Fantasy Island (en français/in French) PDF Imprimer Envoyer
Projets de Dean Cain

L'épisode Innocent a été diffusé le 9 janvier 1999. Votre hôte s'appelle M. Roarke. Il a trois assistants qui l'aideront à réaliser votre voeu le plus cher. Préparez-vous à des surprises, heureuses et tragiques, mais toujours dans le but de réaliser votre rêve. Ici, il y a une touche de magie...
Les paroles d'origine sont en anglais, et la traduction littérale est en italique, juste en dessous.

S : Samuel Kineely
B : Le barman, M. Fisher
L : Lecteur de nouvelles de la télévision
V : Agent de voyage
R : Monsieur Roarke
N : Homme à veston
G : Gros monsieur
F : Témoin principal, la femme du tribunal, détective Rossy.

 


Dans une rue, lors d'un soir de grand orage, un homme saoul fait son apparition. Des coups de tonnerre ainsi que de la pluie le rendent pitoyable. Il s'appuie sur un mur de la ruelle, car il est trop ivrogne pour marcher droit, il cherche quelque chose. Cet homme, tout de noir vêtu, n'ets nul autre que Samuel Kineely, un brillant avocat de la défense qui a réussi à faire éviter à un homme la prison à vie pour un double meurtre. Ainsi, Samuel s'arrête et cherche un entrer où entrer. Il trouve une porte qui le conduit à l'intérieur d'un petit bar mal éclairé, où un barman sirote une bière. L'ivrogne, voulant toujours plus de boisson pour célébrer sa «victoire», entreprend une discussion avec le barman.

    B : Hé, on ferme dans 5 minutes !

Titubant, Sam s'approche du comptoir, frappe légèrement dessus et s'assoit :

    S : J'ai besoin de sssssix... Est-ce que je pourrais avoir... Je m'excuse... Donnez-moi un verre, juste un verre.

Dans un coin, faisant un étonnant contraste avec les lieux du bar, se tient perchée une télévision sur laquelle apparaît l'image d'un lecteur de nouvelles récitant les dernières entrées.

B : Vous...

S : Quelque chose de brun, ok ?

B : Combien en as-tu encore besoin ?

Le zoom se fait tranquillement sur Samuel et à ce moment, ce dernier baisse les épaules, comme s'il éprouvait une certaine honte à être dans l'état dans lequel il est.

S : Vous voyez, Je dois fêter parce que c'est... je célèbre. Ceci est une célébration parce que je...

(Le son de la télévision augmente graduellement)
Le barman sort un verre et le dépose sur le comptoir, puis sort une bouteille d'alcool et en verse dans le verre à proximité.

S : Merci.

Le lecteur de nouvelles, un homme d'un certain âge, porte un habit bleu marin et une cravate bleu ciel, assortie avec le fond du même bleu pour le décor qui est derrière lui. IL continue de lire son bulletin de nouvelles :

    L : et, aujourd'hui, le verdict controversé sur le tribunal du présumé meurtrier Jack Mendick. L'avocat de la défense Samuel Kineely voulait des époustouflants...

On voit ensuite en gros plan Samuel Kineely, l'avocat de la défense, souriant béatement, sans doute à cause de l'alcool, à la mention de son nom au bulletin de nouvelles. C'est un jeune homme dans la début de la trentaine, avec des cheveux noirs coupés assez courts au-dessus des oreilles avec des yeux qui paraissent très foncés. Ainsi, il célèbre sa victoire... Il lance un petit «AÏE !!!» sur un ton très aigu, rempli de satisfaction. Le lecteur continue :

    L : ... après avoir présenté au jury un dense exposé sur les faits techniques et une possibilité d'une conspiration policière pour faire enfermer son client.

Bien sûr, Samuel est tout à fait d'accord avec ses propos, tout comme si entendre sa version des faits de la part d'un étranger lui enlevait un poids de sur la conscience.

    L : Mendick jubilait à sa sortie du tribunal, accompagné de son avocat et a été trouvé non coupable pour les meurtres du comptable et de sa femme...

Sur l'écran de télévision, on voit une photographie avec Jack Mendick à la gauche, très heureux et Sam Kineely avec la tête baissée, mais empreint de satisfaction.

    L :Pour les autres nouvelles, un jury fédéral écoute des arguments concernant un complot visant à détruire un bâtiment fédéral à...

Une fois le reportage terminé, Sam part à la recherche de la télécommande. Il la prend et ferme la télévision. Samuel prend plaisir à se voir à la télévision et plus particulièrement à ce reportage. Il pointe du doigt en direction du téléviseur, tout fier :

    S : L'époustouflant avocat de la défense, c'est moi...

Il est très fier et sa modestie, il semble l'avoir mis au rancart pour la soirée, mais le barman n'est pas de son avis, il semble en avoir gros sur le coeur.

