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Été 1995
    
YOLK
DEAN LA MACHINE
DEAN CAIN, LA STAR DE LA SÉRIE LOIS & CLARK : LES NOUVELLES AVENTURES DE SUPERMAN, DIFFUSÉE À ABC, PARLE DE SES DERNIERS EXPLOITS DANS L'ENTREVUE QU'IL ACCORDE À YOLK.
Par Brett Tam Édité par Philip W. Chung
Ça demande une incroyable dose d'incrédulité pour accepter qu'une simple paire de lunettes soit la seule chose qui fait que Lois ne découvre pas que Clark est en réalité Superman.
Mais hé, il n'y a personne qui porte des lunettes de prescription comme Dean Cain le fait.
Chaque semaine, l'acteur Dean Cain fait pétiller les écrans de télévision dans le rôle de Clark Kent, le journaliste à lunettes du Daily Planet, qui patrouille dans la nuit en devenant Superman, sur le réseau ABC, dans la série Lois & Clark : les Nouvelles Aventures de Superman. Lui et sa co-vedette Teri Hatcher incarnent un duo de journalistes d'enquête dans une série reconnue pour son esprit vif, son action et la chimie entre les deux acteurs principaux.
Dean, qui a débuté sa carrière à Hollywood comme écrivain, est présentement en train de produire son propre spécial télévisé qui s'appelle "Off Camera". Le spécial prendra un air désinvolte envers les vedettes et aura pour sujet qui ils sont quand ils ne sont pas sous les feux de la rampe.
Avec ses nombreux talents et intérêts, cet ancien joueur de la NFL devient un candidat sérieux quand vient le temps de proposer différents projets ici à Hollywood.
Et comme Clark, il semble avoir le meilleur des deux mondes - la force de Superman et la tête qui accompagne les lunettes.
YOLK s'est récemment entretenu avec Dean à son bureau de production télé à Santa Monica en Californie…
YOLK : D'où êtes-vous ?
DEAN CAIN : Et bien, je suis né à Mount Clemens, dans le Michigan, sur une base aérienne, à la Base Aérienne de Southridge. Et j'ai quitté le Michigan quand j'avais 3 ans et je suis venu à Hollywood, jusqu'à ce que j'aie 5 ans. Et quand j'ai eu 5 ans, j'ai déménagé à Malibu. Alors, ce n'est pas comme si j'étais né à Malibu. J'ai été élevé là-bas, mais je n'y suis pas né.
"Je suis Japonais. À mes yeux, c'est si clair, surtout quand je vois quelqu'un qui est japonais, je peux voir certains de ses traits en moi. Et ce sont les traits qui sont les plus présents chez moi, mes traits asiatiques, sans aucun doute."
YOLK : Combien d'années avez-vous vécu là-bas ?
DEAN : À Malibu ? Jusqu'à ce que j'aie 18 ans. Puis je suis parti pour Princeton, j'ai fait mes quatre années là-bas et je suis ensuite allé à Buffalo pour une carrière éclair au football. Je me suis blessé tôt dans la saison et ce fut la fin.
"Vous faites ce que vous devez faire pour arriver au but que vous vous être fixé.. 'Oh, je ne ferai jamais ça.' Les gens qui disent cela n'arriveront à rien car vous devez réaliser vos ambitions avec toutes vos forces, sinon rien ne vous arrivera."
YOLK : Pendant cette période à Malibu, vous avez grandi parmi de nombreuses vedettes. Comment était-ce ?
DEAN : Quand vous êtes des enfants, vous ne vous en préoccupez pas, vous voyez ? Personne n'est une vedette à ce moment-là. Le fait que certains de ces enfants se soient tournés vers le métier d'acteur et tout ça fut un grand choc pour moi.
Les premiers types qui se sont impliqués dans le métier furent Sean Penn et Rob Lowe, à peu près en même temps. Sean a commencé sérieusement en prenant des cours. Il était vraiment concentré. Et Rob a toujours eu un intérêt pour la chose. Et c'était étrange parce qu'être un acteur n'était pas la chose à faire si vous vouliez devenir cool ou chic ou populaire. En fait, il fallait être un bon surfeur pour être populaire.
YOLK : Qu'est-ce que Sean Penn ou Rob Lowe diraient à votre propos s'ils étaient interviewés et que quelqu'un leur demandait : "Comment était Dean Cain plus jeune ?"
DEAN : Je ne sais pas. Vous devriez leur poser la question. Je suppose qu'il diraient que j'étais un bon athlète… (rires)
YOLK : J'ai entendu dire que vous aviez des racines japonaises.
DEAN : Bien sûr.
YOLK : Quel est votre ascendance ethnique ?
DEAN : Mon grand-père du côté de mon père est complètement japonais. Il a marié, je crois, une femme irlandaise. Complètement irlandaise. Alors ils ont un fils à moitié Irlandais, à moitié Japonais. Et il était mon père. Je ne l'ai jamais rencontré. Mes parents étaient divorcés avant ma naissance, alors je n'ai jamais eu aucun contact avec lui.
