écran solaire, tout cela dans un produit tout en un. Ce qui a rendu possible ce bond en avant sur ce que je recherchais pour ULTIMATE, c'est une plante intéressante trouvée dans les profondeurs de la forêt amazonienne. Cette plante produit un agent chimique qui permet au maquillage d'adhérer au visage sans danger. Non seulement ça, mais l'agent chimique est un écran naturel contre le soleil. Heureusement, nous avons aussi pu y ajouter des agents hydratants pour préserver la douceur de la peau. Alors, je n'ai pas simplement atteint mon but, mais je l'ai dépassé avec ULTIMATE."

Lois et Clark se dirigèrent vers l'endroit où Lois avait garé la Jeep. "Clark, tu penses vraiment que ce produit cosmétique va révolutionner l'industrie des produits de beauté ?"

"Seulement si toutes les promesses sont vraies." lui dit Clark tandis qu'ils arrivaient à la Jeep. "Lois, est-ce que ça te dérange de rentrer seule à la maison ? Il est tard et Superman devrait aller faire un tour au-dessus de la ville."

"Bien sûr Clark, je te retrouve à la maison," lui dit Lois, tandis qu'elle s'attachait sur le siège conducteur. Clark la regarda partir avant de se changer en l'homme d'acier.

Superman n'avait commencé sa ronde que depuis quelques minutes quand il repéra une silhouette sombre sur l'un des quais de Hobbs Bay. La silhouette tenait un grand sac dont le contenu se tortillait. Au moment où il allait atterrir et affronter l'homme, il entendit un cri plaintif quelques pâtés de maisons plus loin. Il tourna son attention dans la direction du cri et trouva un chaton sous-alimenté et en piteux état.

Atterrissant silencieusement près du chat, il parvint à l'attraper et à apaiser ses cris. Il sentit la confiance que le petit animal lui accordait. Il ronronnait. Scrutant les environs et utilisant sa vision à rayons X, Superman ne remarqua personne dans les parages. Il semblait que le chat était perdu ou que quelqu'un l'avait abandonné. Lentement, il monta vers le ciel, portant l'animal à la maison à Lois. Ils pourraient trouver un foyer pour le petit chat demain.

ACTE 2

Lois n'était pas particulièrement enthousiaste à la vue du dernier cadeau de Clark, mais le petit dernier eu le dessus, quand elle sentit son doux pelage et entendit le ronronnement de l'animal abandonné que tenait toujours Clark. Ne perdant pas de temps, elle prit le chat des bras de Clark et lui demanda d'aller acheter de la nourriture pour chats. Elle était étonnée de constater que le petit animal était si confiant et qu'il ronronnait si fort dans ses bras. Clark revint avec de la nourriture pour chats, ouvrit une boîte et mit un peu dans une assiette.

"Nous ne devrions pas le laisser manger trop vite ou il ne digérera pas tout," dit Clark à Lois quand elle déposa le chat près de l'assiette de nourriture.

Malgré leurs efforts, le chaton engloutit la pâtée beaucoup plus rapidement qu'il n'aurait dû le faire et en voulait davantage. Lois chercha et trouva une serviette éponge avec laquelle elle fit un petit lit pour l'animal. Avec sagesse, Lois et Clark attendirent jusqu'au lendemain matin pour redonner à manger au chaton.

Lois allait être en retard, mais elle avait promis à Clark qu'elle allait veiller à ce que leur nouvel invité soit examiné par le vétérinaire du quartier. Elle expliqua la situation au Dr Moore, laissant de côté la référence à Superman. Le Dr Moore suggéra que le chaton subisse une série d'examens et, si elle ne voulait pas garder l'animal, elle devait l'inscrire à leur service d'animaux perdus et trouvés.

"Pouvez-vous dire quel âge elle a ?" demanda Lois.

"J'estime qu'il a environ sept mois."

"Oups. Vous savez, mon mari et moi n'avons pas vérifié ce petit détail."

"Votre chat est terriblement sous-alimenté et pourrait avoir des vers. Nous allons l'examiner." dit le vétérinaire en poursuivant l'examen.

"Nous lui avons donné à manger hier soir, mais nous ne voulions pas trop surcharger son système digestif."

"C'est bien, Mademoiselle Lane. Un chat aussi sous-alimenté à besoin de recommencer à manger lentement et régulièrement." Le vétérinaire termina l'examen et fit une prise de sang. "Nous devrions avoir les résultats complets demain matin."

"Et en attendant ?" demanda Lois au vétérinaire.

"Continuez de faire ce que vous faites. Vous devriez peut-être étaler ses repas, lui donner de plus petites quantités de nourriture trois ou quatre fois par jour. Donnez de l'attention au chat, de même que ces suppléments alimentaires et ces médicaments contre les vers une fois par jour."

"Trois ou quatre fois par jour ! Ça me semble un peu trop, ne trouvez-vous pas ?"

"Mademoiselle Lane, ce chat a besoin d'un traitement spécial, mais il n'aura pas besoin de manger toujours aussi souvent."

"Oh ... d'accord... Je suppose que je pourrai m'en sortir." dit Lois en prenant le chat et sortant du bureau.

Avant de quitter le cabinet du vétérinaire, elle enregistra le chat parmi les animaux perdus et trouvés. "Alors, qu'arrive-t-il si l'animal n'est pas réclamé ?" demanda Lois à la réceptionniste.

"Normalement, quand cela arrive, vous pouvez garder le chat. Ou," continua la réceptionniste, remarquant l'expression peu enthousiaste de Lois, "nous vous aiderons à trouver un nouveau foyer pour le chat."

"Merci," répondit Lois. "Ce n'est pas que je n'aime pas cet animal, c'est simplement que je ne suis pas sûre de pourvoir en prendre la responsabilité."

"Les chats ne sont pas comme les chiens. Ils n'ont pas besoin de faire de l'exercice ou encore de sortir. Des deux, les chats sont plus faciles à s'occuper et vous pouvez facilement garder votre compagnon pendant quinze à vingt ans."

"Je vais y réfléchir," dit-elle, tandis qu'elle payait les honoraires et ses achats. Lois prit le chaton, ses médicaments, un petit bac et de la litière avant de se rendre au Planet. Elle mit le bac dans la cuisine et ferma la porte pour enfermer le chaton. Plus tôt ce matin-là, elle avait découvert un petit quelque chose qui lui avait rappelé qu'elle avait oublié un élément essentiel dont un chat avait besoin dans une maison.

Au Planet, Clark avait vaillamment tenté de rassembler toutes les informations qu'ils possédaient sur les produits cosmétiques pour leur nouvel article. Toutefois, peu importe les mots qu'il employait, l'article ressemblait plus à une publicité qu'à une info. Lois regarda l'article par-dessus son épaule.

"Bonjour, chéri," lui dit Lois, juste quand Clark s'aperçut qu'elle était derrière lui. "Comment se porte notre histoire ?"

"Ça ressemble encore trop à un coup publicitaire pour le truc le plus révolutionnaire depuis le rouge à lèvres en tube, mais à part ça, tout va bien."

Jimmy se précipita tenant en mains plusieurs dossiers. "Voilà la recherche que vous vouliez sur Constant Cosmetics, Clark," dit Jimmy, tandis qu'il posait un des dossiers sur le bureau de Clark. "Il semble que la découverte du produit chimique par Richard Jackson a été très lucrative tant au point de vue de son salaire que des profits pour la compagnie. Constant Cosmetics a investi une somme très importante dans le développement, les tests et la promotion de la série ULTIMATE, basée sur ses découvertes."

Déposant un second dossier sur le bureau de Clark, Jimmy continua. "Il y a même un truc camouflé dans ce dossier qui mentionne que sa découverte s'est presque perdue à cause d'un accord passé entre des exploitants miniers et le Rain Forest Consortium dont Superman a contrecarré les projets il y a un peu plus de quatre ans." Jimmy plaça un troisième dossier par-dessus les deux autres. "Ce dernier dossier renferme un exemple de certains des tests faits avant que Constant Cosmetics ne puisse mettre le produit ULTIMATE sur le marché. Ce dossier est incomplet. Vous savez comme les grosses compagnies essaient de protéger leurs secrets de fabrication, toutefois, il semble qu'il y ait ici une sorte d'effet secondaire quand le maquillage est utilisé."