    B : Vous l'avez laissé s'en sortir !
    S : (Il s'éclaircit la gorge.)

Il se lève du tabouret et demande au barman où sont les toilettes, sur un air qui semble vouloir dire : «Je ne cherche pas la bagarre, changeons de sujet, sinon tu vas me trouver...» Il ouvre la porte des toilettes, mais celle-ci martèle le mur, car Sam a poussé trop fort dessus. Il s'excuse. Dès qu'il défait sa fermeture-éclair pour uriner, quelque chose de très bizarre se produit : une immense lumière illumine le bar, puis s'éteint et tout le décor change de couleur et se déforme.

    V : Monsieur Kineely, s'il vous plaît, un peu de modestie...

Sam allait uriner sur la maquette... Un homme assez âgé lui apparaît, aussi réel que l'avait été le barman quelques instants plus tôt. Il se trouve dans une pièce assez grande, qui ressemble beaucoup à un salon. Samuel regarde autour de lui, tout confus, il se demande ce qui s'est passé. Il ne comprend pas, mais referme immédiatement la braguette de son pantalon. Il regarde autour de lui et :

S : Ce n'est PAS la salle de bain...

V : Mon point exactement !

Samuel se met à rire, s'assoit et se tient la tête

V : Tenez.

L'homme tient des verres d'alcool dans ses mains.

S : Oh, ici, ici, ici !!!

V : Aux avocats de la défense !

Ils portent un toast et Sam engloutit tout de suite sa boisson. Elle semble être très forte, à la figure que Sam fait. Il se secoue la tête d'un côté et de l'autre.

S : Oh mon Dieu ! Qu'est-ce que c'est ?

V : De la Schledevitz, faite de prumes, hmmm !!

S : My, my ! Quel est cet endroit ?

V : Excellent travail ! Acquitter M. Mendick...

S : Ah, bien, je vous remercie beaucoup... Vous voyez, il vient tout juste de tuer deux personnes. (Samuel indique le chiffre 2 avec ses doigts.) J'ai réussi à en confondre douze ! (Il essaie de faire 12 avec ses doigts, mais ça ne fonctionne pas.)

V : Le jury ?

S : Un groupe de personnes très, très attachant, mais seulement un tout petit peu impressionnables, vous voyez. Vous savez comment ce serait agréable d'avoir un SEUL client qui n'est pas coupable ?

V : Considérez votre voeu comme exaucé ! Voici votre billet de voyage.

Le monsieur donne un billet à Samuel. Ce dernier le prend, le feuillette sans trop rien y comprendre

S : Quel billet ?

V : Soyez à l'aéroport à 7 heures demain matin. Voici une petite trousse, compliments de la maison. Merci !

Samuel fouille dans l'étui, et y trouve une grande quantité de petites fioles sphériques.

S: Que sont-elles ?

V : Des petites Schledevitz, pour la route...

S : Pour la route... V : Je dois aller voir Mendick...

V : Aucune vaccination requise !

S : Lui dire comment il est minable...

V : Rappelez-vous, à l'aéroport, demain matin à 7 heures...

Samuel fait la révérence au vieux monsieur, lui dit merci, ouvre la porte, où il se remet à pleuvoir et à tonner.

    V : Bon voyage !

Samuel est emmené dans un petit hydravion jusqu'à Fantasy Island, où son voeu sera réalisé. Une équipe très spéciale l'y attend, elle l'aidera à réaliser son rêve. L'hydravion se pose et l'équipage arrive sur le quai. Il constitue en M. Roarke, et ses trois assistants.

    R : Le petit rejet de l'océan devrait être incarcéré !

Samuel débarque de l'avion.

    R : On dirait qu'il a eu un voyage en avion très pénible...

Samuel marche tout croche et il a mal à la tête. On lui offre un verre, mais il refuse.

    R : En effet, il a bu des Schledevitz.
    G : À vos souhaits.

M. Roarke s'approche des invités, dont Samuel :

    R : Je suis votre hôte, M. Roarke. Bienvenue à Fantasy Island !
    R : I'm your host, Mr. Roarke. Welcome to Fantasy Island !

     


Samuel apparaît dans une pièce discutant avec monsieur Roarke Une statue représentant la justice américaine, une femme drapée et tenant une balance, sert de décoration.

S : ...même les pires criminels ont le droit à un bonne défense, je veux dire que c'est la base de notre système légal. Si on leur refuse ce droit, alors ce sera un petit pas dans la direction où on interdira à tous l'accès à cette même bonne défense.

R : Absolument ! Nous désirons tous que justice soit faite, encore faut-il posséder l'argent pour l'acheter.

M. Roarke met une bille sur la balance de la statuette. Samuel est décontenancé et essaie de trouver un bon argument à ce que M. Roarke dit.