Mon père maintenant, qui a été la plus grande source d'inspiration, de discipline et de leadership et tout ça dans ma vie, il est apparu dans ma vie quand j'avais 3 ans. Il devint mon père presque à ce moment. Alors je n'ai jamais manqué de figure masculine.
Alors, je suis un quart Japonais, mais je suis probablement plus que la moitié Irlandais et un quart Japonais. Et le reste est irlandais et canadien français et qui sait quoi encore, vous savez ! Je crois que l'on se fond dans cette espèce de grand pot qu'est le monde et que tout le monde va avoir des morceaux de toutes les cultures.
YOLK : Est-ce que vos racines multi-ethniques ont joué un rôle quand vous étiez plus jeune ?
DEAN : C'est étrange, parce que je ne le vois pas de cette manière. J'ai grandi paisiblement ignorant tout de ça. Évidemment, il y a une différence entre les Chinois et les Japonais, mais la plupart des Caucasiens ne font pas cette distinction.
Et ça a été toute une surprise pour moi parce que je savais que j'étais japonais, mais j'avais figuré que c'était évident, que j'étais Japonais. Mais je n'ai jamais pensé à cela comme si je paraissais différent aux yeux des autres.
Quand j'étais extrêmement jeune, j'avais des caractéristiques extrêmement asiatiques. Je ne le savais pas. Je veux dire par là que je croyais que tout le monde se ressemblait et un des commentaires (fait par un voisin) fut que - mon frère me ressemble beaucoup, il est de deux ans mon aîné, mais il est plus petit - "Est-ce que les deux petits Chinois, vous savez, ceux qui vivent au coin de la rue ?" Et j'ai pensé qu'il me voyait comme un petit garçon chinois, mais je me considérais comme un petit garçon américain. Je ne croyais même pas que je paraissais différent, mais c'était le cas, évidemment. Et quand je regarde des photos de moi enfant, je remarque maintenant que mes traits sont très japonais. Je veux dire que ça a été un choc pour moi parce que je ne l'avais pas remarqué.
Maintenant, quand tout le monde me demande : "De quel coin du globe venez-vous ? Êtes-vous Espagnol ? Êtes-vous Italien ? Quel est votre origine ?" - Je suis Japonais. Pour moi, c'est si clair, surtout quand je vois une personne qui est Japonaise, je peux voir certains de ses trait en moi et c'est réciproque. Et ce sont ces traits qui sont les plus forts chez moi, mes traits asiatiques, il n'y a aucun doute là-dessus. Mais je suppose que mes traits sont quelque peu "dilués", c'est pourquoi ils ne parviennent pas à les reconnaître.
Tous les Asiatiques font : "Ahhh !" - ils me comprennent. Mais tous les autres, ils semblent manquer l'essentiel.
YOLK : Que pointent-ils habituellement ?
DEAN : Mes yeux, la couleur de mes cheveux, la forme de mes joues. Je veux dire que même vous et moi sommes semblables. Il y a beaucoup de similitude, plus que la personne moyenne dans la rue. Je ne sais pas ce qu'ils pointent. Quand je ris, les gens avaient l'habitude de faire des farces et disaient que quand je souriais, je pouvais aveugler les gens, des choses comme ça (rires).
YOLK : (rires)
DEAN : Il n'y avait jamais rien qui puisse m'atteindre personnellement. C'est ce qui est étrange avec les races et les cultures. Je n'ai pas de préjugés envers les autres. Et c'est quelque chose que j'ai réussi à développer grâce à la compétition sportive. Autant dans le football professionnel que celui du niveau secondaire, il y a des équipes qui sont ethniquement mixtes - des Blancs, des Noirs, des Mexicains et un type japonais. Mais (rires) vous savez, c'est comme si l'on ne pouvait pas deviner qui est quoi. Et vous vous sentez accepté. Pour moi, il n'y a pas de lignes tracées entre les ethnies. Pour moi, il n'y a pas de lignes entre les couleurs de peaux. Mais je respecte chaque culture.
Même au collège, il ne me manquait que deux cours pour obtenir un baccalauréat en histoire du Japon. Je n'ia eu aucune influence du côté japonais de ma famille. Absolument aucune. Je n'ai vu aucun d'eux en personne. C'est quelque chose qui vaut la peine d'être soulevée. Tout le monde semble vouloir me demander : "Allez-vous un jour vouloir rencontrer votre vrai père ?"
Il n'y a pas d'intérêt de ma part pour le faire, sinon pour la simple curiosité. Il n' y en a vraiment pas. Je ne manque de rien. Il n'y a rien que j'espère gagner en faisant cela.
Une autre conséquence d'être constamment dans l'oeil du public est que votre vie personnelle devient accessible à tous. Aujourd'hui, tout le monde vous regarde comme si vous viviez dans une maison de verre.