"Bon travail, Jimmy," répondit Clark. "As-tu apporté l'échantillon que je t'avais donné à S.T.A.R. Labs pour le faire analyser ?"

"Ouais, CK," lui dit Jimmy en se retournant pour s'en aller. "Ils devraient avoir quelques chose au plus tard cet après-midi."

"Merci, Jimmy," dit Clark, à la silhouette qui s'éloignait. "Que dirais-tu de me faire un rapport sur ce que tu as trouvé jusqu'à présent," demanda Lois à son partenaire.

"Malheureusement, Jimmy nous a dit tout ce que j'ai trouvé," lui dit Clark avec un sourire.

Lois regarda son époux/partenaire. "Eh bien, nous devons arranger encore un peu notre article. Laisse-moi y jeter un œil et voir ce que je peux faire."

Après quelques minutes d'édition et consultation avec Clark, Lois envoya l'article à Perry.

"Lois ! Clark ! Dans mon bureau !" cria Perry. Les deux journalistes se dirigèrent vers le bureau de l'éditeur en chef.

"Chef, si c'est à propos de l'article sur les produits cosmétiques," commença Lois, en entrant dans le bureau.

"Non, Lois. J'ai besoin de quelqu'un pour aller au poste de police. La maison du chef de la police à été cambriolée hier soir."

"On y va, Chef," dit Clark, tandis que Lois et lui se dirigeaient vers les ascenseurs. Lois et Clark arrivèrent au quartier général pour trouver des officiers de police et le complément des autres journalistes qui les attendaient. Rien ne semblait être différent de la routine. Lois repéra l'un de ses informateurs qui se servait une tasse de café et elle se dirigea rapidement vers lui dans le couloir pour discuter.

"Charlie," cria presque Lois au policier. "Clark et moi avons appris que la maison du chef Roberts avait été cambriolée hier soir. Quel est le scoop ?"

"Il y a eu de nombreux cambriolages perpétrés ses dernières semaines, de l'argent et des bijoux ont été volés, des petits vols pour la plupart."

"Et le reste," dépêcha Lois.

"Il y a un aspect bizarre à ces vols," continua Charlie. "Dans chaque cas, le ménage possédait un chat qui a lui aussi été volé."

"Un chat ?" Lois ne pouvait croire qu'un voleur pouvait aussi prendre un animal de compagnie. "Est-ce que le chef de la police avait un chat lui aussi ?"

"Oui, à l'origine le chat était à leur fille, mais quand elle est partie à l'université il est devenu le chat de sa femme. Je crois qu'ils l'appelaient Missy. Le chef m'a dit que sa femme était plus inquiète à propos du chat que de ses bijoux volés."

"Je peux comprendre ça," ajouta Clark, après avoir rejoint Lois et Charlie.

Le regard de Lois se posa sur Clark, sans comprendre son point de vue. "Je veux dire qu'un chat est un être vivant, rien ne peut le remplacer. Peu importe que l'argenterie soit ancienne ou quelle est une valeur sentimentale pour son propriétaire, elle peut être remplacée." expliqua Clark.

"Lois, pouvez-vous garder cette information en dehors de votre article ?"

"Vous m'en demandez beaucoup, Charlie," dit Lois, tout en pensant à ce problème. "Mais je vais faire un pacte avec vous. Vous nous donnez l'information qui vous a permis de lier tous ces vols et nous garderons le secret du vol de la résidence du chef de la police en dernier recours uniquement."

Lois regarda son partenaire pour confirmer ce pacte. Clark acquiesça, affichant son consentement.

"Je serai de retour dans une minute," leur dit Charlie, avant de disparaître derrière la porte de son bureau avec sa tasse de café pleine. Quelques instants plus tard, Charlie réapparut avec quelques documents pliés.

Lois les glissa dans son sac à main. "Merci, Charlie." Clark les fit sortir du poste de police.

Lois et Clark entrèrent dans la salle de conférence du Planet pour discuter de l'information que Charlie leur avait fournie. Après avoir feuilleté les documents, ils commencèrent à rassembler les informations. Lois se massa les tempes. Même après avoir passé une heure à comparer les données, le motif des vols leur échappait. "Je ne comprends tout simplement pas, Clark. Pourquoi est-ce que des gens voudraient s'en prendre à des chats de gouttière ?"

Jimmy frappa à la porte de la salle de conférence, avant d'entrer rapidement dans la pièce, Lois et Clark ne lui avaient pas encore fait signe d'entrer.

"Le rapport de Star Labs sur le produit cosmétique est arrivé," annonça-t-il, se précipitant dans la pièce. "Si l'on se fie à leur rapport, le maquillage contient un composé qui est un tout nouvel adhésif. D'après ce qu'ils connaissent déjà sur cet adhésif, ils ont trouvé que c'est ce qui donne le pouvoir adhérant au maquillage, il ne tombera pas. C'est comme si c'était une teinte applicable plutôt qu'un produit de beauté."

"Une teinte ? Tu veux dire, comme un crayon marqueur permanent ?"

"Ils n'ont pas dit exactement cela," leur rappela Jimmy.

"Mais cela pourrait peser dans la balance, Constant Cosmetics a déclaré que son maquillage était de très longue durée." ajouta Clark.

Lois et Clark mirent la touche finale à l'introduction de l'article sur les vols insignifiants qui s'étaient passés en ville, avant de rentrer à la maison.

Clark libéra le chaton de la cuisine qui lui avait servit de prison pour la journée, puis découvrit les dégâts qu'il avait faits. Des essuie-tout de papier étaient en lambeaux, il y en avait sur le plan de travail, par terre, en plus d'autres feuilles déchirées. Plusieurs bols de plastiques étaient répandus sur le sol. "On dirait que notre invité a eu une journée bien remplie," dit Clark à Lois en revenant dans la salle de séjour.

"Qu'est-ce qu'il a fait ?"

"Il ne vaut mieux pas que tu le saches." lui dit Clark. "Je vais m'en occuper." Clark retourna dans la cuisine et nettoya les dégâts super rapidement. Ressortant de la cuisine environ une minute plus tard, il apporta au chaton une assiette de nourriture pour chats.

L'après-midi suivant, Jimmy repéra Lois et Clark qui étaient occupés dans la salle de conférence, tentant de mettre ensemble un suivi sur l'histoire des vols qu'ils avaient écrit la veille. Lois avait passé la matinée à parler avec les victimes des vols. Heureusement, ils avaient réussi à avancer, ayant découvert que des quatorze chats kidnappés, seul Missy était un chat persan blanc de pure race. Les animaux restants étaient des chats à poils courts très ordinaires. Une piste intéressante impliquait la couleur des chats. Ils étaient tous blancs, beige pâle ou encore gris.

Jimmy les regarda se diriger vers le bureau de Clark et trouva que c'était le moment propice pour leur apporter les dernières informations de S.T.A.R. Labs. Il rejoignit le bureau au moment où Clark allait entrer les faits sur son ordinateur.

"J'ai d'autres informations sur le produit cosmétique, si vous êtes intéressés." dit Jimmy nonchalamment.

Lois lui indiqua son bureau et Jimmy la suivit, permettant à Clark de travailler au clavier.

"Quoi de neuf, Jimmy ?"

"Mon contact m'a donné plus d'informations sur l'ingrédient adhésif. Ça crée un lien avec presque toute surface organique. Ils en ont testé une petite quantité sur la peau d'une volontaire et ont eu beaucoup de difficultés à l'enlever. Le lien créé entre les deux composés a presque nécessité d'enlever la peau pour retirer le produit. Peut-être que ce truc fonctionne vraiment." ajouta Jimmy.

"Ça me semble très étrange," commença Lois, dans le vide. La réflexion se lisait sur son visage. "Ils devaient donc développer une manière d'enlever le produit sans enlever la peau." Lois trouva le feuillet qui leur avait été distribué la veille à la conférence de presse et lut les informations. "Ah, le voici. Comme c'est pratique. Constant Cosmetics vend aussi un produit pour retirer le maquillage. Vois si tu ne pourrais pas te procurer un peu de ce produit et l'envoyer à S.T.A.R. Labs."