S : Je suppose que je suis (...) fatigué de voir uniquement les pires criminels, et que je ne vois jamais les clients ordinaires.

R : N'avez-vous jamais eu un client qui était innocent ?

Il dépose une autre bille sur la balance, ce qui rend Samuel encore plus désespéré et semble avoir quelque chose à cacher.

S : Ils disent tous qu'ils sont innocents, vous savez. Oui, il y en a eu UN.

V : Et ?

S : Et... et regardez cet endroit, mon Dieu, je veux dire, quel genre de client non-coupable pourrait-on trouver ici, Roarke ? Quelqu'un qui a été enfermé pour avoir volé une noix de coco ?

V : Hmmm... À vrai dire, non !

Roarke dépose une autre bille dans le balancier de la statuette et elle tombe.


Samuel et M. Roarke se retrouvent comme par magie à un endroit qu'il fréquente très souvent, la cour. Il regarde autour de lui et demande à Roarke pourquoi il l'a amené là.

S : On est dans le Palais de Justice du Comté.

R : C'est exact, votre maison.

S : Oh...

R : Présentement, il n'y avait pas beaucoup de procès intéressants à Fantasy Island, car l'avocat de la défense Clark avait ce championnat de football lorsque nous avons essayé de le contacter.

S : Donc, en nous trouvant des clients ici...

V : Conseiller ! Justement l'homme que je cherchais...

Ils se trouvent dans un grand hall de forme hexagonale, tout en blanc, et il y a beaucoup de gens qui gravitent autour du petit groupe. Quelques personnes s'approchent de Samuel et de M. Roarke, engageant une conversation avec eux...


S : Samuel Kineely
F : Détective Rossy
R : Monsieur Roarke

    S : Détective Rossy, voici monsieur Roarke.

La femme interrompt Samuel.

    F : J'ai entendu parler de l'affaire Mendick.

    S : Eh bien, le jury n'a pas pensé que vous aviez raison. je suis désolé.
    F: Je veux dire qu'il est mort...

Samuel la regarde et a un air incrédule ! C'est impossible qu'il soit mort. Il se retourne vers M.. Roarke cherchant une réponse.

    S : Il est mort ?
    F : Tué la nuit dernière. La femme de ménage a trouvé son corps dans son salon.

Samuel se tient la tête, embarrassé :

    S : Oh mon Dieu, je suis désolé... S'il y a quoi que ce soit je peux faire, vous pouvez...
    F : Vous pouvez m'aider ! Vous n'avez qu'à mettre vos mains derrière votre dos.

Un homme en complet noir s'approche de Samuel, lui prend les poignets et lui attache une paire de menottes aux poignets. On est en train de lui lire ses droits !

    F : Sam Kineely, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Jack Mendick. Vous avez le droit à un avocat, mais bien sûr, vous le savez déjà.

Samuel sourit, il croit à une mauvaise plaisanterie, mais l'homme en complet noir le tire vers lui lorsqu'il veut se défaire de son emprise. Il se rend alors compte que l'heure n'est pas à la plaisanterie.

    S : Attendez, Attendez... Attendez une minute ! Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?

On amène Sam, et le conseiller M. Roarke reste immuable et indifférent aux appels de Samuel. Roarke déclare d'un ton détaché et froid : « Your innocent client.»
Votre client innocent.


On retrouve ensuite Sam dans une salle avec Mr. Roarke qui a été engagé en tant qu'avocat. Samuel a toujours les mains menottées, mais cette fois, il a les mains devant lui au lieu de derrière. Il est vêtu de l'uniforme typique du prisonnier : un vêtement orange, sans ornement... Un gardien se tient dans un coin de la salle, prêt à intervenir en tout temps en cas de conflit.
Mr. Roarke feuillette les pages d'un dossier, celui de Sam et des preuves incriminantes qui ont été trouvées pour le faire coffrer. Sam se redresse sur sa chaise et désire jeter un oeil sur le dossier.
Samuel se dresse pour saisir le dossier, puis Roarke intervient. Sam décide de s'asseoir à nouveau et il écoute sagement M. Roarke.
Samuel regarde d'un côté de l'autre à quelques reprises, pour s'assurer d'avoir une certaine intimité.
Samuel le regarde avec un air vraiment étonnant qui laisse sous-entendre qu'il n'en croit pas ses oreilles.

R : Oh ! Très pratique ! Croyez-vous vraiment que le jury croira à cela ?

S : Vous... Vous avez dit que Mendick a été tué quelques heures après que son procès soit terminé... soit le même soir ?

R: Vous avez bien quitté le pays.

Samuel, tout offusqué : Oui, vers Fantasy Island !

R : On n'a pas d'autre choix, je crois qu'ils ont été très chanceux que vous soyez revenu volontairement.

S : C'est ridicule !