YOLK : à la lumière des explications que vous venez de donner au sujet des médias envahissant votre vie privée, est-ce que ça vous dérange quand les gens vous demandent ce qui se passe entre vous et Brooke Shields ? Ça semble être la grande question.
DEAN : C'est la grande question, en effet. Ça ne me dérange pas, mais c'est quand ils me demandent : "Êtes-vous déjà sortis ensemble ?" "Oui. Nous sommes encore de bons amis et elle est très gentille, intelligente, drôle; elle est une personne très sympathique, vous voyez. Elle est une personne que je considère encore grandement et que j'apprécie beaucoup en tant qu'amie." Et ensuite, j'ajoute : "Mais ça, c'est du passé." Et ils vont me répondre : "Qu'est-il arrivé ? Que faites-vous maintenant ?" Ce ne sont les affaires de personne. Oui, on se connaissait bien à l'époque et nous sommes encore de bons amis.
C'est très drôle parce que quand vous êtes dans une situation comme celle-ci, les gens ont l'impression qu'ils ont le droit de vous dire : "Comment c'était ? Comment les gens vous traitent-ils ?" Et si quelqu'un vous demandait de telles questions à propos de votre vie, vous seriez tenté de répondre : "Sortez de ma vie ! Est-ce que vous riez de moi ? Je ne dévoilerais pas des choses comme ça, à vous, un étranger, laissez-moi vous expliquer comment fonctionne le monde." Et ça fait partie du fil de fer sur lequel l'on doit continuellement marcher. C'est difficile, parce que l'on veut être franc, mais on ne peut pas l'être complètement.
YOLK : Quel âge avez-vous ?
DEAN : 28 ans.
YOLK : D'accord, alors vos années de collège sont loin derrière vous, n'est-ce pas ?
DEAN : (rires) Merci de me le rappeler. J'y suis retourné le week-end dernier. C'était étrange pour moi parce que les gens me demandaient mon autographe et que c'est un endroit où je me sentais comme chez moi. C'est encore le cas. C'est un très beau collège.
Mais c'était surprenant pour moi de voir que les gens demandaient des autographes comme ils le faisaient, je suppose que j'étais une espèce de "garçon du coin qui s'en est bien tiré" ou quelque chose du genre. Mais ce fut très étrange. Je me suis senti comme un étranger dans un endroit très familier. J'étais un peu désorienté. Mais, vous savez, c'était encore l'école. Et oui, mes années de collège sont très lon derrière moi et je crois que c'est un peu une des choses que j'ai réalisées ce week-end. Parce que les gens fréquentant le collège paraissent si jeunes. Ils paraissent si jeunes à vos yeux. Et vous ne pouvez vous empêcher de dire : "Wow !" Et ils le sont, en ce sens. Ces jeunes ont 20 ou 21 ans.
YOLK : Parlez-moi des souvenirs que vous en avez gardés. Avez-vous aimé votre expérience au collège ?
DEAN : J'ai adoré le collège. Ça été quatre années merveilleuses. Mais les gens vous disent toujours : "Oh, tu vas voir, ça va être le meilleur moment de toute ta vie." Mais je ne suis pas prêt à accepter cette remarque pour quoi que ce soit, jamais.
Ce que j'ai appris à Princeton ne se trouvait pas à l'intérieur des salles de classe. C'était ce que j'apprenais à l'extérieur des cours qui m'importait. Il s'agissait des types de gens que je fréquentais, les types de personnes avec lesquelles je m'entendais moins bien, mais que je devais tout de même endurer. Il y a avait des gens comme ce type qui s'appelait Rockfeller, de l'équipe de football et le fils du Shah de l'Iran mangeait à mes côtés au club gastronomique.
Et toutes ces choses, elles arrivent quand vous avez des interactions sociales avec ces gens, le Prince de la Jordanie, et tous ces gens sont devenus des joueurs importants dans les domaines mondiaux et politiques et ainsi de suite. C'est intéressant de voir tout le monde en tant que personnes. Et aussi, ils vous donnent tellement de travaux à faire, j'avais en plus le sport à gérer - c'était dans mon cas du football, de la randonnée, du volley-ball - j'avais quelque chose comme 10 jours de congé par année, et c'était quand je n'avais d'école ou encore de pratiques.
C'était tout simplement dingue, ce qui m'aide maintenant à gérer mon activités. Mais c'est comme gérer son temps. Et bien sûr, en temps que collégien, on essaie de tout faire. Et vous n'y arrivez pas.
YOLK : Quels ont été les moments les plus mémorables pour vous au collège ?
DEAN : L'université de Princeton est résidentielle. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des étudiants vient sur le campus universitaire. Il y a donc ce merveilleux esprit communautaire qu'il y a là-bas, je ne sais pas si cet esprit peut être ressenti dans les autres universités, surtout chez celles qui sont plus grandes. C'est un des sentiments qui me manque le plus du collège.