Jimmy les quitta donc, son nouveau boulot bien établi. Lois prit le combiné du téléphone et appela le bureau du vétérinaire. Il était plus de dix-sept heures, elle avait oublié d'appeler plus tôt pour avoir les résultats. "Bonjour, ici Lois Lane. Je vous appelle pour avoir les résultats des examens faits sur le chaton égaré que je vous ai amené hier." Les nouvelles étaient bonnes. À part de l'anémie, ce qui était à prévoir, les examens sanguins s'étaient révélés bons.

"Est-ce que quelqu'un a appelé pour réclamer le chat ?"

"Pas encore."

"D'accord, merci," dit Lois à la réceptionniste, après quoi elle raccrocha. Elle se dirigea vers le bureau de Clark pour lui donner les nouvelles.


Lois était prête à arrêter pour la journée. Perry n'avait pas donné d'espace à leurs articles dans le journal, ni sur le maquillage, ni sur les vols. Encore beaucoup de détails devaient être vérifiés et suivis avant même d'envisager de remettre une suite d'articles à Perry pour publication.

Clark éteint son ordinateur et mit de l'ordre sur son bureau. "Avons-nous quelque chose de spécial à faire ce soir ?"

"Dis-moi à quoi tu penses ?" lui demanda Lois, retournant le ton plein d'espoir de Clark.

"Eh bien, premièrement, nous avons un invité à la maison qui doit être nourri, mais après, j'avais pensé que prendre un peu d'air frais ce soir pourrait être au menu," mentionna Clark, faisant son signal pour 'voler'. "Et qui sait ce qui pourrait se produire de spécial dans l'air ce soir."

Main dans la main, ils quittèrent l'immeuble du Daily Planet et se dirigèrent vers la maison.

William North rencontra sa source. Cet informateur était le lien qui l'unissait à l'organisation secrète qui lui fournissait les fonds de recherches nécessaires pour lui permettre de développer les produits de beauté.

"Mon patron est très content de la publicité que vous avez reçu avec notre produit." lui dit John Peters. "Votre petit bonus sera prêt dès que les ventes auront atteint le niveau sur lequel nous nous sommes entendus."

"Cela ne devrait pas prendre trop de temps." commenta North. "Les propriétés uniques du produit lui garantissent des ventes. C'est aussi certain que de savoir que la sépulture d'une personne est la bonne."

"Les têtes dirigeantes de mon organisation seront contentes d'entendre cela."

Lois rentra à la maison et découvrit un chaton au regard innocent dans le milieu de la salle à manger. A côté du chat se trouvaient deux plantes toutes retournées, une plante araignée et une dieffenbachia, cadeau que lui avait offert Lucy pour son mariage.

"Ne me fais pas ces yeux verts innocents," dit-elle au chat, d'un air dégoûté. "Qu'est-ce que je vais faire avec toi ?" dit Lois en levant le doigt vers le chat qui se mit contre le sol au son de sa voix.

Clark suivit Lois dans la pièce et agita son doigt en direction du chaton, avant d'aider Lois à enlever son manteau. Retournant à la porte d'entrée, il déposa avec précaution les deux manteaux sur le porte manteau, tandis que Lois replaçait le plus de terre possible dans les pots, avant d'aller chercher l'aspirateur pour enlever le reste de la poussière. Dès qu'elle pressa le bouton de l'appareil, le jeune chat prit peur et sauta en l'air à la recherche de la chose la plus haute à proximité pour y monter comme dans un arbre.

Surpris par les actions du chaton, Clark se rendit super rapidement près du chat et essaya de l'attraper, mais il ne réussit qu'à le faire tomber par terre. Les dommages étaient faits, le chaton avait plusieurs griffes abîmées, de multiples longueurs de tissu en lambeaux longeaient le pantalon de Clark, le chaton tentait de s'agripper à lui mais était un peu sonné par sa rencontre avec l'homme d'acier.

Lois finit de nettoyer et éteint l'aspirateur. Elle se tourna pour apercevoir Clark se tenant dans le milieu du corridor avec un petit chat un peu étourdi, mais encore terrifié, tentant de monter plus haut sur Clark, mais réussissant avec peine à se tenir sur son pantalon bleu marine.

"J'aurais besoin de ton aide, ici," appela Clark, en direction de sa femme. Gentiment, il commença à retirer le chat de sa position fâcheuse. Une fois le chat libéré, Clark observa attentivement les griffes de l'animal. Quelques-unes étaient très endommagées. "Tu crois que nous devrions l'amener chez le vétérinaire ?" demanda Clark.

"Voyons ce que nous pouvons arranger en premier. Je vais aller chercher mon coupe-ongles."

Lois parvint à couper et arranger les petites griffes du chat. Le chat s'était un peu débattu, il n'aimait pas que ses griffes de défense soient manucurées, même si celles fendues ne lui étaient pas d'un grand secours. "Peut-être que cela t'apprendra, tu y penseras avant de grimper, petit chat." dit-elle au chat, tandis qu'elle finissait de couper sa dernière griffe. "Une facture de vétérinaire économisée." annonça-t-elle à Clark, alors qu'elle lui présentait le chaton, pour qu'il l'inspecte.

"Hmm, peut-être devrions-nous appeler ce petit Lucky... Aussi longtemps qu'il ne retournera plus les plantes." suggéra Clark.

"Et seulement s'il apprend que Superman n'est pas un arbre," ajouta Lois, pendant qu'elle caressait le chaton qui était encore dans les bras de Clark.

Misty Moon, l'un des mannequins embauché pour l'annonce des cosmétiques il y avait à peine vingt-quatre heures, marchait dans le bureau de son agent le teint très fade.

"Qu'est-ce qu'il y a ?" lui demanda Carl Green, son agent. "Tu ne portes pas de maquillage."

"Oui, j'en porte."

"On ne dirait pas, alors."

"Regarde-moi de plus près," lui suggéra Misty. "Regarde ce que ce nouveau maquillage a fait à ma peau ! J'ai vieilli de dix ans en moins de deux jours. Je suis ruinée," dit-elle, se jetant dans une chaise de luxe, en face du bureau de Carl. "Je suis ruinée," murmura-t-elle encore, le visage enfoui dans ses mains. "J'ai une autre séance photos ce soir pour une autre compagnie de cosmétiques, de quoi je vais avoir l'air d'entrer là-bas en portant le maquillage d'un concurrent, c'est tout ce que je pouvais faire. J'avais peur d'avoir l'air encore pire. Aucun de mes produits de maquillage ne pourra couvrir les effets produits."

"Je n'arrive pas à croire que quelque chose comme cela puisse recevoir l'appui du gouvernement." Carl prit le combiné de son téléphone. "Je vais passer quelques coups de fil. Nous allons découvrir si d'autres filles ont le même problème et nous allons tenter de trouver une solution."

"Nous avons besoin d'un autre chat pour nos tests." dit William, à la silhouette restant dans l'ombre.

"Pensez-vous à un chat en particulier ?"

"Oui, j'ai cru comprendre que la femme du maire ne veut pas essayer notre produit cosmétique. Et elle possède un chat."

"Considérez cela comme fait."

Il y avait de l'argent sur le comptoir, des bijoux dans la chambre des propriétaires, mais il ne put trouver aucun chat. Pour récompenser ses efforts, il prit tout de même l'argent et les bijoux. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, il remarqua deux orbites brillantes dans la pénombre de la salle de séjour. Il tenait le chat.

ACTE 3

Dans sa suite luxueuse de l'Hôtel Lexor, Cat s'assit devant le grand miroir de la salle de bain. Étalée sur la tablette se trouvait une vaste gamme de produits cosmétiques de la collection ULTIMATE. Son après-midi lui donnait amplement le temps de tenter d'expérimenter ces nouveaux produits. Se sentant à nouveau comme une adolescente, Cat ouvrit chaque flacon et déposa une petite quantité de produit sur sa peau. Elle se devait de vérifier chaque différente teinte sur elle et comment certaines couleurs se coordonnaient bien. Après avoir essayé presque toute la gamme de produits de la collection ULTIMATE, Cat choisit les teintes et produits qui lui paraissaient bien, ses goûts personnels prenant le dessus. Les autres produits sècheraient simplement sur son étagère ou allaient devenir des cadeaux pour les moins fortunés.