R : Oui ! Mais apparemment, la police possède un dossier avec des circonstances très peu hasardeuses. Maintenant, Mendick a été tué quelques heures après que son procès se soit terminé et vous faisiez des déclarations assez stupides ! Oh, en passant, vous possédez un revolver de calibre .38 ?

S : Oui, il a été volé le mois dernier...

R : Oh ! Très pratique ! (M. Roarke le regarde d'un air dédaigneux.) Pensez-vous que le jury va vous croire ?

S : Samuel (dont le ton de voix est est un peu énervé et très sérieux) : Vous dites que Mendick a été tué quelques heures après que le procès se soit terminé... la même nuit ?

M. Roarke se lève de la chaise et la repousse contre la table. Il répond à Sam :

R : Oui, à environ une heure du matin, un voisin a entendu le bruit d'un pistolet.

S : Eh bien, cette nuit-là... Je ne me rappelle pas du tout où j'étais.

Monsieur Roarke le regarde avec sévérité, avec un voile de mystère sur le visage.

R : Vraiment ?
S : Vous ne croyez pas que j'ai...
R : Non, il n'y a pas une chance, M. Kineely ! Vous êtes innocent. Par contre, cela ne veut pas dire que vous ne serez pas trouvé coupable.

M. Roarke met le dossier sous son bras, se dirige vers la sortie et une sonnette retentit pour faire savoir au garde à l'extérieur de la salle que la rencontre est terminée. Sam reste assis, il reste assez sceptique sur ce que Roarke lui a dit. Un petit sourire cynique et triste fait son apparition sur la moue de Sam, mais disparaît aussitôt pour faire place à une profonde inquiétude vue par le serrement de sa mâchoire.


Samuel, Mr. Roarke et un homme, un enquêteur, font table ronde et discutent.

M : Regarde, Kineely, si quelqu'un méritait de mourir, c'était bien Mendick.

Il regarde Samuel, et ce dernier fait oui que oui de tout son corps et âme.

    S : Et bien, je ne l'ai pas tué !
    M : Hmmm... On dirait que tu as pris des cours d'un de tes clients !
    S : Je SUIS un de mes clients !

Samuel et M Roarke hochent de la tête en même temps. L'homme qui parle à Sam est un homme assez âgé, peut-être la mi-cinquantaine, avec des yeux bleus perçants. Il a une bouille assez sympathique, mais il a tout de même un air menaçant, ironique et arrogant dans sa voix. Il est très relax, mais trop copain-copain avec Sam, ce dernier se méfie. Sam et l'assistant-conseiller lui font face. Une table les sépare, où tous appuient leurs coudes. La salle dans laquelle ils se trouvent est assez petite, mais aucun garde de sécurité ne les accompagne cette fois-ci.

    M : Écoute, nous savons tes sentiments à l'égard de Mendick et nous comprenons que tu étais un peu hors de contrôle ce soir-là...
    S : Et bien, vous allez devoir le prouver.
    R : Vous étiez un peu réchauffé quand vous êtes arrivé sur l'île...

Samuel regarde M. Roarke avec des poignards dans les yeux, et sa figure crie : Ce n'est pas vrai !

    S : Mais vous allez devoir le prouver !
    M : Je PEUX le prouver !

Samuel regarde M. Roarke avec sévérité et Roarke veut fuir à tout prix, mais il ne peut pas...

    M : Je me sens un peu généreux parce que tu as en quelque sorte fait une corvée publique en éliminant cet homme.
    S : Pas de marchandage, Flint !
    M : Si tu acceptes de plaider pour le meutre involontaire, je vais recommander une peine pour toi, 8 ans.
    S : Vous gaspillez votre salive !
    M : Tu me laisses continuer en allant en cour et tu vas être enfermé pour meurtre, tu vas rester là pour au moins 25 ans, ça ira jusqu'à l'emprisonnement à vie.
    R : Ça a l'air d'être une bonne offre !
    S : Je suis innocent, Roarke. Pourquoi ça ? Vous le savez !

Samuel est tout indigné !

    M : Sam, on a déjà fait ce genre de truc auparavant, tu as un dossier très incriminant, comme le jeune Maxwell. Je vais essayer, et je serai, un peu objectif pour cette situation...
    S : Pas de marchandage ! Flint, on se reverra en cour, merci beaucoup !

L'homme, Flint, regarde tristement Samuel. Il recule sur sa chaise et soupire : «C'est ta tombe que tu creuses !»

Sam le regarde partir. SI Sam avait des couteaux à la place des yeux, il y aurait longtemps que ce Flint serait mort ! De son côté, M. Roarke n'a pas glissé un mot de toute la conversation, car il semble impressionné par son client, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !


À LA COUR...