Et tous ces gens étaient si intelligents. Ils paraissaient différents, je veux dire par là qu'il y avait toutes les ethnies, de tout acabit. Et vous étiez inondé par toutes ces différentes forces.
Il y avait aussi des journées où, vous restiez debout toute la nuit et faisiez des choses folles. Il y a aussi ce sentiment de liberté au collège.
YOLK : Est-ce que cet atmosphère est moins présent à Hollywood ?
DEAN : Hollywood est un endroit très étrange. Je crois qu'il y a moins de tout, sauf pour ce qui est de l'attitude. C'est un endroit merveilleux. Il peut être aussi horrible.
YOLK : Horrible dans quel sens ?
DEAN : Ça peut être horrible pour un jeune acteur qui essaie de percer. Comme un jeune n'importe quoi qui essaie de percer à Hollywood, c'est très difficile. Et les chances d'être abusé ou encore de se sentir comme un moins que rien sont très grandes. En fait, ce genre de chose arrive à tout le monde. C'est pour cette même raison que mon père, un réalisateur de films, m'a conseillé de ne pas être acteur.
YOLK : Alors pourquoi l'avez-vous fait ?
DEAN : Je ne suis pas toujours les conseils de mon père, je suppose. Je l'ai fait parce que quand j'ai gradué du collège, je suis reparti et j'ai joué au football professionnel pendant un an pour Buffalo.
YOLK : Oui.
DEAN : Je me suis blessé tôt au camp (de football). Et je savais que je voulais commencer à écrire des scénarios parce que j'avais toujours lu ceux que mon père rapportait à la maison. Ils lui étaient offerts en sa qualité de réalisateur. Alors je les lisais et il me demandait : "Est-ce que c'est bien, est-ce que c'est ce que les jeunes disent ? Est-ce que c'est quelque chose que les gens voudraient aller voir au cinéma ?" Et je lui donnais mon opinion. C'était intéressant pour moi.
Et j'avais toujours eu des bonnes notes en histoire et en anglais et ces cours étaient à peu près la base dont j'avais besoin. Écrire et lire étaient des choses que j'aimais faire. Quand j'étais plus jeune, j'ai appris à taper à la machine, c'était une de ces choses qui m'avaient été données d'apprendre. J'ai donc appris à taper et j'ai aimé. J'étais bon. Pour une raison quelconque, j'aimais écrire. C'est encore le cas aujourd'hui.
YOLK : (rires)
DEAN : Je n'ai jamais réussi à comprendre pourquoi.
YOLK : À la dactylo ou encore à l'ordinateur ?
DEAN : Je travaille maintenant à l'ordinateur, mais à cette époque, c'était à la machine à écrire. Et j'insérais une feuille de papier dedans et j'écrivais une petite histoire maladroite à propos de ma famille. J'ai commencé quand j'étais jeune. Ça m'a en quelque sorte incité à continuer.
YOLK : Quel âge aviez-vous à cette époque ?
DEAN : J'étais à l'école secondaire, au premier cycle.
Et ensuite, quand j'ai appris que j'allais jouer au football, que je voulais me diriger vers les scénarios de films. Je savais que j'aimais écrire, j'ai donc décidé de jouer au football professionnel et écrire des scénarios de films en même temps, parce que ça offre beaucoup de temps libre. Je ne voulais pas juste exercer mon corps et pas mon esprit. Je n'ai jamais fonctionné comme ça Alors je voulais trouver quelque chose pour m'occuper mentalement. Et c'était tout simplement parfait. Vous savez, j'ai passé des jours entiers à courir et à être un type très masculin et tout le reste, puis le soir, j'allais m'installer et j'écrivais des choses qui m'importaient.
J'ai été blessé trop tôt dans la saison pour vraiment faire ça. J'ai donc commencé à écrire pendant que je récupérais de ma blessure. Mon père m'a dit : "Voici une idée d'un script que j'ai reçu. Ceci, ceci, ceci, ceci arrive et ensuite, cela et cela arrive et ensuite c'est ceci et cela. Crois-tu que tu peux m'écrire un script à partir de ces infos ?" Et je pensais qu'il me défiait, alors, parfait, je lui ai répondu : "Bien sûr. pas de problème. Je peux le faire." J'ai commencé à travailler dessus. Ahhhh ! C'était terrible. C'était si mauvais -
YOLK : (rires)
DEAN : Je ne pouvais pas imaginer qu'il y avait tant de paramètres quand l'on écrit. On doit écrire à l'intérieur de certaines lois préétablies. Je veux dire par là que tout est visuel. Tout ce qui est écrit dans un scénario de film est visuel. Et c'est différent de ce qui est écrit dans un livre, vous savez, comme les émotions et les pensées, on doit concevoir des idées où les lecteurs créent leurs propres images dans leurs têtes et c'est ce qui fait qu'un livre est un médium si puissant.