Elle devait maintenant nettoyer les essais sur sa peau. Une fois que le maquillage avait séché, c'était une vraie corvée de l'enlever. Elle n'avait pas eu de problème au début avec les couleurs qu'elle n'aimait pas. Elles n'étaient pas encore sèches, quand elle les enleva simplement avec de l'eau et du savon. Quand elle aimait une couleur, elle laissait le maquillage sécher pour être certaine que la couleur reste vibrante. Ces endroits secs de tests restaient sur sa peau, même après avoir frotté vigoureusement avec de l'eau et du savon. Ensuite, elle essaya la crème démaquillante dont elle se servait depuis toujours pour enlever les taches rebelles de maquillage ce qui n'atténua même pas les couleurs sur sa peau. Finalement, elle alla chercher le liquide spécial qu'elle gardait pour nettoyer les pores de sa peau tous les soirs, avant d'aller au lit. Ce produit aussi échoua misérablement.

'Je ne peux pas sortir comme ça,' pensa-t-elle. 'Quelque chose doit enlever ce maquillage.' Fouillant plus profondément dans le sac d'échantillons que Richard lui avait généreusement fourni, elle trouva un flacon contenant le gel spécial dissolvant ULTIMATE. Finalement, cela parvint à enlever le maquillage sur sa peau. Le gel pouvait aussi servir de base pour sa soirée amoureuse avec Richard.

Terminant l'application du maquillage pour sa soirée, tout en s'assurant qu'une partie du gel restait, elle laissa la nouvelle couche sécher, elle se sentit rajeunir de cinq ans, simplement par la réflexion de son visage dans le miroir. 'Ce truc est génial,' pensa-t-elle tandis qu'elle finissait de se préparer pour la soirée.

Le téléphone de Clark sonna. "Clark Kent," annonça-t-il.

"Monsieur Kent, ici Carl Green. Je suis l'agent de plusieurs mannequins qui ont été embauchés pour présenter une nouvelle ligne de maquillage, il y a deux jours."

"Oui, M. Green, j'étais présent à la conférence. Elles étaient superbes !"

"Eh bien, elles ne le sont plus vraiment aujourd'hui. Pourriez-vous me retrouver cet après-midi ? Je pourrais avoir un article pour vous." lui dit Carl.

"Bien sûr. Que diriez-vous quatorze heures ?"

"Merci, c'est très bien." dit Carl, raccrochant le combiné. Devant lui étaient assis quatre de ses mannequins. Les quatre femmes, toutes sans artifice, paraissaient visiblement plus âgées qu'elles ne l'étaient deux jours plus tôt.

Arrivés à l'agence, Lois et Clark étaient surpris de voir comment les quatre modèles semblaient ordinaires et mornes, toutes assises à la gauche d'un homme qui se tenait derrière un grand bureau. Tous deux se rappelaient aisément comment étaient ces modèles à la présentation des produits cosmétiques, ils se demandaient ce qui avait provoqué des changements aussi soudains dans leur apparence.

"M. Green." Clark s'avança et tendit la main pour lui souhaiter le bonjour, "Voici ma partenaire, Lois Lane."

Les deux journalistes s'assirent dans les deux chaises luxueuses près du bureau de M. Green.

Lois et Clark entrèrent dans le bureau de Perry. "Nous avons une suite pour l'article sur la présentation de Constant Cosmetic, Chef." annonça Lois, tandis que Clark fermait la porte derrière eux.

"Que pourriez-vous bien avoir de plus sur cet article insipide que vous m'avez remis ?" se moqua Perry.

"Les mannequins qui portaient le maquillage ont soudain vieilli de dix ans." dit Lois.

"Quoi ?" Les yeux de Perry s'écarquillèrent avec surprise.

"Nous avons des déclarations signées de quatre des six mannequins qui croient que leur carrière est fichue, simplement pour avoir porté la ligne ULTIMATE de Constant Cosmetics." informa Clark, à l'intention de son patron.

"Tout d'abord, elles ont eu de la difficulté à enlever le maquillage, puis quand elles en vinrent finalement à bout, leur peau s'est détériorée et a fait ressortir leurs rides." ajouta Lois. "Même en essayant de couvrir les dégâts avec un maquillage normal n'a été d'aucune aide. Elles paraissaient vraiment mal, Perry."

"Alors, qu'est-ce qui aurait pu provoquer une telle détérioration ?" demanda Perry.

"On ne sait pas." Répondit Clark. "Mais ce doit être quelque chose qu'il y a dans le maquillage et nous avons quelques sources pour vérifier notre histoire."

"Avertissez-moi quand vous trouverez quelque chose." leur dit Perry, en les reconduisant hors de son bureau.

"Clark, je devrais appeler Cat pour lui dire de ne pas utiliser ce maquillage." dit Lois à son partenaire, en se ruant à son bureau.

"Je vais vérifier auprès de S.T.A.R. Labs et voir s'ils ont trouvé quelque chose d'inhabituel." répondit Clark.

Les reporters commencèrent à travailler. Lois avait manqué Cat à son hôtel. Clark, d'un autre côté, avait été un peu plus chanceux. S.T.A.R. Labs possédait encore certains des échantillons livrés et acceptait de faire des tests supplémentaires.

"Ils m'ont donné quelques informations sur ce démaquillant que tu leur as envoyé." dit Clark à sa partenaire. "C'est une variation de la base du même maquillage, avec le même composé adhésif, mais en plus petites quantités."

"Super, ils vous font faire le va-et-vient."

"C'est peut-être la clé, Lois. S'ils vendent les deux produits et qu'on ne peut pas les utiliser l'un sans l'autre, ils peuvent créer un monopole."

"Surtout si le produit provoque un 'effet secondaire' que vous ne pourrez effacer à moins d'en utiliser davantage." Lança Lois. "Nous devons parler au Dr Richard Jackson et trouver exactement ce qui est arrivé à ces mannequins."

Il était tôt dans la soirée. Après plusieurs essais infructueux pour contacter Jackson, Lois et Clark décidèrent de rentrer à la maison. Ils avaient encore le petit 'Lucky' à nourrir et cajoler.

Le jour nouveau apporta une nouvelle Cat dans la salle de rédaction du Planet. Elle marcha en direction du bureau de Lois.

"Bonjour, Lois," lui dit Cat pour attirer son attention.

"Bon... jour, Cat," dit Lois, lorsqu'elle leva les yeux, elle fut choquée de voir le changement d'apparence de Cat. Cat portait un grand chapeau informe, de grosses lunettes de soleil, des jeans bleus et un chandail à col roulé très ordinaire. Le genre de vêtement qu'elle ne s'attendait pas à la voir porter.

Cat se jeta dans la chaise près du bureau de Lois, sans cérémonie. "Regarde ce que le maquillage a fait à mon visage ! On dirait que j'ai quinze ans de plus." fit-elle remarquer, en enlevant brièvement ses lunettes pour que Lois puisse jeter un coup d'œil à son visage dissimulé.

"Cat, qu'est-il arrivé ?" demanda Lois, même si elle sentait qu'elle connaissait au moins cette partie de l'histoire.

"J'ai enlevé le maquillage que Richard m'a donné hier soir et je me suis réveillée comme ça. Je voulais utiliser une couleur différente aujourd'hui, mais j'avais peur de m'en mettre à nouveau, après avoir vu ce que la première application avait fait."

Lois savait que Cat était en pleine détresse émotionnelle par sa découverte et lui dire qu'ils avaient découvert le 'problème' tard hier ne l'aiderait pas. "As-tu parlé avec Richard ce matin ? Peut-être a-t-il une réponse à cela." lui suggéra Lois, voyant une double utilité.

"Nous nous sommes vus hier soir. Il disait que j'étais fabuleuse. Je crois que sa phrase était 'comme la première fois où l'on s'est rencontrés'. Nous avons dansé, parlé du passé et simplement apprécié la compagnie de l'un et de l'autre. Maintenant, j'ai peur de le revoir." lui dit Cat. "Je préférerais devenir invisible."

Clark choisit un moment inopportun pour retourner à son bureau. Il repéra Cat et marcha en sa direction pour l'accueillir quand il remarqua que Lois tentait désespérément de lui dire quelque chose, utilisant son langage des signes personnel.