J : La juge
T1 : Détective Rossy, appelée à témoigner.
AV : avocat de la couronne.
G : Greffière
B : Barman, M. Fisher

 

Une salle de tribunal s'ouvre à nous, avec une femme juge la siégeant. La salle est pleine à craquer, beaucoup de journalistes sont venus voir le procès de Samuel Kineely, l'avocat de la défense qui aurait tué son client, Jack Mendick. La salle est faiblement éclairée, mais la lumière naturelle et les luminaires donnent suffisamment de rayons pour éclairer toute la pièce. Le tribunal est typique, avec son mobilier et ses gradins de bois, le drapeau américain repose sur un pôle et les tribunes pour le juré se situe à droite, les jurée et les avocats sont présents, de même que la défense et l'accusé.
Une jeune femme est assise au banc des témoins. Elle est vêtue de rouge, elle a de longs cheveux foncés noués en toque basse, elle a le teint foncé. C'est elle qui témoigne, c'est la détective qui soumet les faits et les évidences de la scène du crime.

    T1 : ... avec Monsieur Mendick nous a dépêchés sur les lieux vers 9 h. Il était étendu sur le plancher de son salon. Des bouteilles de boisson vides se trouvaient sous son corps, il a dû tomber violemment dessus.
    AV : Avez-vous trouvé des empreintes digitales dans cette pièce ?
    T1 : Bien, il y avait celles de Mendick, et celles du défendant Sam Kineely. Les siennes étaient partout.

Samuel reste assis, implacable, ses doigts croisés les uns sur les autres. Il fixe un point invisible en avant de lui. Un silence accablant règne dans la salle jusqu'à ce que M. Roarke se lève d'un coup sec et lance :

R : Objection !

    AV : Basé sur quel motif ?
    R : La couronne apporte des faits très troublants et dommageables à la barre.
    AV : C'est l'idée !

L'avocat de la couronne le regarde comme on regarde un enfant de cinq ans qui a dit quelque chose d'évident à nos yeux, mais qu'il vient tout juste de découvrir. Samuel pose son regard sur M. Roarke, mais le détourne aussitôt. Il a tellement honte de son avocat ! COmprenant le point de l'autre avocat, M. Roarke s'excuse et glisse :

    R : Et bien, laissez tomber !

Il tousse, replace correctement son veston et se rassoit.

    R : Poursuivez !

Samuel veut intervenir et parler à M. Roarke, mais celui-ci lui murmure de laisser tomber, accompagné d'un geste des mains.

    AV : Détective, y avait-il quelque chose d'anormal lorsque vous avez parlé à la voisine de Mr. Mendick, après 1 heure ?
    T1 : Elle a déclaré qu'elle avait entendu un coup de feu à environ 1h.
    AV : Qu'a-t-elle déclaré d'autre ?
    T1 : Qu'il y avait un homme qui cognait à la porte de Monsieur Mendick vers 23 h. Il criait et jurait. Elle a dit qu'il était grand et avait des cheveux bruns.
    AV : Lui avez-vous montré les photographies des différents suspects possible ?
    T1 : Oui, dont une de M. Kineely. Elle l'a positivement identifié comme étant l'homme qu'elle a vu.
    AV : Merci.

L'avocat ramasse ses papiers et déclare au juge :

    AV : Plus de questions, votre Honneur.
    R : Je vais continuer.
    S : Non ! Non, j'y vais.

Sam se lève et se dirige vers la barre, où la détective est assise.

    S : Détective Rossy...
R : Objection !

Samuel se retourne vers M. Roarke, mais il ne comprend pas ce qui arrive.

    J : M. Roarke, s'il vous plaît !

    R : Objection retirée.

Il regarde la juge et déclare : «Withdrawn.»

    S : Détective Rossy, combien d'ennemis Jack Mendick avait-il ?
    T1 : Plusieurs.
    S : Mais vous m'avez choisi comme suspect pour son meurtre.
    T1 : Vous correspondez au profil.
    S : Vous ne m'aimez pas, n'est-ce pas ?
    T1 : Ce que je n'aime pas est la façon dont vous remettez les tueurs dans les rues.
    S : Ignorez ceci, votre Honneur.
    J : Le jury ne tiendra pas compte de cette remarque. Détective, vous pouvez faire mieux !
    S : Hum... Détective Rossy, mes empreintes digitales, celles que vous avez trouvé dans la maison de M. Mendick, y a-t-il un moyen de les dater ?
    T1: Non.
    S : Non. Donc, il est entièrement possible que j'ai laissé ces empreintes quand je consultais M. Mendick lors de son propre procès, et ce il y a des mois ?
    T1 : Oui.

Sam s'approche plus, l'air décidé, il pointe tranquillement la détective pour arriver à un but précis que lui seul sait.