Mais on ne peut pas faire ça avec un film. Il faut tout montrer. Alors j'ai dû apprendre à écrire sans trop en écrire en même temps et c'est de cette manière que l'on pourra le lire comme un livre, pour que le réalisateur puisse ensuite venir superposer ses images, pour que ça devienne réel dans trop lui en donner non plus.
J'ai continué d'y travailler - je suis très têtu. Et je vais continuer de travailler. Je ne lâche jamais. Je ne peux pas concevoir la défaite, vous savez. Si je commence quelque chose, je vais le terminer. Je crois que c'est une de mes plus grandes qualités. Ça peut aussi être un défaut, mais je crois réellement que c'est un des meilleurs atours que je puisse avoir. Si je dis que je vais le faire et que l'on commence - on va le poursuivre. Ça va aussi être terminé. Alors n'essayez pas d'arrêter cette entrevue. (rires)
YOLK : (rires)
DEAN : Alors, j'étais en train de travailler sur ce projet, j'investissais, j'investissais, j'investissais toujours plus de mon temps. Et puis un jour, quelque chose est arrivé. Ensuite - tout est venu comme un barrage qui venait d'ouvrir ses vannes. J'ai simplement commencé à taper.
La prochaine chose que j'ai su, j'avais 50 pages de script, et ensuite, une moitié de script. Et j'aimais ce que j'avais écrit. Et ça sortait très bien, c'était si facile. J'avais en quelque sorte découvert l'astuce, l'idée maîtresse, je la comprenais.
Je l'ai donné à mon père. Il était si soulagé. Il était si soulagé que je puisse écrire. J'ai donc terminé le script. Rien n'est jamais arrivé avec celui-là. C'était une espèce d'exercice. Depuis ce temps, il lui arrive de m'embaucher. Il m'a donné du boulot six fois pour écrire par-dessus des projets déjà en cours, alors j'ai déjà vu mon travail sur pellicule, encore, encore et encore
YOLK : Quel genre de films ?
DEAN : Je ne suis pas en droit de le dire parce que les scripteurs deviennent très tendus quand ils apprennent qu'on a modifié. leur scénario et je n'ai pas eu de reconnaissance pour ces travaux. Je n'ai jamais eu de reconnaissance pour quoi que ce soit, mais j'ai fait beaucoup du travail. Ce fut des expériences très enrichissantes.
J'ai écrit l'épisode de Noël pour Lois & Clark. Voici ce que je voulais faire avec notre série -je connais tous les acteurs très bien, évidemment. Je suis au courant de toutes les histoires que nous avons eues. Ce que je voulais faire était de créer une situation où les personnages puissent faire des choses qui sont amusantes. Et je ne voulais pas que ce soit un épisode qui ait un scénario trop sérieux.
Je voulais des images spécifiques je croyais être représentatives de Noël. Nous n'avons pas eu d'épisode de Noël [il y a deux ans]. J'ai détesté cela, parce que la série entière est fantaisiste en son propre sens. Le fait d'avoir un Noël à Metropolis est une chose si romantique.
Ce que j'ai créé, grossièrement, est une personne qui essaie de voler Noël, en un sens, en rendant tout le monde un peu comme le Grincheux, rendant tout le monde égoïste et méchant. Ce personnage a créé un jouet. C'est un homme qui a perdu ses illusions, il a été congédié un an auparavant pendant la période de Noël à cause de ses jouets - il s'était fait dire par des enfants que ses jouets… n'étaient pas bien.
Ce qui est ensuite arrivé est qu'il a créé un jouet laid à l'allure stupide. Mais il fait quelque chose à ce jouet qui le rend populaire auprès de tout le monde, c'est une espèce de produit chimique qui le rend ainsi. En fait, ça fait très dessins animés. C'est une histoire de Noël légère, mais qui est tout de même touchante. Et le produit fini est très bien sorti. J'en suis très heureux.
YOLK : J'ai remarqué qu'il y a eu certains changements dans Lois & Clark, il y a moins de badinage et plus d'action, je suppose que c'est attirer l'auditoire masculin. Est-ce que c'est un pas dans la bonne direction ?
DEAN : En fait, nous n'avons pas perdu de vue la romance. Il est vrai qu'ils mettent plus d'action et moins de badinage qui ne menait nulle part. Nous avons toujours. Je crois aussi que le badinage fonctionne très bien, entre nous.
L'action, je le crois, marche très bien pour tout le monde aussi. Il y a beaucoup plus d'action. Personnellement, j'adore l'action. Je pense même qu'il devrait y en avoir plus. Ça coûte cher et c'est difficile à tourner. Mais les gens regardent la série maintenant.
Le badinage et l'action peuvent se côtoyer. Mais quand quelque chose arrive, ça veut dire plus.