Lois échoua. Cat repéra Clark et se détourna immédiatement de lui.

Réalisant le problème, Clark suggéra qu'ils poursuivent leur conversation dans la salle de conférence où ils auraient plus d'intimité. Après avoir fermé la porte, il prit le combiné du téléphone.

"Qui appelez-vous ?" demanda Cat.

"Richard. Peut-être pourra-t-il nous aider à savoir ce qui se passe." répondit Clark.

"Non ! Je ne veux pas le voir." déclara Cat.

"Cat, du calme, je vais lui parler au téléphone." lui dit Clark, d'une voix calme. "Nous avons besoin de plus d'informations."

"Vous le saviez ? Et vous ne me l'avez pas dit ? Quel genre d'amis êtes-vous ?"

C'était au tour de Lois de tenter de calmer une Cat très agitée. "Oui Cat. Nous avons trouvé les infos tard hier. Mon premier appel était pour toi, mais tu avais déjà quitté l'hôtel."

"Richard ? Ici Clark Kent. Nous avons reçu un rapport qui montre que des effets secondaires importants sont apparus après avoir utilisé ULTIMATE. Pourrais-je vous poser quelques questions à ce sujet ? ...Super." Clark couvrit le téléphone. "Il veut venir ici et calmer nos inquiétudes." Clark découvrit le téléphone. "C'est très bien. Je vous vois dans une demi-heure." Clark raccrocha le combiné et regarda Cat. "Vous n'êtes pas obligée d'être là quand il arrivera, Cat." Dirigeant son regard vers sa femme, Clark suggéra. "Pourquoi n'emmènes-tu pas Cat rencontrer Lucky ?"

"Je ne veux vraiment pas rencontrer quelqu'un dans l'état où je suis."

"Cat. Faites-moi confiance."

Lois emmena Cat à sa Jeep et conduisit vers la demeure qu'elle et Clark partageaient. Une fois à l'intérieur, les miaulements du petit Lucky attirèrent l'attention de Cat et lui firent oublier momentanément ses propres problèmes.

Aussitôt que Lois et Cat quittèrent le bâtiment, Clark donna un coup de fil à S.T.A.R. Labs. "Dr Klein, avez-vous reçu de nouvelles informations à propos des échantillons de maquillage ?"

"Oh, bonjour Clark. Ce maquillage est un truc vraiment étrange. Les propriétés adhésives sont très fortes. Sans le traitement approprié, les cellules en surface de la peau se détériorent. La seule manière de prévenir cette détérioration est d'appliquer une seconde couche de maquillage ou encore le revitalisant pour la peau Les deux produits ont la même propriété adhésive, ce qui en fait un cercle vicieux."

"N'y a-t-il pas moyen de contrecarrer l'effet adhésif ?"

"Non, nous n'en avons pas encore trouvé. Sans le revitalisant, un processus de vieillissement accéléré commence. Ça semble être temporaire, mais nous n'avons pas encore trouvé combien de temps cet effet dure. Nous croyons qu'éventuellement, les cellules de surface sont régénérées par de nouvelles cellules et l'effet s'estompe."

"Et le revitalisant est produit par la même compagnie." déclara Clark, dans le vide.

"Je ne saurais vous répondre, mais il contient le même adhésif dans une concentration légèrement diluée."

"Qu'avez-vous trouvé de plus ?"

"La base du produit chimique est alcaline. Le contenu comprend un merveilleux mélange d'hydratants et de teintes. Sauf pour ce qui est de l'adhésif, c'est vraiment un bon mélange."

"Merci, Dr Klein, j'apprécie réellement votre aide."

Cat devenait de plus en plus attaché à Lucky. Lois lui avait raconté toute l'histoire, comment Superman avait trouvé le chat et comment il lui avait apporté. Maintenant elle et Clark tentaient de décider s'ils le plaçaient dans un autre foyer ou s'ils le gardaient. Prendre soin d'un animal, avec tous les soins que ça demandait, était loin d'être une simple tâche, comme elle et Clark l'avaient envisagé.

"Je le trouve absolument adorable." dit Cat. "Si je reste à Métropolis et que tu décides de le donner, je vais le prendre."

Le Dr Richard Jackson sortit de l'ascenseur du Daily Planet et entra dans la salle de conférence. S'arrêtant brièvement près de la première personne qui passait devant lui, il demanda les directives pour se rendre au bureau de Clark Kent. Jimmy le guida jusqu'au bureau de Clark, au lieu de lui indiquer. "Clark, vous avez un visiteur."

"Dr Jackson." dit Clark, lui souhaitant la bienvenue. "Merci d'être venu me voir. Nous avons eu un rapport disant qu'il y avait des problèmes avec votre maquillage. Les mannequins qui l'ont porté et qui ont distribué les feuillets d'information ont enlevé le maquillage et ont soudain vieilli de dix ans."

"C'est vraiment bizarre. Nous n'avons eu aucune difficulté avec nos sujets."

"Des sujets pour vos tests ?"

"Mon patron William North s'est arrangé pour que nous fassions des tests sur environ une douzaine de chats."

"Des chats ?"

"Oui, nous testions la capacité adhésive de la poudre du produit, nous l'avons testé sur la fourrure des animaux pour voir combien de temps cela pouvait rester. Aucun des chats n'a été blessé, je vous l'assure. Nous avons ensuite testé le gel dissolvant pour être certains que le produit cosmétique puisse être ôté de la fourrure. Tout s'est déroulé selon le plan et il n'y a eu aucun effet secondaire. Une fois le test complété, nous avons rasé quelques petites parties de la fourrure et testé les produits directement sur la peau des chats."

"Avez-vous testé le produit sur de la peau humaine ?"

"Nous n'avons pas cru que c'était nécessaire, passé l'introduction des produits de beauté. Les tests exhaustifs que nous avons conduits sur les chats au cours des six derniers mois ont été considérés suffisants."

"Le cosmétique engendre un problème de peau. Plusieurs des mannequins l'ont rapporté tard hier et malheureusement, nous avons découvert que Cat en a été aussi victime."

"Cat ? Quel genre de problème de peau ? Nous avons testé le produit de toutes les façons possible avant de le rendre public." Richard hocha la tête, 'qu'avait-il fait ?'

Réalisant que Richard prenait mal la nouvelle, Clark lui expliqua gentiment. "Il semble qu'une fois le maquillage enlevé, la peau donne l'apparence d'un âge avancé. Elle ne voulait pas vous voir ce matin et que vous voyiez à quoi elle ressemble après avoir retiré le maquillage. Ma femme l'a emmenée chez nous. Pour notre article, nous avons pris la liberté d'envoyer quelques-uns de vos échantillons gratuits à un scientifique de confiance à S.T.A.R. Labs, en espérant avoir de nouvelles informations. Jusqu'à présent, nous n'avons rien trouvé qui sorte de l'ordinaire, mis à part la puissance de l'agent adhésif."

"C'est le produit chimique que j'ai découvert en Amazonie. Ça vient d'un membre de la famille des rossolis, comme la dionée de Vénus. Vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est incroyable de s'asseoir et de regarder un insecte sans méfiance être capturé par la plante. Les propriétés de l'adhésif sont faites pour piéger l'insecte à la plante et le coller à une feuille pour l'ingérer. C'est vraiment fascinant à regarder. Il est si fort que nous avons dû le diluer pour en travailler la substance."

"Comment êtes-vous passé de l'adhésif au cosmétique ? Cela me paraît être un sacré bond en avant." l'interrompit Clark.

"Mon premier plan était d'intégrer la substance adhésive à une crème solaire pour que la protection puisse durer toute la journée sans être diluée. Nous avons découvert que ce produit était un écran solaire naturel. Ensuite, nous avons développé un hydratant pour la peau qui, bien sûr, possédait les propriétés de l'écran solaire naturel. L'ajout de différents tons de couleur à ce composé a donné le premier cosmétique ULTIMATE. L'hydratant enlève le maquillage en dissolvant l'adhérence du produit et dissout la solution qui contient la couleur. Une nouvelle adhérence se forme entre la peau et la lotion hydratante."

"Alors, comment pouvons-nous briser le processus d'adhésion ?" demanda Clark. "Le Dr Klein à S.T.A.R. Labs semble croire que les effets secondaires ne sont que temporaires, mais il ne sait pas combien de temps ils peuvent durer."