    S : Et cette voisine qui m'a vu frapper à la porte de M. Mendick, m'a-t-elle vraiment vu entrer dans la maison ?
    T1 : Non.
    S : N'est-il pas entièrement possible, détective, que je sois allé chez M. Mendick, que j'aie cogné à sa porte et que je sois reparti, sans jamais entrer à l'intérieur de la maison ?
    T1 : Je crois que c'est possible.
    S : Je m'excuse, est-ce un oui ?
    T1 : Oui.
    S : Oui, merci. Plus de questions, Votre Honneur.
    AV : Votre Honneur, les gens appellent leur dernier témoin.

Sam et M. Roarke sont tous deux très surpris.

    S : Ils n'ont pas dit qu'ils avaient un autre témoin.
    R : Vraiment ? Personne ne me dit rien.

Samuel se retourne un peu, il est exaspéré de toutes ces surprises. La foule se met à murmurer, tandis que la porte s'ouvre sur le dernier témoin. L'homme porte des pantalons noirs et a de grands pieds. La greffière s'approche de lui et lui demande de faire le serment de dire la vérité.

G : Jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité et seulement la vérité, Dieu vous vienne en aide ?

B : Pourquoi pas ?

AV : M. ... Fisher, étiez-vous avec le défendant, M. Kineely, le soir du meurtre ?

B : Oui, il est venu à mon agence de voyage. Il était très saoul et très inquiet.

AV : À propos de quoi était-il inquiet ?

B : À propos de ce M. Mendick. Il m'a dit que l'homme avait tué deux personnes et qu'il était minable.


Sam est embarrassé, il se mord les joue et regrette amèrement d'avoir dit ces paroles-là. M. Roarke le regarde d'un air accusateur.

AV : Il a dit de son propre client qu'il était «minable» ?

B : Oui, il m'a même confié qu'il allait voir M. Mendick et lui dire ce qu'il pensait vraiment de lui.
AV : Vous a-t-il dit quelque chose à propos du procès de M. Mendick ?
B : Oh, il croyait que la cause était une vulgaire erreur judiciaire. Il semblait de plus croire que les choses devaient être réglées de la bonne façon.
S : Objection, le témoin ne peut pas savoir ce que je pensais.
R : Oui, il le peut.

La juge regarde durement Sam, et M. Roarke ne rend pas la tâche d'innocenter Sam très facile.

AV : M. Fisher...

    B : Oui ?
    AV : Puis-je vous montrer des photos de la scène du crime ?

M. Fisher prend le paquet de photographies que l'avocat de la défense lui tend. Il les étudie attentivement.

    B : Oh mon Dieu !

Samuel est furieux, ça ne regarde pas bien pour lui !

    AV : Ce sont des photos de bouteilles cassées.
    B : Oui, ce sont des bouteilles de Schledevitz.
    AV : Comment le savez-vous ?
    B : Elles sont de ma réserve personnelle. Des prunes carpathiennes, mmm ! J'en ai glissé quelques-unes dans la trousse de voyage de M. Kineely lorsqu'il est venu me voir. Il a semblé aimer mes bouteilles de Schledevitz.

L'homme à la barre est content que Sam ait apprécié ses petites bouteilles d'alcool, mais Sam regrette de les avoir bues, car des pareilles servent de pièces à conviction.

    AV : Donc, vous avez donné ces bouteilles à M. Kineely et elles se sont ensuite retrouvées dans la maison et sous le corps de M. Mendick.
    B : Oh mon Dieu !

Le barman se lève et lève les yeux vers le ciel.

    B : Oh mon Dieu ! M. Kineely, si j'avais su, je vous aurais empêché...

Son regard se pose sur Sam, qui est lui-même atterré. Il se recule sur sa chaise et se pose de sérieuses questions.


DE RETOUR EN PRISON...


De retour en prison, M. Roarke vient visiter Sam qui est dans une cour intérieure de la prison. Un garde se tient à l'entrée et laisse entrer M. Roarke. La porte se referme brusquement avec un bruit sec et métallique. Ce dernier vient s'asseoir par terre, à la gauche de Samuel, qui est adossé à un mur de béton, les bras croisés sur la poitrine, l'air songeur et déprimé.

    R : Et bien, ça n'a pas très bien été.
    S : Ce n'est pas encore terminé.
    R : Ne t'en fais pas Sam, je vais le coincer, ce scélérat.
    S : Roarke, NOUS sommes la défense, ok ? JE suis le scélérat.
    R : Oui, bien, oui... Je me suis un peu trop emballé. Ah, j'aimerais tellement représenter un plaignant.

Samuel grogne un peu sur cette déclaration...

    R : Nous ne sommes pas aussi bons que les les autres avocats, mais... Oh, je conduis votre Porche, j'espère que ça ne vous dérange pas.

Samuel hoche de la tête et sourit un peu.

    S : Oh, ça doit être tellement satisfaisant d'envoyer des gens en tôle !
    R : Je vais devoir vous demander de témoigner.
    S : Non, je ne crois pas que ce soit une très bonne idée.
    R : Sam, faites-moi confiance !