YOLK : Vous et Teri Hatcher (qui joue le rôle de Lois Lane) avez une bonne chimie sur le plateau. Comment est-ce de travailler avec elle ?
DEAN : C'est une actrice fantastique. Nous travaillons ensemble tous les jours, toute la journée. Il faut donc que nous ayons une bonne relation professionnelle. Elle mémorise ses lignes extrêmement bien. Et il faut s'acharner au travail, ce qu'elle a prouvé.
Tout a très bien fonctionné. C'est difficile de faire ce boulot. Personne ne sait à quel point ça l'est - on a toujours dit que la chose la plus difficile à faire était des épisodes pour la télé qui dure une heure.
YOLK : J'ai entendu certaines rumeurs disant que ce n'était pas toujours facile de travailler avec Terri Hatcher. Est-ce que ces rumeurs sont fondées ?
DEAN : Dans n'importe situation, il est possible que vous ayez beaucoup de plaisir et que se déroule bien et il y a des moments plus difficiles où ça devient plus pénible. En général, nous avons une équipe de tournage qui est extrêmement joyeuse, ouverte et compréhensive.
YOLK : Quel genre de courrier est-ce que les fans vous envoient ? DEAN : Je reçois tellement de courrier des fans. C'est incroyable. J'ai reçu des vidéocassettes, des lettres, des fleurs. J'ai tout reçu.
je ne suis pas capable de voir tout ce que je reçois. Je vois les choses des gens que je connais ou encore… des cas spéciaux et des choses particulières. Ça doit être trié parce que je pourrais passer toute la journée à lire seulement le courrier des fans et je ne serais même pas capable de passer au travers.
Beaucoup d'enfants m'envoient des dessins. J'ai tellement de dessins de petits enfants qui ont dessiné Superman et eux sur le dessin. C'est tout mignon. Il y a aussi énormément de jeunes filles (qui m'écrivent). J'ai déjà dit il y a longtemps de cela que j'étais célibataire et (rires) j'ai eu des offres intéressantes. Le courrier des fans, c'est très amusant. Mais c'est aussi un peu étrange, j'ai reçu une liste d'épicerie. Donc, il y a vraiment de tout. Il y a une grand-mère qui m'a écrit et qui me demandait d'amener sa petite-fille au bal de graduation.
YOLK : Oh, mon Dieu -
DEAN : Elle croyait que j'étais la bonne personne pour le faire. Elle ne la laissait aller avec personne d'autre.
YOLK : Y avez-vous été ?
DEAN : Non. Non, non, non, non. Je ne m'y suis pas rendu.
YOLK : Vos interprétations de Superman et Clark Kent sont très différentes des précédentes parce que votre Clark Kent n'est pas exactement… idiot -
DEAN : Merci -
YOLK : Il y a beaucoup de fans que je connais qui regardent votre série parce qu'ils sont autant amoureux de Clark que de Superman.
DEAN : Vous avez raison. Dans notre version, Superman n'est qu'une facette de la personnalité de Clark. Clark pourrait facilement voler tout le reste, mais il préfère avoir une vie normale.
C'est une métaphore qui peut être vue aussi comme la vie d'un acteur. J'aime bien sortir de chez moi et faire ce genre de choses pour le petit écran, mais en même temps, quand c'est terminé, mon Dieu, quand je veux m'asseoir et regarder une partie de volley-ball ou de football ou que je veux relaxer ou aller dîner en quelque part, je veux que ce soit complètement normal.
C'est très bien de se faire reconnaître et de faire adorer, mais c'est difficile de trouver un équilibre avec ce style de vie. Les gens n'arrêtent pas de vous observer.
Mais ce qui est imprévisible est de savoir ce que l'on dira si on fait quelque chose en particulier. On ne sait pas d'avance si tout le monde va aimer ou détester. Mais le public est réceptif à ce que l'on fait, c'est tant mieux, on gagne ainsi très bien sa vie. C'est la meilleure chose qui puisse arriver à quelqu'un.
YOLK : Pour rester dans le vif du sujet, j'ai entendu que vous travaillez à une émission spéciale, "Off Camera". Essayez-vous de montrer le côté plus normal des acteurs ?
DEAN : Tout à fait. Cette émission est un spécial d'une heure qui sera diffusé sur ABC. Voici comment j'en ai eu l'idée : j'étais en train de regarder MTV Sports. Un ami à moi, Dan Cortese, en est l'hôte. Il est monté sur une motocyclette et il ne savait pas comment s'en servir. Il a perdu le contrôle de l'engin en accélérant et il a pris une fouille assez sérieuse pour se blesser. Il a dû être hospitalisé - mais le moment où il a perdu le contrôle était si drôle.
C'est la même chose que quand nous étions enfants. Si vous êtes avec quatre de vos amis et que l'un d'eux n'a jamais fait de ski auparavant et qu'il perd le contrôle, c'est très drôle à vos yeux. Et en ce sens, de voir des gens que vous connaissez, voir des vedettes faire des choses auxquelles elles sont bonnes ou non, est très divertissant. Andrew Shue joue au soccer. Le voir lancer des coups de pénalité, ce qu'il fait en m'ayant comme adversaire, c'est quelque chose de différent.
