Entertainment Weekly - 08/12/1995 PDF  Array Imprimer Array  Envoyer

Entertainment Weekly

8 décembre 1995
December 8th, 1995


Transcription anglaise/English transcript

Traduction française/French translation


Hearts and Powers

 

The third season's a charm for ''Lois & Clark'', which is whooing (and winning) new viewers by emphasizing old-fashioned romance instead of whiz-bang action.

BY KEN TUCKER

A SURPRISE WINNER in the hotly contested Sunday-night prime-time wars this season is LOIS & CLARK : THE NEW ADVENTURES OF SUPERMAN (ABC, Sundays, 8-9.pm.), Pitted against the frequently brilliant Simpsons, the boomer-friendly Mad About You, and the frantically raucous Cybill, Lois & Clark has shown renewed super-strenght in its third season, dominating its time slot nearly every week. And Lois & Clark has accomplished this by breaking one of the oldest rules in the Superman canon : Superman (Dean Cain) has not merely revealed to Lois Lane (Teri Hatcher) hos secret identity as Clark Kent, but he's also become engaged to her ! He's now such a dewy-eyed lovey-dove that he often finds it difficult to breal out of a passionate clinch to fly off and rescue people.

Messing with the Superman myth is one thing ; doing it so well is a shock. When executive producer Robert Singer took over Lois & Clark from series creator Deborah Joy Levine at the end of the first season, he did something unusual. Instead of scrapping Levine's vision for the show,he took it even further. It had been Levine's notion tomake the series into a love story between Lois and Clark, but when the initial ratings were weak, L&C tried to move in the direction of action-adventure, with more Superman and less Clark.

But Singer recognized the value in the show's initial concept. Today's TV audience is used to going to the movies to see elaborate special effects. The budget for a weekly series simply can't yield state-of-the-art superstunts, and so the Man of Steel's TV herocis were bound to seem lackluster. By making the romance a better-written, more involving aspect of L&C, however, the series has taken off. It's the first Superman spin-off (including the feature films) that carries emotional weight.

These days, L&C plays like a screwball comedy, with stolen kisses, cute banter, and constant comic misunderstandings. I'm not saying it's great screwball comedy, mind you; this show's notion of witty byplay is to have Clark, frustrated that his superduties prevent him from smooching, say to his sweetie, ''Salmon swimming up stream haven't had the mating problems we've had.'' (This being a family show, I had to hastily haul out the old encyclopedia to conduct a discussion of fish spawning with the tykes in my house.)

But I did find it touching when Clark murmured, ''Lois, the best day of my life is the day you found out I'm Superman. No more secrets...'' In a couple of phrases, all the silliness of secret identities became surprisinly poignant. Much credit must go to Hatcher and Cain for making the show more than a live-action comic book. Cain carries himself with a befitting physical confidence, but he also complicates his character with a vulnerable smile. Hatcher is always working against the good looks to have made her an Internet-downloading favorite, in order to convey both Lois' steely ambition and smitten confusion.

In any given episode, the villains are the weakest parts. In the Nov. 12 edition, Superman's foes were a pair of red Kryptonite-toting sisters played by former Saturday Night Live Mary Gross and former prominent actress Shelley Long; the week after that, a masked terrorist called Anonymous was revealed in the show's nail-biting final seconds to be... Dave Coulier, from Full House. The dastardly types all cackle campily, but they're not fun the way the adversaries of the old Batman TV show were. What Lois and Clark need now are bad guys as good as their love affair. B+


Coeurs et pouvoirs


La troisième saison de ''Lois & Clark'' sera sans doute la meilleure depuis son début, puisque la série gagne de nouveaux téléspectateurs en mettant l'emphase sur la bonne vieille romance plutôt que les bagarres entre bons et méchants.