Monsieur Roarke regarde Sam avec un regard franc. Il semble vouloir lui dire que tout va s'arranger.


DE RETOUR AU TRIBUNAL...

    R : Donc, pendant le procès de M. Mendick, vous avez développé une relation avec lui ?
    S : Oui, bien sûr.
    R : Vous êtes devenus des amis ?
    S : Je ne dirais pas ça.
    R : Que diriez-vous ?
    S : Nous avions une relation professionnelle. M. Mendick a tout de même été accusé d'avoir tué deux personnes.
    R : L'a-t-il fait ?

Samuel est un peu étonné de la question.

    S : : Et bien, je ne le sais pas.
    R : Ce n'est pas ce que vous avez dit à M. Fisher...
    S : Euh... oui, je crois qu'il l'a probablement fait.
    R : Donc, M. Mendick était un criminel.
    S : Oui, je crois bien.
    R : Et, présumément, il s'associait avec d'autres criminels.
    S : Oui.
    R : Quiconque qui aurait pu avoir une raison criminelle de le tuer.
    S : Oui, tout à fait.
    R : Ça vous agaçait, n'est-ce pas ? Une personne ayant commis un double meurtre, remis à liberté, grâce à vous.
Samuel, tout bas : Roarke...
Roarke revient à la charge, presque en criant : N'est-ce pas ?

Samuel se retourne vers la juge, visiblement inconfortable...

    S : Votre Honneur, j'aimerais discuter avec mon associé pour un moment.
    J : Avez-vous besoin d'une pause ?

Samuel ne comprend rien au stratagème employé par Roarke. Samuel décide alors de suivre M. Roarke...

    R : Est-ce que ça vous agaçait M. Kineely ?
    S : Je faisais mon travail.
    R : Je vois, vous ne faisiez que votre travail...

M. Roarke se dirige à nouveau, vers la table, l'air pensif...

    R : Qui est Harvey Maxwell ?
    S : En quoi cela est-il important ?
    R : Répondez simplement à la question.
    S : Hmmm... Harvey Maxwell était un de mes clients. Il a été accusé de meurtre.
    R : Mais il a toujours clamé son innocence, n'est-ce pas ?
    S : Euh, il était innocent. Euh, on ne l'a su qu'après.
    R : Qu'après quoi ?
    S : M. Maxwell était... M. Maxwell avait un un lourd dossier contre lui. Il a plaidé coupable pour meurtre et il a été conduit en prison, où il a été tué dans une rixe.
    R : Tué au cours d'une rixe... Lui avez-vous suggéré de plaider coupable ?
    S : Votre Honneur, je m'objecte à toute cette lignée de questions.
    J: Ce sont vos questions, vous ne pouvez pas vous y objecter.
    S : Merci, Votre Honneur.
    R : Mais avant, répondez, avez-vous suggéré à M. Maxwell de plaider coupable ?
    S : Oui, mais je ne savais pas qu'il allait se trouver au coeur d'une bagarre !
    R : Et bien, à quoi vous attendiez-vous en prison ? Pour eux de prendre le thé ?
    S : Il allait être relâché, j'avais trouvé des nouvelles preuves qui l'innocentaient.
    R : Mais pourquoi n'avez-vous pas trouvé ces preuves AVANT qu'il soit envoyé en prison ?
    S : Parce que je ne l'avais pas cru.

M. Roarke s'approche et fixe le micro, pour que tous entendent ce que Samuel a dit.

    R : Plus fort !
    S : Je ne croyais pas qu'il était innocent, alors je n'ai pas assez cherché. Qu'est-ce que vous essayez de prouver ?
    R : Ce que j'essaie de prouver, c'est que vous être un professionnel sans passion. Il n'y a rien dans votre travail qui vous toucherait assez pour tuer un homme. Excepté Harvey Maxwell, bien sûr, mais c'était un accident. Quelque chose va mal, vous l'oubliez et vous continuez votre vie...
    S : Je n'ai pas oublié Harvey Maxwell !
    R : Pourquoi pas ? Vos n'étiez pas certain d'être en mesure de gagner son procès à l'époque où vous vouliez établir une réputation de gagnant. Donc, vous avez mis de la pression pour qu'il plaide coupable. Vous l'avez envoyé à l'échafaud. Il était un jeune homme de 19 ans qui voulait être quelqu'un. Il avait ses rêves et ses ambitions. Si vous aviez cherché un peu plus fort...
    S : Il serait encore en vie.
    R : Oui.
    S : Mendick, j'ai fait acquitté Mendick, il méritait la mort...

Samuel est chaviré par l'émotion et Roarke a obtenu ce qu'il voulait : le fond de la pensée de Samuel par le chantage émotionnel.