Il y a aussi des entrevues qui sont très décentes, parce que ce n'est pas un spécial de Barbara Walters. C'est spécifiquement à propos de choses que les gens font quand les feux de la rampe ne sont pas dirigés sur eux. Je leur pose des questions directes. C'est simplement : "Aimez-vous jouer au basket-ball dans vos temps libres ? Quel genre de sports pratiquez-vous comme loisir ?"
YOLK : Quand sera diffusé "Off Camera" ?
DEAN : Et bien, je dois tout d'abord le terminer, je suis tellement en retard sur l'horaire qui avait été établi.
YOLK : Beaucoup de vos admiratrices vous voient comme un homme très masculin. par contre, si vous pouviez vous réincarner en une femme, laquelle serait-ce ?
DEAN : Wow. C'est une question très étrange.
YOLK : (rires) Si vous voulez que ça se produise, bien sûr !
DEAN : (rires) Et bien, pourquoi ce ne pourrait pas arriver ? Hmmm… Vous savez, je n'en ai aucune idée. Il n'y a aucune personne en particulier que je voudrais être. Je voudrais peut-être revenir en la personne de ma petite amie pour savoir ce qu'elle ressentait vraiment pour moi. (rires) Je n'en ai vraiment aucune idée.
YOLK : Est-ce que vous fréquenteriez votre propre personne ?
DEAN : Est-ce que je sortirais avec moi-même - ah, oui, je me fréquenterais très bien. Je suis un bon type. Je ne suis pas méchant -
YOLK : (rires)
DEAN : Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux pas trouver de vraie réponse à cette question. Ce n'est pas quelque chose que j'ai déjà envisagé.
YOLK : Alors, il n'y a personne en qui vous voudriez vous réincarner ?
DEAN : Non… Je suis très heureux d'être un homme. Je suis très satisfait de la personne que je suis, où je suis. Alors je ne sais pas quoi répondre à cette question, point à la ligne. (rires)
YOLK : Dans un autre ordre d'idées, je voulais vous poser des questions à propos de votre famille. Vous avez dit que vous aviez un frère et une soeur. Avez-vous d'autres semblables ?
DEAN : Non, c'est tout. J'ai un frère plus aîné, Roger et j'ai une soeur cadette, Chrisinda. Elle est dans sa dernière année de collège. Elle va graduer cette année.
YOLK : Savez-vous si elle a des demandes de ses amis, quand ils découvrent qu'elle est la soeur de Dean Cain ?
DEAN : Elle est si terre-à-terre que si quelqu'un l'approchait avec cette question, elle vous regarderait étrangement - comme si elle croyait que vous veniez de la planète Mars. Elle comprend tout de l'industrie du show-business, par contre.
Il y a tant d'importance accordée à la perception que l'on a de vous. Tout le monde va croire que vous êtes comme ceci ou comme cela. C'est un peu comme prendre une photo et de paraître très bien. Mais quand ces gens vous rencontrent dans la réalité, ils disent : "Et bien, vous savez, il n'est pas si grand, il n'est pas si beau non plus, elle n'est pas si aimable."
Pour ma soeur, je suis simplement son grand frère. Ce serait stupide que quelqu'un l'aborde et lui demande : "Dis, tu pourrais lui voler une paire de caleçons pour moi ?" Elle lui répondrait : "Est-ce que ça va ? C'est mon frère. Ça ne cloche pas chez toi."
YOLK : Êtes-vous proche de votre famille ?
DEAN : Je suis extrêmement près de ma famille.
YOLK : Vivent-ils encore à Malibu ?
DEAN : Oui, mes parents demeurent encore à Malibu, mon frère et ma soeur aussi.
YOLK : Quelle a été la réaction du public international envers Lois & Clark ?
DEAN : Lois & Clark est devenu énorme au niveau international. je veux dire que c'est tout simplement colossal. Je n'avais aucune idée de ce que ça représentait jusqu'à ce que j'y aille moi-même. Mais c'est la série de la Warner Bros. qui est la plus reconnue mondialement. C'est la série américaine numéro 1 dans 10 différents pays. C'est devenu tellement gros, hors de proportion. C'est tout simplement fantastique pour la Warner Bros. Et aussi pour moi et ma renommée.
Mais c'est surtout bien pour... les films, un acteur qui est bien perçu dans les marchés étrangers voit sa crédibilité croître en flèche. Et soudainement, je suis bien perçu à l'étranger, tout va extrêmement bien. Et je reçois de plus en plus d'offres pour jouer dans des films et ça va être quelque chose de très intéressant et plaisant pour moi.