PAR KEN TUCKER

IL Y A UN GAGNANT SURPRISE parmi les séries télévisées qui se disputent les très convoitées plages horaires du dimanche : il s'agit de LOIS & CLARK : LES NOUVELLES AVENTURES DE SUPERMAN (sur la chaîne ABC, les dimanches, de 20 h à 21 h.). D'un côté, on trouve les brillants Simpsons, la série-réconfort pour les boomers Mad About You, et la toujours dangereuse Cybill, et de l'autre, on retrouve Lois & Clark, qui a fait preuve d'une énergie renouvelée depuis le début de sa troisième saison, dominant ainsi presque toutes les semaines sa plage horaire. Lois & Clark a accompli cela en brisant l'une des plus vieilles règles du créneau de Superman : Superman (Dean Cain) n'a pas seulement révélé à Lois Lane (Teri Hatcher) son identité secrète, mais il lui a aussi demandé de l'épouser, faisant d'eux des fiancés ! Il est tellement épris de sa belle qu'il trouve souvent bien difficile d'interrompre un baiser passionné pour aller sauver des gens en détresse.

Jouer avec le mythe de Superman est une chose ; mais le faire de manière si habile relève de la prouesse. Quand le producteur exécutif Robert Singer a repris Lois & Clark des mains de la créatrice de la série Deborah Joy Levine à la fin de la première saison, il a fait quelque chose d'inhabituel. Plutôt que de tourner le dos à la vision de la série qu'avait eu Levine, il l'a embrassée pour mieux la compléter. Ça avait été l'idée de Levine de centrer une intrigue amoureuse autour des personnages de Lois et Clark, mais quand le nombre de téléspectateurs regardant la série a décliné, L&C a essayé de redresser le tout en prenant une tangente vers l'action et l'aventure, avec plus de Superman et moins de Clark.

Mais Singer a reconnu la valeur du concept original de la série. Les téléspectateurs d'aujourd'hui sont habitués de fréquenter les salles de cinéma et de voir des effets visuels très élaborés. Le budget alloué à une série diffusée une fois par semaine ne peut pas se permettre d'avoir des effets spéciaux à la fine pointe de la technologie, alors les exploits de l'Homme d'Acier ont dû être relégués au second plan. En intégrant à L&C de la romance, et en en faisant un élément plus actif et prenant de la série, c'est à ce moment que la série a décollé. C'est le premier dérivé de la saga Superman (en incluant les films) dans lequel on insuffle une telle portée émotionnelle.

Aujourd'hui, L&C peut être définie comme une comédie romantique avec des baisers volés, des clins d'oeil irrévérencieux et des constantes mauvaises interprétations comiques. Je ne dis pas que c'est une excellente comédie romantique, loin de là; la notion de mésinterprétation et de jeu est de voir Clark, frustré par les devoirs que ses super pouvoirs lui demandent, dire à sa dulcinée : ''Les saumons remontant le courant pour pondre n'ont pas rencontré les problèmes que nous avons eus.'' (Puisqu'il s'agit d'une série pour toute la famille, je me devais de sortir l'encyclopédie pour pouvoir discourir sur un sujet adulte avec des tous-petits à la maison.)

J'ai été touché quand Clark a murmuré à l'oreille de Lois : ''Lois, le plus beau jour de ma vie est quand tu as découvert que j'étais Superman. Il n'y a plus de secrets...'' En quelques phrases, toute la stupidité entourant les identités secrètes est devenue très poignante. Beaucoup du mérite revient à Hatcher et Cain qui ont fait de la série quelque chose de plus fort qu'une bande dessinée grandeur nature. Cain porte très bien son rôle physiquement, mais il vient compliquer la donne en affichant un sourire vulnérable. Hatcher doit toujours se battre contre les stéréotypes de la beauté, elle est en effet une des personnes les plus téléchargées sur l'Internet, tout en faisant ressortir l'ambition débordante de Lois et sa confusion intérieure.

Dans n'importe quel épisode, ce sont les méchants qui sont le point faible. Dans l'épisode du 12 novembre, les adversaires de Superman sont deux soeurs utilisant la kryptonite rouge, qui sont jouées par Mary Gross, qui a joué dans la série aturday Night Live, et Shelley Long, une autre ancienne grande actrice. La semaine suivante, c'était un terroriste masqué qui se faisait appeler Anonyme, on nous a révélé à toute dernière seconde que c'était Dave Coulier, de Full House. Tous les méchants jouent bien leurs rôles, mais ils ne sont pas aussi diaboliques ou aussi plaisants à voir que les ennemis de la vielle série Batman. Ce dont Lois et Clark ont vraiment besoin sont des ennemis aussi mémorables que leur histoire d'amour. B+

Mise à jour le Lundi, 14 Mars 2011 00:19