R :  Mendick méritait d'être tué ?

S :   Oui.  Non, NON !  Qu'est-ce... qu'est-ce que vous faites ?


M. Roarke retient Samuel par les épaules au moment où il comprend l'astuce de M. Roarke. Il se rend compte de la gaffe qu'il vient de faire, puis Roarke retourne à la table, avec un Sam confus et atterré.

    R : Votre Honneur, j'ai terminé !

     


LE VERDICT

    J : Membres du jury, avez-vous rendu votre verdict ?
    Ju : Oui, Votre Honneur.
    J : Le défendant se lève. Pour le compte de meurtre, qu'avez-vous choisi ?
    Ju : Nous avons trouvé le défendant, Sam Kineely, coupable.

Sam essaie de paraître impasse, mais y arrive à peine. Seul sa gorge bouge, il avale la réponse que l'on vient de lui donner.


EN CELLULE

Samuel est de retour dans sa cellule. Il est assis sur le rebord de la fenêtre, il a l'air abattu. M. Roarke vient lui rendre visite.

    R : Écoutez ! Prenez une grande respiration. Allez !
Samuel, de ses yeux : (Foutez le camp, je ne veux pas vous voir !)
    R : Comment vous sentez-vous ?
    S : Je me sens bien.
    R : J'ai terminé de ce cas.
    S : Je devrai me sentir vraiment mal...
    R : Vous êtes venu dans l'espoir de trouver un client innocent, mais ce n'est pas exactement ça que vous cherchiez, n'est-ce pas ? Ce que vous vouliez, c'était de vous sentir vous-même innocent.

Sam baisse les yeux et comprend...

    S : Je suis responsable de la mort de ce garçon !
    R : Et vous n'avez jamais été puni pour cela. Excepté par vous-même, bien sûr. Maintenant, quelqu'un d'autre va se charger de vous punir pour que vous n'ayez plus à le faire.

M. Roarke regarde en direction de la porte de la cellule et il ressort.


Samuel et M. Raorke sont recontactés en cour...

    J : Avez-vous quelque chose à déclarer avant que le verdict ne soit rendu ?
    S : Non, Votre Honneur.
    J : Le crime que vous avez commis est extrêmement sérieux. La sentence infligée pour ce type de délit est claire. Pour cela...

On entend des bruits dans le fond de la cour... Quelqu'un entre... Tous regardent en direction de la porte qui s'ouvre, sur M. Fisher. La juge est très intriguée et elle se demande ce qui arrive...

    B : Votre Honneur, attendez... attendez ! Iil y a une une terrible erreur ! J'ai trouvé des nouvelles preuves...
    AV : Votre Honneur, ce n'est ni le temps ni l'endroit...
    R : Au contraire, Votre Honneur, c'est précisément le temps et l'endroit .
    S : Qu'est-ce que c'est ?
    B : Cette vidéocassette vient de la FWA, VIP de l'aéroport.
    B : La compagnie aérienne de Fantasy Island. Prise par la caméra de la sécurité la nuit du meurtre, M. Kineely, qui s'est envolé le lendemain matin.
    R : Tout juste six heures après le meurtre.
    B : Il a été à l'aéroport toute la nuit, l'enregistrement le prouve. Il a été là-bas dès minuit, dormant sur le sofa !
    S : Vraiment, j'y étais ?
    AV : Comment savez-vous que l'enregistrement est authentique ?
    B : J'ai avec moi, Votre Honneur, les analyses techniques...
    J : Je prononcerai le verdict dans 48 heures. Si l'enregistrement montre bien ce que cet homme dit qu'il montre, le verdict de culpabilité sera annulé.
    R : Attendre est si assommant...

Sam, en complet veston noir, est avec M. Roarke dans un autre établissement pénitentiaire...

    S : Où suis-je maintenant ?
    R : Je parie que nous sommes à la même prison.
    S : La vidéocassette n'était pas concluante ?
    R : Non, la juge vous a acquitté.
    S : Alors, pourquoi suis-je de retour ici ?
    R : Et bien, vous voyez l'homme là-bas, c'est M. Burlingham. Il a été étiqueté coupable d'un meurtre crapuleux et on l'a condamné à mourir.
    S : Oui, j'ai lu à propos de lui. Je m'en rappelle.
    R : Il est innocent.
    S : Non, ce n'est pas ce qui est écrit dans les journaux... Ils disent que...
    R : Il est innocent ! Vous allez vous occuper de son cas. Ça prendra peut-être des années, mais j'ai bien peur qu'il ne puisse pas vous payer en retour.
    S : Bien !

M. Roarke donne une tape amicale dans le dos de Samuel. M. Roarke sourit, Samuel le regarde de nouveau et entre dans la cellule de son nouveau client.

Mise à jour le Dimanche, 20 Février 2011 21:45