"Je vais retourner à mon laboratoire et voir quelles solutions pourraient marcher." proposa Richard. "Nous n'avons jamais observé un changement quelconque sur les cellules des animaux de laboratoire qu'il soit temporaire ou permanent. Je vous contacterai si je trouve quoique ce soit."

Richard quitta la salle de rédaction du Planet pour son laboratoire. Il espérait trouver un moyen d'inverser le processus qu'il avait démarré par inadvertance.

Clark prit le combiné téléphonique et appela à la maison. "Lois ? La voie est libre. Richard vient tout juste de partir et va commencer à travailler sur le problème du vieillissement. Oh, et dis à Cat que le Dr Klein croit que les effets secondaires sont temporaires."

Lois soupira. Toujours pas de progrès résolvant ni l'histoire des produits de beauté, ni celle des chats volés. Un incident près des ascenseurs attira son attention. Richard Jackson venait juste de se télescoper avec un des coursiers du Planet, ce qui fit voler des papiers partout. Lois se retint d'éclater de rire, tandis qu'elle regardait les deux personnes ramasser leurs papiers et documents n'importe comment.

Richard parvint à ramasser tous ses papiers et un flacon en plastique avant de se diriger jusqu'au bureau de Clark. "Je crois que j'ai trouvé quelque chose," annonça-t-il.

Clark fit signe à Lois de les rejoindre dans la salle de conférence. "Alors, qu'avez-vous trouvé ?"

Lois lui posa anxieusement la question. "Ce n'est peut-être pas grand chose," répondit Richard, "mais j'ai dilué davantage l'adhésif contenu dans le gel dissolvant et j'ai ainsi produit une substance qui pourra enlever le maquillage avec un adhésif moins puissant. Cela pourrait encore créer des problèmes avec les cellules de la peau. Il n'y avait pas de détérioration chez les chats avec cette formule, mais l'ancienne n'avait pas causé de problèmes non plus. J'en ai essayé un peu sur mon bras," dit Richard, tandis qu'il montrait à Lois et Clark son avant-bras gauche qui ne semblait pas présenter de réaction.

Un bruit à la porte de la salle de conférence leur fit  lever la tête pour découvrir Cat. Tandis qu'elle entrait, Lois et Clark pouvaient voir tous deux qu'elle se sentait mieux, mais les effets secondaires du produit de beauté se voyaient encore.

"Bonjour, Cat." lui dit Richard. "Je suis désolé de ne pas avoir eu l'opportunité de m'excuser pour ce qui t'est arrivé à cause mes produits. Je ne sais vraiment pas ce qui a pu tourner mal."

"Je comprends, Richard. Lois m'a dit que tu travaillais sur quelque chose qui pourrait améliorer le processus du dissolvant." lui dit Cat, acceptant ses excuses. "Puis-je t'aider ?"

"Je détesterais te demander ton aide après tout ce que tu as traversé." lui dit Richard, "mais j'ai testé quelque chose sur moi et je n'ai eu aucune réaction. La prochaine étape est de le tester sur quelqu'un qui a eu une réaction, afin de voir si ça marche."

Cat regarda son ex-mari. "Eh bien, j'ai eu une réaction et je veux un antidote. Je suis volontaire."

L'inspecteur Henderson accompagné deux policiers en uniforme entrèrent dans la salle de rédaction du Planet. Repérant le quatuor dans la salle de conférence, il frappa gentiment à la porte avant d'entrer. "Richard Jackson ?"

"Oui."

"Vous êtes en état d'arrestation pour vol qualifié." lui dit Henderson avant de lui lire ses droits.

"Qu'est-ce que ça veux dire ? Je n'ai jamais rien volé de ma vie." protesta Richard.

"Ce mandat d'arrestation vous accuse d'avoir volé de l'argent, des bijoux et le chat du chef de police." lui dit l'inspecteur Henderson.

Richard Jackson fut emmené hors de la salle de conférence du Planet et dirigé vers les ascenseurs menottes aux poignets. Ses documents de recherche ainsi qu'un échantillon du nouveau gel dilué se trouvaient toujours sur la table de la salle de conférence, pour le moment oubliés.

Lois, Clark et Cat suivirent Richard et l'inspecteur Henderson jusqu'aux ascenseurs essayant d'avoir plus d'informations sur la raison de cette arrestation.

"Je vais appeler ton avocat, Richard." lui dit Cat, tandis que les portes de l'ascenseur se refermaient. Cat avait peine à croire à ce qui arrivait.

Cat prit Lois à part. "Tu dois m'aider, Lois. Je ne sais pas pourquoi ils pensent que Richard est un voleur, ce n'est pas son genre. Il a un superbe appartement dans une résidence de luxe, il n'a pas besoin de voler d'argent. Je le connais bien."

"Nous allons faire tout ce qui en notre pouvoir, Cat." lui assura Lois.

ACTE 4

Cat raccrocha le téléphone, elle était avec l'avocat de Richard. "Je viens tout juste de lui donner les détails sur ce qui est arrivé. Il va essayer de faire libérer Richard sous caution."

Clark se dirigea à nouveau vers la salle de conférence pour les documents que Richard avait étalés sur la table.

Les deux femmes le rejoignirent, tandis qu'il terminait de remettre les dossiers et le gel en place.

"Cat, vous savez que le Dr Klein a dit que les effets secondaires étaient temporaires, êtes-vous certaine de vouloir essayer cela ?" demanda Clark. Il prit dans ses mains le flacon en plastique afin que Cat puisse y jeter un œil .

Il ne lui fallut que quelques secondes pour prendre le flacon des mains de Clark. "Finissons-en. Lois, pourrais-tu m'aider ?" Cat se dirigea vers les toilettes pour dames du Planet.

"Cat," appela Lois, pour être sûre de bien comprendre. "Peut-être devrions-nous faire cela chez moi ou encore dans ta chambre d'hôtel, c'est plus intime."

Elle hocha la tête en signe d'accord et les deux femmes se dirigèrent vers les ascenseurs.

Clark mit les papiers qu'il avait ramassés sur son bureau et commença à les regarder. Quelque chose que Richard lui avait dit le dérangeait beaucoup. Soudain, il comprit. William North avait arrangé les tests sur les chats. Peut-être était-ce aussi lui qui les procurait. "Jimmy," dit Clark, repérant le jeune homme passant devant le bureau de Lois. "Regarde ce que tu peux trouver sur un certain William North, ses contacts professionnels, ses connaissances, son travail."

"Bien sûr, CK."

Clark cherchait à travers les papiers pour voir ce que Richard lui avait dit. Ne trouvant pas la solution dans ces documents, il revint aux fichiers que Jimmy lui avait donnés sur les produits de beauté. Enfoui très profondément dans ces feuilles, ressortait un nom qui lui était inconnu, Wells Foundation. Les notes disaient que cette compagnie avait fourni de substantielles sommes d'argent pour le financement des recherches de Richard, de même que le développement d'autres produits de Constant Cosmetics.

Les choses n'allaient pas si bien pour Lois et Cat. Le nouveau produit avait enlevé avec succès le maquillage, mais la peau de Cat n'était pas revenue à son état original. Il faudrait quelques heures de plus pour savoir si des dommages additionnels allaient être faits sur la peau. Cat avait prévu de passer le reste de la journée chez Lois et Clark, tenant compagnie à Lucky. Elle ne voulait pas être vue, spécialement si sa situation devait empirer.

Lois se rendit au poste de police dans l'espoir de savoir ce qu'elle pouvait faire à propos de l'arrestation de Richard Jackson. Elle prit l'inspecteur Henderson à part, dans son bureau.

"D'accord, Inspecteur, qu'est-ce qui vous fait croire que Richard Jackson est le voleur ?" demanda Lois, tenant un bloc-notes et un stylo.

"Lois, vous savez que je ne peux pas répondre à votre question officiellement."

Rangeant son calepin, elle lui demanda : "Que pouvez-vous me dire, entre nous ?"

"Nous avons reçu un coup de fil disant qu'on pourrait retrouver une partie de bijoux volés dans sa chambre d'hôtel. La sécurité a été assez gentille pour nous permettre de fouiller sa chambre, devinez ce que nous avons trouvé ? Des preuves le reliant à trois des vols, incluant un collier de chat."