Mais je suis très excité à l'idée de ce que je vais faire cet été entre les deux saisons de Lois & Clark. Lors de la dernière pause, je n'ai pas trouvé de film qui me plaisait et je veux quelque de très spécifique, pour ce premier film que je vais tourner. Cette année, je vais trouver ce que je cherche. Je crois que tout va changer du tout au tout pour moi. Et j'en suis très heureux. En ce moment même, je suis en train de me battre pour un projet, Without Remorse [note de la traductrice : Sans Remords] (basé sur un roman de Tom Clancy). Je veux vraiment travailler à ce projet.
C'est ce que je veux pouvoir ultimement faire. Je vais un jour produire et réaliser des séries télé et par le fait même, en écrire - vous savez, la première chose que j'aie jamais écrite était pour Lois & Clark. J'écris surtout des films. Je ne veux pas toujours travailler sur des séries télé, parce qu'il y a des limites à respecter et c'est très limitatif dans le sens que l'on ne peut pas dire de vilains mots, on ne peut pas faire ceci ou cela, le sujet duquel on traite doit être abordé de telle manière.
YOLK : Sur quel genre de films espérez-vous travailler ?
DEAN : Plusieurs différents types. Je crois que les premiers films que je ferai seront exempts de commerciaux, orientés vers l'action et l'aventure. J'admire beaucoup les gens qui ont des carrières comme celle d'Harrison Ford et le genre de choses qu'il a décidé d'accomplir. Je veux vraiment être capable d'expérimenter plein de sortes de choses.
YOLK : J'ai entendu dire que vous avez tourné beaucoup de commerciaux dans le passé.
DEAN : J'en ai fait environ 35 en quatre ans. C'était de cette manière que je gagnais ma vie quand j'essayais d'écrire, avant de faire des apparitions dans des séries télé.
YOLK : Est-ce qu'il y a un commercial que vous regrettez avoir fait ? Est-ce qu'il y a une publicité que l'on présentera dans 20 ans dans un spécial télévisé où l'on dira : "Oh, c'est comme ça que Dean Cain était avant d'être connu ?"
DEAN : Oh, je n'en doute pas. Ils pourraient dire ça aujourd'hui. J'en ai fait tellement. Je ne sais pas s'il y en a que je regrette. Vous savez, la seule chose que je regratterais serait s'ils montraient les pellicules des auditions.
Voici un exemple classique d'une publicité pour une audition. Vous entrez, vous êtes avec quatre autres personnes, tout le monde est paraît bien, tout le tralala. Vous entrez donc et on vous dit : "Les gars, vous êtes invités à un party" - et vous êtes en face de cette caméra vidéo et vous êtes sur un petit plateau de tournage ou dans une petite pièce fermée - "Alors, vous êtes à une fête et vous mangez des croustilles et vous vous amusez, d'accord ?" Et - action ! Et on commence -
YOLK : (rires)
DEAN : Et vous mangez les croustilles, vous savez que vous avez l'air idiot, mais en même temps vous vous dites : "je dois quand même payer le loyer pour le mois." J'étais avec Brad Pitt, c'était un truc du genre : El Pollo Loco Chicken.
YOLK : (rires)
DEAN : "Vous faites ce que vous devez faire pour arriver au but que vous vous être fixé.. 'Oh, je ne ferai jamais ça.' Les gens qui disent cela n'arriveront à rien car vous devez réaliser vos ambitions avec toutes vos forces, sinon rien ne vous arrivera." (rires)
El Pollo Loco Chicken… C'était assez particulier. Ouais, danser et manger des croustilles. Il ne faut pas que ce truc soit jamais présenté. (rires)
YOLK : On ne sait jamais.
DEAN : J'espère que ça n'arrivera jamais.
YOLK : Quand vous aurez 65 ans, que croyez-vous que vous ferez - si vous faites quelque chose bien sûr - ?
DEAN : Je serai assis sur mon cul.
YOLK : (rires)
DEAN : J'aurai une grosse famille. Je vais avoir une grande terre, une grande maison, je serai très à l'aise. Je jouerai probablement au golf, j'élèverai encore mes enfants, je les aiderai quand ils en auront besoin et je vivrai… j'en profiterai, vous saisissez ? Je profiterai de la vie et je voyagerai avec ma femme. Pour moi, ça va être tellement plaisant. Je travaillerai probablement encore jusqu'à un certain degré, mais pas aussi fort qu'avant. Et les projets sur lesquels je travaillerai voudront vraiment dire quelque chose pour moi.
Il se peut très bien aussi que je sois ce bizarroïde au coin de la 6ème rue et la Principale, à boire à même un sac de papier. (rires)
YOLK : Tout peut arriver -
DEAN : Tout peut arriver, mais je crois réellement que c'est ce qui m'arrivera. Pour vrai.
Certains considèrent Brett Tam comme une des femmes les plus enviées du monde. Elle a interviewé Russell Wong pour le dernier numéro de Yolk.
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