"Ce sont des coïncidences !" répliqua Lois. "Il n'est revenu au pays que le jour où la conférence de presse eut lieu. Comment aurait-il pu être impliqué dans de tels vols ?"

"S'il a commandité les vols ou s'il savait d'où venaient les objets volés, il est impliqué," répondit Henderson.

La discussion se termina brutalement, lorsqu'un des autres officiers informa l'inspecteur Henderson que l'avocat de Jackson avait obtenu la remise en liberté sous caution. Henderson suivit l'officier à l'endroit où Jackson signait sa levée d'écrou. Lois suivit Henderson. Dès que Richard fut libéré, il demanda des nouvelles de Cat. Lois n'avait pas de bonnes nouvelles et fit attention à sa réponse. "Elle est à la maison. Le composé a finalement enlevé le maquillage et les choses n'ont pas eu l'air de se dégrader. Malheureusement, il n'y a pas eu d'amélioration non plus. Maintenant, elle est là-bas et tient compagnie à Lucky."

"Alors, je suppose que je devrais retourner au labo pour voir si je peux trouver une meilleure solution. Pourriez-vous de me déposer au laboratoire ?"

"Bien sûr," répondit Lois, indiquant la direction où elle avait garé la Jeep. "Que diriez-vous d'une ballade ?"

Richard les conduisit dans son département de recherches, passant devant plusieurs gardes. "C'est le grand laboratoire de recherche. Comme vous pouvez le voir, c'est un laboratoire typique, probablement semblable à ceux que vous avez vu au collège. Derrière ces portes," dit Richard, passant de grandes portes battantes, "sont disposées les cages que nous utilisons pour les animaux de laboratoire." Ouvrant la porte, il conduisit Lois vers les cages.

S'approchant des cages, Lois remarqua que les animaux étaient en parfaite santé. Certains avaient un pelage coloré, d'autres avaient des espaces de peau exposée laissant voir l'application du maquillage. Lois repéra un chat persan blanc qui semblait complètement normal. "Pourquoi ce chat est-il ici ?" demanda Lois.

"Elle est arrivée il y a un ou deux jours, de notre fournisseur. Nous n'avons pas encore commencé les tests sur elle."

"Attendez une minute," dit Lois, tandis qu'elle cherchait l'information dans sa tête. "Missy, cela pourrait être Missy."

"Missy ? Qui est Missy ?"

"Ce chat pourrait appartenir au chef de la police ! Votre fournisseur pourrait bien avoir volé ces chats." en déduisit Lois. "Qui vous fournit ces animaux ?"

"Mon patron, William North a fait les arrangements." dit Richard, tandis qu'il observait attentivement la nouvelle venue. Retournant rapidement des cages à son bureau, il commença à regarder dans des dossiers.

Surprise du départ soudain de Richard, Lois le rejoignit immédiatement à son bureau. "Si je me fie à mes fichiers, il a engagé Metro Lab Animals pour nous fournir ces animaux. Tous ces animaux sont supposés être élevés uniquement à cette fin. Selon notre contrat, aucun animal de compagnie, aucun chat perdu, pas d'animaux provenant d'animalerie non plus ne sont acceptables."

"Alors pourquoi auriez-vous hérité d'un chat persan blanc pure race ?" demanda Lois. "Cela n'a pas de sens."

Richard prit le combiné du téléphone et il appela le numéro du fournisseur des animaux. "Un répondeur." annonça-t-il.

"Qui a signé pour le contrat de la compagnie ?"

"Il semble que ce soit un certain Sal Myers. Je crois que je devrais faire une photocopie de ce contrat pour mon avocat. Peut-être que ça pourrait m'aider."

"Que diriez-vous d'en donner une copie au Daily Planet aussi ?" suggéra Lois.

Richard acquiesça, prit les feuilles, puis se dirigea vers la photocopieuse, faisant le nombre de copies dont il avait besoin. Il tendit une copie à Lois.

"Une fois que votre avocat aura une copie, vous devriez donner un coup de fil à la police et demander au chef Roberts de venir ici et de voir si ce chat est bien Missy." suggéra Lois, tandis qu'elle rangeait la photocopie réservée au Planet dans son sac à main. "J'ai besoin de retourner au Planet et vous devez trouver un remède."

Cat était blasée. Lucky était enroulé dans un coin ensoleillée, fatigué de chasser la boule d'aluminium lui servant de jouet. Explorant la cuisine, Cat trouva une belle pêche juteuse dans le compotier posé sur la table. Décidant de manger la pêche, elle lava le fruit dans l'évier et le mordit. C'était délicieux. Se lavant ensuite dans la salle de bains, elle découvrit quelque chose de différent autour de sa bouche et de son menton. Les endroits couverts par le jus de la pêche semblaient rajeunis. Le reste de son visage paraissait toujours ridé et fade. Courant à la cuisine pour prendre une autre pêche, Cat découvrit qu'elle venait de manger la dernière.

Pesant le pour et le contre pendant un instant, Cat prit le téléphone et appela un taxi. Se précipitant au supermarché le plus proche, elle acheta une douzaine de pêches. Retournant ensuite chez Lois, elle coupa l'une des pêches dans un bol. Apportant le bol à l'évier, elle commença à enduire son visage des morceaux de fruit. Le jus lui piquait les yeux, mais si ça marchait, ça valait bien ce léger inconfort. Laver le jus poisseux de son visage dans la salle de bains lui apporta un résultat très agréable. Aucune trace de rides n'était visible. Encore une fois, Cat prit le téléphone. Cette fois, le chauffeur du taxi l'amena directement au Daily Planet. Entrant dans la salle de rédaction l'air de se sentir vraiment mieux, Cat fonça droit au bureau de Clark Kent. "Alors, Clark, qu'en pensez-vous ?"

Clark posa son regard sur Cat et sourit. "Le nouveau gel a fonctionné."

"Non, pas du tout, mais j'ai trouvé une solution." Fouillant dans le sac d'épicerie, elle y tira un sac de pêches juteuses. "C'est ça qui a marché."

Clark ne pouvait pas croire que la solution était si simple. "Bien sûr, le Dr Klein a mentionné quelque chose à propos du maquillage, il était fait avec une base alcaline. Les pêches sont acides. C'est exactement cela. Nous devons aller donner cette information à Richard."

"Richard est sorti ?" demanda Cat.

"Lois m'a appelé de la Jeep. Elle l'a conduit à son laboratoire pour qu'il puisse trouver une solution."

Tandis que Clark prenait le téléphone pour appeler au laboratoire, Lois sortit de l'ascenseur et se dirigea vers le bureau de Clark. Remarquant que Cat était assise près de Clark, elle jeta un coup d'œil attentif à son visage.

"Ça a marché ?" conclut Lois.

"Pas exactement." dit Cat, en tenant une des pêches.

"Quoi, une pêche a pu inverser le processus ? C'est incroyable." Lois n'arrivait pas à croire que la solution pouvait être si simple. Cette découverte si simple lui fit un moment oublier l'information qu'elle avait rapportée du laboratoire. "J'ai un indice sur les voleurs," annonça-t-elle à Clark, cherchant la photocopie. "Il semblerait que le labo d'où proviennent les animaux s'appelle Metro Lab Animals, avec un contrat au nom de Sal Myers."

"Sal Myers ? Ce nom me dit quelque chose," se remémora Clark, tandis qu'il fouillait dans les documents qu'il avait lus auparavant. "C'est ici, Sal Myers est l'un des directeurs de Wells Foundation, un généreux donateur pour la recherche de Constant Cosmetics."

"C'est notre lien." fit remarquer Lois.

Jimmy fit son entrée, apportant avec lui un assez gros dossier. "J'ai trouvé plus d'informations sur William North. Il semblerait qu'il ait des amis peu scrupuleux. Le dossier contient aussi quelques transactions monétaires qui n'auraient pas l'acceptation du fisc."

Clark prit la documentation, espérant en consulter le contenu en super vitesse, mais il savait que c'était impossible à cause des trop nombreux regards autour de lui. Il donna chacun des documents à Lois, tandis qu'il finissait de les lire, espérant ne pas aller trop vite. Lois, à son tour, remettait les documents à Cat. Un nom ayant attiré son attention, il se redressa de son bureau. Une fois encore, le nom de Sal Myers était mentionné, cette fois, la note disait que Myers avait déjà travaillé à Luthor Technologies.

Richard conduisit le chef de la police dans la zone des cages puis jusqu'à celle du persan blanc.

"Missy!" s'exclama Roberts.

La chatte laisser échapper un petit miaulement, comme si elle répondait à son nom. Après avoir ouvert la cage, il la sortit et la donna au chef Roberts. Instantanément, l'animal se mit à ronronner. "C'est bien elle," cria presque Roberts. "Merci de l'avoir retrouvée, ma femme va être si heureuse."

"Vous voyez, c'est Lois Lane qui a reconnu Missy. Je n'ai jamais fait le rapprochement." Richard guida le chef de la police en dehors de la section des cages et du laboratoire.

Tandis que le chef de la police ouvrait la porte derrière lui, il rencontra Cat, Lois et Clark. Richard était abasourdi de voir que la beauté de Cat était revenue. Il n'avait pas remarqué qu'elle ne portait presque aucun maquillage.

"Ça a marché !" s'exclama Richard.

Pour la troisième fois, Cat fouilla dans le sac qu'elle portait, en sortit une pêche et dit "pas tout à fait."

L'incompréhension la plus totale se lisait sur le visage de Richard. "Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?" demanda-t-il.

"Le gel a bien enlevé le maquillage, mais il n'a pas du tout changé ma peau. Ensuite j'ai mangé une pêche." continua à expliquer Cat, montrant le fruit qui avait restauré sa peau.

Richard lui prit la pêche de la main et l'étudia jusqu'à ce qu'un éclair ne le frappe. "L'acide citrique ! Ce doit être la réponse." Se replongeant dans ses recherches et ignorant ses invités, il commença à taper à son ordinateur. "Oui, il se pourrait que ce soit le bon taux d'acidité pour faire revenir le gel à un pH neutre. Je vais travailler là-dessus tout de suite."

"Auras-tu besoin d'aide ?" La question de Cat était un simple test, elle espérait que Richard lui demande de rester.

"Bien sûr, Cat, j'adorerais ta compagnie."

Clark se dirigea vers Lois et soupira, "On devrait les laisser seuls, tu ne crois pas ?"

Lois acquiesça. "Je crois que Clark et moi devrions aller commencer à écrire notre article. Vous nous le direz quand vous aurez quelque chose ?"

"Bien sûr, Lois," lui dit Richard. "Et si vous en avez l'opportunité, appelez ces mannequins, je voudrais bien régler leur problème à elles aussi."

Lois et Clark échangèrent un sourire en quittant le labo.

Sal Myers se tenait un coin sombre du bureau. Mindy Church n'était pas heureuse, avec ce qu'elle venait de lire dans le journal.

"Il semble que la compagnie de produits de beauté dont vous parliez avec tant de confiance fait maintenant l'objet d'une enquête du Daily Planet," dit Mindy.

"Il n'y a aucune chance qu'ils relient ça à Intergang." lui dit Sal, confiant.

"Ils ont pourtant réussi à compromettre la Wells Foundation, ce qui nous a coûté beaucoup d'argent."

"Ça n'arrivera plus, Madame Church."

Son regard croisant celui d'un homme dans la pénombre, il s'avança, dans la lumière. "Vous avez raison, cela n'arrivera plus.''

Perry avançait en direction de ses deux journalistes vedette, souriants, tenant la toute nouvelle édition du Daily Planet. L'agitant en l'air vers Lois et Clark, il laissa son expression parler pour lui. Les grands titres disaient : 'Le Voleur Attrapé, la Clé de l'Affaire des Produits de Beauté."

"Vous aurez peut-être un autre Kerth pour cet article." leur dit Perry. "Non seulement vous avez résolu les mystérieux vols, mais vous avez aussi redonné la jeunesse à plusieurs jeunes femmes de Métropolis."

"Cat a été un vrai pionnier, Chef." ravisa Lois, alors qu'elle remarquait Cat et Richard sortir de l'ascenseur.

"Et nous n'aurions pas pu faire le lien sans les recherches effectuées par Jimmy." ajouta Clark.

"Alors, c'est un bel article de journalisme. William North est en prison pour les vols, un mandat d'arrestation a été lancé contre Sal Myers et un produit cosmétique à longue durée sans risque est maintenant sur le marché."

Cat et Richard arrivèrent et se joignirent à la conversation. Richard tenait un sac de papier brun.

"Merci à vous deux," dit Richard à Lois et Clark, "J'ai été blanchi et mes produits de beauté sont maintenant en sécurité sur le marché, ils promettent d'être très lucratifs. Ceci est un petit quelque chose pour vous remercier d'avoir sauvé ma carrière et de m'avoir permis de rester hors de prison."

Avant que Lois ne puisse ouvrir le sac, Cat ajouta, "C'est aussi pour toutes les choses que tu as faites pour moi et pour nous." Cat mit sa main sur le bras maintenant libre de Richard.

Lois ouvrit le sac, pour y découvrir la gamme complète des nouveaux produits ULTIMATE, reformulés.

"J'ai aussi donné une gamme complète des produits reformulés aux six mannequins de la conférence. J'espère qu'elles reconsidéreront les poursuites qu'elles voulaient intenter."

"Spécialement maintenant, sachant que le processus peut être inversé." ajouta Clark.

"Alors, allez-vous rester à Métropolis, Cat ?"

"C'est possible, Chef.... Je crois que Richard est très heureux du retour de "sa" Cat..." Le sourire de Cat généra d'autres sourires dans le petit groupe.

"Bien, dans ce cas," grimaça Perry, "J'ai un poste à combler pour remplacer Miller, le gars de la Section Mondanités."

"C'est une offre très alléchante, Perry. Ça vous dérangerait que j'en discute avec Richard avant de vous donner une réponse ?"

"D'accord, prenez votre temps. N'en prenez pas trop cependant, cette section du journal a désespérément besoin de votre colonne." dit Perry en souriant.

"Eh bien, dans ce cas, Perry, le Coin de Cat est de retour. Je vais devoir encore penser à la partie direction cependant."

"Voilà une bonne nouvelle !" s'exclama Perry. "Je vous souhaite à nouveau la bienvenue au Daily Planet, Mademoiselle Grant. Je vais faire immédiatement remplir les formulaires avant que vous ne changiez d'avis." Dit Perry, avant de retourner à son bureau.

"Tu sais ce qui me démange franchement à propos de toute cette histoire ?" demanda Lois, sur le ton de la rhétorique. "Je suis inquiète que nous n'ayons pas pu faire de lien avec Intergang."

"Lois et moi sommes tous les deux convaincus que Wells Foundation était une simple façade d'Intergang," expliqua Clark. "Et tous les indices étaient là, il n'y avait simplement pas de preuves."

"Je suis certaine que vous trouverez des preuves un jour." les rassura Cat.

Déverrouillant la porte de leur maison, Lois et Clark entrèrent et allumèrent les lumières. L'endroit était un vrai fouillis et, assis au milieu de la pièce, se tenait Lucky.

"Je crois que la chance de notre chat vient de s'envoler." s'exclama Lois, rageusement. "Il ne faisait pas ça quand Cat était là."

"Tu sais ce que ça veut dire, Lois ? Cat a un toucher magique avec Lucky."

"Et je ne l'ai pas ?"

"Bien, peut-être pas avec ce chat, Lois." tenta Clark. "Chaque animal a sa propre personnalité. Peut-être que ce petit être serait mieux avec Cat et que tu serais mieux avec un chat différent ou un chien ou mieux, un poisson..."

Lois mit son doigt sur les lèvres de Clark pour arrêter ses sottises. "Je pourrai toujours aller rendre visite à Lucky chez Cat." soupira Lois. "Et maintenant, j'ai des plans pour l'autre mâle de cette maison."

 

FIN


Les personnages de cet épisodes sont la propriété de DC Comics, December 3rd Production et Warner Brothers. Aucune violation des droits n'est délibérée de la part des auteurs du "Season 5 groupe", toutefois, les idées exprimées dans cet épisode sont la propriété des auteurs de la 5ème saison( copyrighted © 1997).